Les dernières Zactus !

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Vietnam, mars 2021

Nouveau projet au Vietnam : Restauration de plantations de durian !


Fin 2020, Zebunet s’est lancé avec son nouveau partenaire, la coopérative de Long Trung, dans un projet de microcrédit pour une activité d’un genre un peu particulier : la restauration de plantation de Durian.


Le Durian, Kezako ?

Nous laissons notre présidente Hanh, vous le présenter.

Le durian, c’est un fruit bizarre qui n’existe qu’en Asie du Sud Est (Vietnam du sud, Cambodge, Thaïlande).  Dans le guide Lonely Planet, il est décrit comme suit : it looks like shit, it smells like shit and it tastes like shit (cela ressemble à de la m…, cela sent comme de la m.., et cela a un goût de m…). CE N’EST PAS VRAI ! Ou plutôt nuançons…

C’est un fruit qui ne vous laisse pas indifférent, le durian, tu l’aimes ou tu le quittes.

Les Vietnamiens en raffolent, les étrangers le détestent (sauf peut être Yann Arthus Bertrand qui l’adore et quelques autres français bien initiés !).


Il est surtout connu pour son odeur très forte : il est interdit de transport en cabine dans les avions, et des pilotes dignes de confiance m’assurent que le transport du durian en cargo déclenche les alarmes incendie tellement les gaz dégagés sont forts.

Moi, je n’en raffole pas, mais mes frères et sœurs se damneraient pour en manger. Sur le marché vietnamien, il coûte assez cher.

On peut ainsi le manger nature mais on peut aussi en faire de la crème pâtissière (comme on fait de la crème au thé vert, à la fleur d’oranger), on en fait de la glace au durian, ou encore des bonbons coco (de Bên Tre) au goût durian.

J’adore ces dérivés du durian, et les étrangers aussi trouvent cela assez bons.

Le durian est cultivé dans un district de la province Tiên Giang (bras antérieur – sous entendu du Mékong) qui est la province d’origine de ma famille.  Il est donc présent dans le delta du Mékong. Le Mékong prend sa source en Chine, traverse la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge pour finir dans ma province et celle d’à côté - Hâu Giang, ou bras postérieur. Suite aux barrages faits par la Chine en amont du fleuve, le niveau du fleuve baisse dramatiquement et il y a une remontée d’eau salée dans les plantations. Ce phénomène, associé à une sécheresse exceptionnelle, a eu raison des plantations de durian. Nous avons ainsi reçu une demande d’une coopérative de planteurs qui souhaitent reconstituer leur plantation, grâce à un prêt sur 3 ans !

Vive le PED ( Plan Epargne Durian) et soyez chic ! Dire « Je finance une plantation de durian », c’est plus que trendy ;)

 

Les PED seront bientôt disponibles dans vos espaces adhérents. En attendant,ant, voici le retour de notre partenaire sur ces premiers mois de restauration.


« L’année 2020, avec la baisse importante du niveau du Mékong et une forte baisse des nappes phréatiques, a aggravé la sécheresse et la salinisation du delta du Mekong, en particulier dans la commune Long Trung. Les eaux salées sont rentrées profondément dans les rizières et ont provoqué beaucoup de dégât du fait du manque d’eau douce pour arroser les plantes. La commune vit essentiellement de son agriculture, en particulier les arbres Durian dont 40% à 50% sont morts.

Plantations avant

Après 3 mois de mise en œuvre du projet les premiers résultats du plan de sauvegarde des plantations d’arbres de Durian sont observés. » 

Soin des plantations

 Ainsi, les canaux creusés pour garder l’eau douce se remplissent et les soins apportés aux arbres portent leurs fruits, littéralement. Dans quelques mois les fruits pourront être récoltés et les arbres ainsi rétablis continueront à produire encore longtemps !



 Soin des arbres

 

Vietnam, mars 2021

Le tour de nos projets vietnamiens !

Dans le reste de nos projets au Vietnam, les activités suivent leurs cours, avec des animaux et des activités qui continuent à générer des petits et des revenus, des remboursements qui sont récoltés, le retard engendré par la pandémie de covid19 se rétablissant peu à peu.

 

Chez notre partenaire le centre social Ha Tinh, les résultats des premiers 6 mois du projet sont plus que positifs ! Sur les 22 ménages, 9 ont bénéficié d’un prêt pour l’achat d’une vache et 13 pour l’élevage de porcs. Pour ce dernier cas, après 6 mois, les animaux, sont en bonne santé, grâce la sélection de bonnes races, avec une vaccination adéquate et des soins attentifs. Ainsi ils ont pu être vendu aux meilleurs prix. Chaque famille a pu faire un bénéfice de 3 à 5 millions de VND (100 à 180€). Grâce à ces bénéfices, les familles vont pouvoir réinvestir dans de nouveaux animaux et refaire des cycles d’engraissement. Pour ce qui est des vaches, après 6 mois, elles restent en bonne santé. Celles rentrant dans les cycles de reproduction ont été accouplées et devraient donner des petits dans quelques mois.  Le Centre social continue son suivi des activités de supervision des élevages et de récupération des capitaux afin d’assurer le remboursement aux échéances établies.

 

Une bénéficiaire du projet Ha Tinh Cochon

Chez notre partenaire MACDI, les projets Moc Chau Vaches et Cochons suivent leur cours sans soucis particulier à signaler.

 

Du côté du partenaire AEPD, le projets Gia Ninh se clôturera à l’été, suite au délai accordé par Zebunet du fait de la pandémie et des inondations qui ont touché la zone et réduisant les capacités de remboursements des bénéficiaires. Le projet Tanh Hoa mené avec l’Union des Jeunes Vietnamiens de France a bien débuté avec tous les prêts qui ont été distribués.

Distribution d'un prêt à une bénéficiaire

Une formation sur les pratiques d’élevage, s’est déroulée avec un intervenant ayant 10 ans d’expérience, qui a adapté son intervention au public des bénéficiaires. Ces derniers participèrent également à une formation sur la gestion de prêt avec des conseils d’utilisation des prêts et d’épargne afin de se préparer aux remboursements.

Formation sur les bonnes pratiques d'élevage

A la fin de la formation chaque bénéficiaire a pu générer une version simplifiée de leur business plan d’exploitation selon l’élevage qu’il ou elle souhaite mener. Les prêts sont maintenant distribués et les bénéficiaires ont pu démarrer leurs activités. Notre partenaire continue son suivi malgré les difficultés d'accès à cette zone reculée (à 200 km du siège de l'AEPD).

 

Une bénéficiaire du projet Tanh Hoa et ses cochons

Ainsi, au Vietnam , tout roule comme sur des roulettes, grâce à l'implication de nos partenaires et la motivations des bénéficiaires. Nous les remercions toutes et tous pour leurs efforts et engagements et leur souhaitons bonne réussite dans la suite de leurs activités !


 

 

 

Paris, février 2021

Voeux de Hanh, la présidente


 

Chèr.e.s ami.e.s zébuphiles,

Une année est passée, une année que l'on voudrait effacer de notre mémoire collective. Une crise inédite a frappé le monde entier de plein fouet, touchant tous les pays sans distinction.

Le choc est violent, tant d'un point de vue sanitaire qu’économique.

 

Les pays dans lesquels Zebunet opère sont - semble-t-il - moins touchés que les autres, sur ce point sanitaire. A quoi cela pourrai être dû ? Un peuple plus jeune? Une concentration moins dense, grâce aux nombreuses zones rurales ? Des prises d’informations et des remontées pas toujours complètes ? De bons réflexes, une anticipation et une maitrise acquises lors de la crise Ebola ? 

 

Quoi qu’il en soit, si le choc économique est fort chez nous, il l'est d'autant plus dans ces pays où il n'y a aucun filet de sauvetage, que ce soit économique ou social. Les paysans essaient de vendre leur production autant que possible et honorent leurs dettes. Nous sommes toujours à leur écoute  et avons initié une campagne de sondage sur les besoins en projets d'appui complémentaires, ceci dans l'espoir d'être au plus près de leurs préoccupations.

 

Pendant cette période difficile, vous n'avez jamais failli d'être à nos côtés et pour cette belle attitude, nous vous remercions sincèrement. 

 

Une autre page se tourne aussi: après plusieurs années de travail efficace dans les bureaux de Zebunet, Léa, notre coordinatrice, s’est installée en région. Une autre bergère au grand cœur, comme tous ceux qui travaillent pour cette belle cause, Cybèle, nous a rejoints avec enthousiasme. Le conseil d'administration, bien étoffé, continue à œuvrer dans la bonne humeur.

 

Une belle année 2021 et une année du Buffle (qui commencera le 12 Janvier) à vous et à vos proches.

 

Ngoc-Hanh HA, présidente de Zebunet 

 


 

 

Burkina, février 2021

Au Burkina Faso, un nouveau partenaire et des formations pour les bénéficiaires !

Nous sommes heureux de vous présenter notre nouveau partenaire au Burkina Faso : Sini Labé.

L’association Sini Labé « Sécuriser le futur » a été créée en 2007 à Ouagadougou. Son objectif est de contribuer à promouvoir et à protéger les enfants, les adolescents, les jeunes et les femmes en situation difficile en leur accordant l’attention requise en vue d’assurer leur épanouissement. Elle agit principalement dans les secteurs de la formation, de l’éducation et de la santé.

 


Nous avons lancé avec Sini Labé un projet de micro-crédits pour l’élevage de volailles dans le village de Gueswendé pour une durée de deux ans. Ce projet vise à appuyer 20 femmes dans la mise en place d’un élevage de poules avec des poulaillers améliorés. Pourquoi amélioré ? Car dans les villages, toutes les familles possèdent quelques poules dans leurs cours. Les animaux sont utilisés pour les repas de fêtes, ou sont vendus pour des petites dépenses non prévues. Ce sont des petites portes feuilles en quelques sortes. Mais, dans ce contexte, les poules grappillent les restes alimentaires ou les aliments trouvés aux alentours, ce qui ralentit leur croissance et des pertes importantes de poules et des poussins existent du fait du manque d’accès aux soins vétérinaires et à la présence de prédateurs. Pour contrer cela, les bénéficiaires sont incitées à mettre en place des poulaillers améliorés, c’est-à-dire clôturés, avec des équipements adaptés et avoir des soins vétérinaires assurés. Chaque éleveuse bénéficie d’un prêt Zebunet d’un montant de 199 500 FCFA (305€) avec un taux d’intérêt de 7% annuel. Ce prêt couvre les matériaux de construction des bâtiments, le groupe de reproducteurs (10 poules et 1 coq), l’équipement du poulailler (mangeoire et abreuvoir), les aliments de démarrage ainsi qu’un forfait de visites vétérinaires.

 

Zebunet octroie également une subvention couvrant notamment les formations des bénéficiaires sur l’activité avicole et la fabrication d’aliments pour volailles. Celle-ci s’est tenue dans le village des bénéficiaires du 6 au 9 janvier 2021 et fut assurée par M. Boukary NANA (ingénieur en développement rural). Les participantes reçurent des mots d’encouragement puis de félicitations  lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, de la part du président M. Yves Zakaria TRAORE, du conseiller villageois M. Logmgnosgo ILBOUDO et Mme Sanata KONE la trésorière de l’association.

Les deux premières journées furent consacrées à la théorie concernant le logement des poules, le choix des reproducteurs, l’alimentation et l’hygiène des volailles. La présentation du formateur fut appuyée par des échanges, des images et photos. Le reste de la formation fut consacré aux travaux pratiques de fabrication des aliments à partir des produits locaux et la technique de collecte des termites. Les participantes ont été mises à contribution et elles ont répondu présentes ! En effet, chacune a apporté des éléments, que ce soit la poudre de charbon, le son de maïs, le tourteau d’arachide ou encore le plat et la balance. Toutes ont apporté leur pierre à l’édifice !

Le second travail pratique consacré à l’élevage des termites s’est déroulé en deux temps avec une première phase d’explication et une discussion le lendemain concernant les essais de chacune. En mélangeant dans un pot de la paille séchée, de la bouse de vache séchée et de l’eau à proximité de galeries de termites, cela leur permet d’attirer des termites pour leurs poules.

 

Les participantes se sont dites très satisfaites de la formation car ayant appris beaucoup, et elles sont pleinement enthousiastes à lancer leurs activités. L’association a déjà établi les partenariats nécessaires au projet, et nous sommes dans du circuit court ! En effet, c’est auprès de revendeurs présents dans la zone que l’association va acheter les équipements et les animaux. Les éleveuses sont actuellement en train de construire leurs poulaillers améliorés. Une fois que toutes auront terminé, Sini Labé organisera une cérémonie de remise des kits à chacune.

 

Cette activité avicole permettra la vente de 80 volailles tous les 3 mois, pour une rentabilité estimée en fin de projet pouvant aller d’environ 630 000 FCFA (960€) à 850 000 FCFA (1 300€).

 

Jusqu’à présent les échanges sont très productifs et nous sommes très contents de la réactivité et de la collaboration que nous créons avec le président Zakaria, qui nous tient au courant des différentes activités menées sur le terrain, et nous l’en remercions.

 

Suivez nous sur Facebook, et vous serez aux premières loges de la cérémonie de distribution des kits aux bénéficiaires.

 

En attendant, nous félicitons les productrices de Gueswendé pour leur implication jusqu’à présent et leur souhaitons bonne chance pour la suite.

Les PEA seront disponibles prochainement dans vos espaces adhérents.

 

Nous vous laissons avec quelques images de la formation !

 


 

Burkina Faso, février 2021

Les éleveuses de l'URGFB formées à la gestion de leurs activités économiques !

Nous vous avions présenté en fin d’année dernière notre nouveau partenaire au Burkina Faso l’Union Régionale des Groupements Féminins de Base Boulé (l'URGFB). Les 20 bénéficiaires du projet ont participé à la formation d’élevage de la volaille locale du 17 au 19 décembre 2020 dans le village de Miaran.

 

La formation théorique concernant l’importance des bonnes pratiques d’élevage s’est appuyé sur un support vidéo, suivi d’échanges avec l’animateur dont l’objectif était de transmettre les techniques afin de produire des volailles en grande quantité et de qualité. Elles eurent également des conseils pour commercialiser les animaux aux meilleurs prix. Les thématiques abordées furent l’entretien des poulaillers, la conduite des reproducteurs et des poussins et la fabrication d’aliments de formations.

 

Une seconde formation sur la thématique de la gestion des activités génératrices des revenus fut animée par le coordinateur de l’association M. Dominique BICABA.

 

Maintenant que les productrices sont formées, elles recevront prochainement leurs microcrédits.

Nous leur souhaitons de réussir dans cette nouvelle activité d’élevage.
Ces Plans Epargne Poules seront disponibles prochainement dans vos espaces adhérents.

 


 

Togo, février 2021

Au Togo, de nouveaux plans disponibles et un nouveau projet avec notre partenaire IADES !

Au Togo, notre partenaire IADES est une institution de micro-crédits. Ainsi grâce au partenariat avec Zebunet, l’institution arrive à toucher des bénéficiaires supplémentaires. Suite à notre bilan effectué avec IADES concernant les projets Région Maritime et Zebede débutés respectivement en 2018 et 2019, nous en avons conclus que le fonctionnement de l’octroie des micro-crédits pouvaient être adapté. En effet, contrairement à d’autres partenaires où une demande collective émane d’un groupement partenaire, IADES répond à des demandes, le plus souvent individuelles, de prêts de faibles montants sur de courtes durées.

 

Ainsi, nous avons établis avec IADES une ligne de crédit d’un montant de 20 000€ leur permettant de répondre aux demandes au fil de l’eau. Les projets qui pourront être lancés sont des activités génératrices de revenus, ce qui permet notamment aux femmes d’avoir une activité leur permettant de contribuer financièrement au sein de leur ménage.

 

Les plans de notre précédent projet Ave/Zebede 2020 sont disponibles en ligne !

Vous avez le choix entre des ananas, des aubergines, des céréales mais aussi de l’artisanat et de la streetfood !

Seront disponibles prochainement des cacahuètes, des ignames et des petits commerces, et bien plus encore !


 

 

Vietnam, février 2021

Au Vietnam, lancement du projet d'appui aux victimes de l'agent orange


Vous avez surement eu vent de l’ouverture du procès historique entre Mme Tran To Nga et 14 firmes multinationales. En cause, la fabrication de l’herbicide « agent orange » qui fut utilisé comme arme de guerre par les Américains durant la Guerre du Vietnam. Des millions de litres de cette arme chimique, considérée comme la plus toxique du monde, furent déversés sur les forêts vietnamiennes entre 1961 et 1971. Ce serait près de 4 millions de personnes, au Vietnam, au Laos et au Cambodge qui auraient été exposés à l’agent et ses effets causant malformations des fœtus et cancers. Vous pouvez en savoir plus avec cet article de France24 et celui là du Point.

 

Notre partenaire Associations for Empowerment of Person with Disabilities (AEPD, association pour l’autonomisation des personnes en situation de handicap) travaille avec ces populations afin qu’ils et elles puissent lancer des activités génératrices de revenus. Nous menons avec eux et l’Union des Jeunes Vietnamiens de France (UJVF) un projet d’appui, dans le cadre d’un financement du FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationales Issues des Migrations). Ainsi 28 familles sont soutenues via des micro-crédits dans le lancement d’activités d’élevage (cochons, buffles, poules) ou de petits commerces.

 

Le projet avait connu quelques retards du fait de la pandémie mais également des inondations qui ont touchées le centre du pays en fin d’année dernière. Le projet est désormais lancé, et les prêts distribués. Nous souhaitons aux bénéficiaires une bonne réussite dans leurs activités. Les plans seront disponibles prochainement dans vos espaces adhérents.


 

 

 

Paris, février 2021

Aller plus loin : La pandémie et son impact dans les pays en voie de développement

Pour aller plus loin, nous vous proposons deux articles concernant les impacts de la pandémie dans les pays en voie de développement.

Le premier démontre de l'impossibilité de confiner en Afrique, la population, du fait de sa situation précaire, se retrouvant alors face au risque de mourir de faim.

Le second, montre des pistes en oeuvre sur le continent afin de justement lutter contre ces problèmes d'insécurité alimentaire.

Bonne lecture !

 

Paris, février 2021

Aller plus loin : l'amour vache ou entre vaches ?

Une petite pointe de légèreté pour finir.

Les vaches aussi ont des meilleures amies. Une étude britannique a démontré que certaines vaches appréciaient passer du temps particulièrement avec certaines congénères et que cela les apaisaient.

L'article ici.

 


 

Paris, janvier 2021

Bonne année 2021 !


 


Toute l'équipe Zebunet vous remercie pour le soutien apporté en cette année si particulière.

Nous vous souhaitons une excellente année 2021, pleine de solidarité et de bienveillance. 

Toutes nos zamitiés !

L'équipe Zebunet


 

 

Madagascar, janvier 2021

Quelques nouvelles de la Grande Ile !

A Madagascar, les projets de notre partenaire Fanaingam Pivoarana se déroulent bien.
Les chiffres que nous présentent Andry sont plus que positifs, les 30 zébus mâles du projet FPB1 se portent bien, de même que les 108 et 100 zébus femelles des projets FPV4 et FPV5. On ne compte « que » 7 morts pour FPV4 (94% taux de survie) et 2 pour FPV5 lancé cet été.

 

Les animaux sont donc en forme et maintenant que les restrictions de mouvement sont levées, Andry peut se rendre au marché et récupérer les remboursements initalement prévus cet été. Les remboursements continuent donc mais la hausse du coût de la vie impacte les montants remboursés.

En effet depuis quelques mois, les prix des produits de première nécessité sont à la hausse, des denrées comme le riz, l’huile ou le sucre ont vu leur prix augmenter jusqu’à 20%. Le prix du riz qui en Mars 2020 avait été fixé par le gouvernement à 1 800 Ar/kg (37 cts €) est monté jusqu’à 2 500 Ar/kg (52 cts €).

Les hypothèses sur les origines pointent du doigt les spéculations faites par les grossistes et revendeurs. Face à cette situation, les ménages malgaches se retrouvent contraints à réduire leurs achats, et parfois à se priver d’autres biens nécessaires tel que le savon.

Le gouvernement malgache a fixé en décembre 2020 le prix du riz importé à 1 925 Ar/kg espérant ainsi réduire le prix du riz local, comme indiqué dans cet article.

Du côté notre relai local Manda et de l’association Fiavotra, les éleveurs se préparent aux remboursements du mois prochains. Les élevages mis en place ce sont insérés dans les activités des ménages et celles-ci se nourissent mutuellement. Les gains financiers de l'élevage permettent de continuer les activités complémentaires du foyer, qui en retour permettent de rembourser le prêt Zebunet. Ainsi, les éleveurs épargnent grâce à leurs activités complémentaires tels que la fabrication de briques, les cultures de contre saison et de maraichage, l’exploitation de carrières ainsi que les ventes de poules et œufs durant la fin d’année.


Concernant les effets de la pandémie, les déplacements inter régionaux sont de nouveaux possibles, mais des craintes d’une reprise émergent face aux comportements de certains qui minimisent désormais les effets du virus. et ne respectent plus les mesures barrières. Madagascar déplore à ce jour un peu plus de 250 décès due à la covid19.

Nous espérons que la situation s'améliora dans les temps à venir.
 

 

Mali, janvier 2021

Nos moutons au Mali : des naissances, peu de décès, quelques ventes !

Le projet Sirakorola, lancé sur le terrain en début d’année 2020 (avant la crise du covid !), suit tranquillement son cours. Les femmes ont investi dans des moutons, sauf quelques-unes qui ont finalement investi dans des chèvres. Nous avons reçu le suivi des animaux en novembre et nous sommes très contents de pouvoir vous transmettre l’état des élevages.

Il y a eu des naissances, jusqu’à quatre pour un des élevages, plutôt deux ou trois en moyenne. Sur la centaine d’animaux que compte le projet, seuls quatre décès sont à déplorer. Ces chiffres sont un bon indicateur du sérieux tant de notre partenaire pour l’appui technique, que des femmes pour leur investissement quotidien aux soins des bêtes.

Certaines femmes ont décidé de vendre le mâle acheté grâce au prêt pour investir plutôt dans une femelle. Cela ne veut pas dire qu’elles mettent fin à l’élevage reproducteur, mais qu’elles compteront sur les autres mâles qui se trouvent dans le village pour la reproduction de leurs animaux. Au quotidien, les animaux sont conduits au pâturage sous le contrôle d'un berger rémunéré ou d’un garçon de la famille. Au cours de ces sorties, il suffit d'avoir des contacts avec d'autres troupeaux comprenant des mâles pour que les femelles soient saillies. Les femmes profitent donc de cette situation. Il est aussi fréquent de repérer des mâles qui présentent de meilleures aptitudes dans le village et de faire saillir les femelles par ces béliers. Les femmes peuvent ainsi constituer leurs noyaux uniquement de femelles et avoir plus d’agneaux.

D’après notre partenaire, ces ventes se sont faites autour de la Tabaski.  La Tabaski, nom ouest africain de la fête autrement connue sous le nom d’Aid Al Adha, signifie littéralement "la grande fête". C’est la fête la plus importante de l'islam après Aid El Fitr qui, elle, marque la fin du ramadan. La Tabaski célèbre le geste d’Abraham, à qui Dieu avait ordonné de sacrifier son enfant. Au dernier moment, un beau bélier cornu lui aurait été envoyé du paradis pour le rachat de son fils. Pour perpétuer ce geste, la Sounah recommande, à ceux qui ont les moyens, de sacrifier une belle bête (bélier ou mouton castré, bouc ou caprin castré, brebis ou chèvre, taureau ou chameau). La viande est mangée dans la famille et donnée aux nécessiteux.



 


Autour de la Tabaski, le prix des moutons mâles augmente sensiblement, incitant à la vente. Notre partenaire nous rapporte que ce sont aussi parfois leurs maris qui ont proposé aux femmes de récupérer les mâles pour les sacrifices. Pour celles qui ont pu vendre au marché à la veille de la Tabaski, les prix sont intéressants (60 000 cfa et plus, environ 90€). Pour celles qui ont vendu à la famille, les prix sont généralement un peu plus bas.

Une des femmes avait choisi d’acheter seulement des mâles pour de l’embouche, qu’elle a vendus pour en retirer 144 500 cfa (soit 220€). Sachant que le prêt initial était de 106 000 cfa, elle retire donc un bénéfice de cette activité par rapport au montant emprunté. Mais l’équipe de notre partenaire lui a demandé de réinvestir cet argent plutôt dans l’achat de femelles, car ils estiment que le soutien de Zebunet est plus pertinent dans le cadre d’un noyau reproducteur qui pourra perdurer une fois le prêt remboursé et donc permettre à la famille de gagner en autonomie sur le moyen terme.

Le 1er remboursement des femmes à Zebunet doit avoir lieu en début d’année 2021. L’état des élevages nous rassure quant au respect de cette échéance, et ce malgré la situation sanitaire et politique tendue au Mali ces derniers mois. Si toutefois les femmes sont en difficulté au moment du remboursement, nous pourrons toujours discuter d’un délai de trois ou six mois pour éviter qu’elles ne se privent ou renoncent à d’autres dépenses plus essentielles.

 

 

Madagascar, janvier 2021

Pour aller plus loin :

Zebunet vous propose de soutenir une initiative extérieure à l'association

"Offrez un terrain à deux agricultrices malgaches pour leur assurer une autonomie finaicière et alimentaire"

Nous avons été contactés pour faire la promotion d’un crowdfunding qui pourrait vous intéresser !


Dans certains pays d'Asie, d'Amérique Latine et d'Afrique, les femmes représentent 80% de la main d'œuvre agricole, souvent pour produire uniquement de quoi nourrir leur famille. Si elles étaient plus souvent propriétaires de leurs terres ou pouvaient obtenir plus facilement un crédit ou des aides, elles seraient une force bien plus influente sur la production des richesses et pourraient assurer le futur de leur famille.


En participant à cette collecte, changez l'avenir de deux agricultrices à Madagascar.


En contrepartie, Marion Gaborit, qui porte le projet en France, vous propose une sélection de son travail photographique.

 


Pour accéder au lien de la collecte, cliquez ici.


 

Paris, decembre 2020

Parlez de Zebunet autour de vous !

Vous êtes zébuphiles, parfois depuis de nombreuses années ? Vous avez un grand troupeau d’animaux à travers le monde, peut-être même des champs ou des commerces ont-ils pu fleurir grâce à votre investissement ?

Vous êtes notre premier soutien et notre meilleur atout pour nous faire connaitre !

Zebunet n’a pas les moyens de se lancer dans de grandes campagnes de publicité. Mais ça ne nous empêche pas de réfléchir sur l’avenir de notre association, qui passe avant tout par ses adhérents.

C’est pourquoi nous avons élaboré un flyer au format numérique, deux pages qui rappellent ce que nous sommes et ce que nous faisons.

L’idée, c’est que vous le transmettiez à vos amis, votre famille, vos collègues, tous ceux qui ont la fibre solidaire et qui cherchent comment l’exploiter. Pour les inviter à nous rejoindre et participer à l'amélioration des conditions de vie des populations rurales via la méthode innovante et respectueuse de la dignité de la personne que représente le microcrédit.

C’est peut-être déjà fait, et nous vous en remercions ! Si vous hésitiez ou que vous vous dites qu’un rappel ne fera pas de mal, c’est l’occasion !

Vous pouvez télécharger le document en cliquant sur le lien suivant, et le transmettre facilement par mail ensuite. Pour ceux qui sont plus branchés vidéo, voici le lien vers notre compte youtube, où vous trouverez plusieurs vidéos qui présentent nos actions. 

Lien vers le flyer

Lien vers le youtube de Zebunet

En fin d’année, et, nous l’espérons, même en cette année particulière, les dons aux associations sont nombreux. Si vous êtes convaincus du bien-fondé de notre action, n’hésitez pas à en parler autour de vous !

 

 

Paris, decembre 2020

Pour un Noël solidaire, on vous propose La Boutique du Zébu !

www.laboutiqueduzebu.com

Vous y trouverez plein d’objets des quatre coins du monde, pour les filles et les garçons, les petits et les grands ! 

Des pochettes, des écharpes, des cartes pop-up, des objets pour la cuisine, des bijoux, des puzzles en bois pour les enfants et même des masques pour vous protéger du virus !

          

        

          

      

Faites votre liste, et ils vous envoient le tout par la poste !

Des achats originaux et solidaires, puisque l’intégralité du chiffre d’affaires est reversée à notre association !

www.laboutiqueduzebu.com

 

 

Burkina Faso, decembre 2020

Un nouveau partenariat au Burkina !

Nous avons le plaisir de vous annoncer la création d’un nouveau partenariat au Burkina Faso avec l’Union Régionale des Groupements Féminins de Base des Balé-Mouhoun. C’est une organisation paysanne féminine à but non lucratif, à caractère économique, social et culturel. Elle a été créée en 2005 et compte aujourd’hui une quarantaine de groupements féminins de base situés dans les provinces des Balé et du Mouhoun.

 


L’URGFB dispose d’une expérience en élevage de la volaille locale après avoir collaboré avec une autre structure de microcrédit, ASIENA, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Soutenir l’Elevage Familiale pour Lancer l’Elevage des Volailles et Valoriser l’Economie Rurale (SELEVER). 

Le projet a formé plus de quinze groupements membres de l’URGFB sur les techniques de l’élevage de la volaille locale et formé trois membres de l’URGFB en tant que vulgarisateurs volontaires villageois. Ces derniers travaillent en étroite collaboration avec la Direction provinciale des ressources animales et halieutiques et sont chargés d’assister techniquement les groupements, en particulier pour la vaccination et le déparasitage des volailles. ASIENA a octroyé des microcrédits pour le développement d’élevages à certaines femmes des groupements de l’URGFB dans le cadre de ce projet.

Mais les crédits octroyés par ASIENA avaient une durée trop courte pour ce type d’investissement, seulement 6 mois. Ils ne permettaient pas aux bénéficiaires de faire fructifier les fonds puisqu’elles devaient commencer à rembourser tout de suite. C’est pour cela que l’URGFB nous a contacté, afin d’avoir un crédit plus approprié à la réalité de la durée des cycles d’élevage. 

Nous montons donc avec eux un projet d’accompagnement et de renforcement à d’activités avicoles déjà existantes. Les membres de cinq groupements bénéficiaires du projet pratiquent déjà l'élevage de la volaille traditionnelle mais d’une manière informelle et peu technique. L'objectif du projet avec ZEBUNET est d’octroyer un crédit d’une durée de 2 ans pour leur permettre de construire chacune un poulailler amélioré, l’équiper en petit matériel, acheter des poules locales en âge de se reproduire et un coq reproducteur métissé, afin d'améliorer la descendance. Les femmes seront accompagnées tout au long du projet par les vulgarisateurs volontaires villageois et ne commenceront à rembourser le prêt qu’au bout d’un an, ce qui leur laisse le temps de faire grandir des poulets et de les vendre à bon prix avant tout remboursement à notre association.

Nous vous tiendrons informés du lancement du projet et de la disponibilité de plans épargne poules au Burkina !

 

 

Togo, decembre 2020

Des plans ananas, cacahouètes, ignames, street food, artisanat bientôt disponibles sur votre espace adhérent !

Vous connaissez les PEZ, plans épargnes zébus, les PEC, plans épargnes cochons, ou les PEP, plans épargnes poules. Depuis deux ans, nous vous proposons aussi des PECO, plans épargnes petits commerces et les PEAgri, plans à l’agriculture. 

Notre association a fait le choix de diversifier son soutien aux populations rurales au Togo et au Vietnam. Nos partenaires dans ce pays nous ont proposé d’investir dans d’autres activités que l’élevage. Le lancement d’une nouvelle activité agricole ou commerciale dans les campagnes souffre des mêmes difficultés d’accès aux financements qu’au moment du lancement d’une activité d’élevage. Et comme pour nos autres projets, les familles n’ont pas ou que peu d’épargne personnelle. Lorsqu’ils ont des projets qui tiennent la route, pourquoi ne pas leur donner un coup de pouce à eux aussi ? 

Bien entendu, l’équipe de Zebunet est moins expérimentée à la gestion de ce type d’investissement. C’est pourquoi nous avons lancé des projets pilotes avec des structures de terrain qui avaient déjà fait l’expérience de ce type de projet auparavant. En particulier avec IADES au Togo, une ONG œuvrant pour promouvoir l’épanouissement des populations rurales à travers des microcrédits, des formations et des appuis sociaux. 

Nous avons laissé à l’équipe d’IADES la liberté de choisir les projets portés, selon des critères de rentabilité définis en amont. Le résultat, c’est une forte diversité des investissements et plein de nouveaux plans épargnes à vous proposer ! Vous pouvez dorénavant être investisseur dans la cacahouète, l’ananas, l’igname, l’aubergine et les céréales,dans la restauration de rue, pour le plan Street Food, ou dans un petit atelier pour le plan Artisanat. Chouette, non ?

 

 

Senegal, decembre 2020

Des nouvelles du Sénégal

Les nouvelles venant de Mboumba ne sont malheureusement pas très bonnes. Les retombées de la crise sanitaire touchent fortement les habitants de cette région, proche de la frontière avec la Mauritanie. La fermeture de la frontière a bloqué tous les échanges avec ce pays, déstabilisant les flux commerciaux. De nombreux jeunes sont partis à Dakar pour chercher du travail car les activités sont à l’arrêt.

Nos bénéficiaires sont impactés eux aussi, ainsi que leurs élevages. Des ventes se font, mais à des prix qui ne sont pas satisfaisants et elles servent à couvrir les besoins des familles. La nourriture est moins facilement accessible qu’elle ne l’était auparavant. Les pluies de septembre ont en plus été très fortes, emportant une partie des récoltes, des abris et des maisons. Certains animaux sont décédés, un des bénéficiaires n’a plus d’animal de son prêt dans son élevage.

Le projet, qui devait se terminer au printemps, a été rallongé du fait de ce contexte difficile. Nous espérons vivement que la situation s’améliore afin que l’investissement initial des bénéficiaires soit enfin payant et nous allons évaluer avec notre partenaire de terrain la pertinence d’annuler peut-être une partie de la dette en réponse à ces circonstances exceptionnelles. Nous vous tiendrons au courant !

 

 

Monde, decembre 2020

Pour aller plus loin : La relocalisation alimentaire en débat

L’équipe de Zebunet vous propose un article très intéressant de l’ONG Sos Faim, sur la relocalisation de la production alimentaire en Europe et dans les pays du Sud.

Des spécialistes nous éclairent sur les enjeux intrinsèques à cette question, qui a pris une place plus importante dans l’espace médiatique avec la crise sanitaire et la fermeture des frontières.

De quoi alimenter vos discussions durant les fêtes de fin d’année !

Lien ici ! 

 

 

Paris, octobre 2020

Offrez des animaux Zebunet pour Noël !

Pour Noël, au pied du sapin, troquez playstation  et autres gadgets high tech pour un zébu, un cochon ou une poulette !

Vous pouvez offrir un plan éparne animal, dès maintenant, à vos enfants, petits enfants et le reste de la famille, en cliquant ici.

Donnez lui un petit nom et recevez ensuite des nouvelles de votre animal et de son propriétaire.

N'hésitez plus, en deux clics, vos achats de Noël seront faits ! 

Covidfriendly en plus de tout ça ;)

 

 

Madagascar, octobre 2020

Des nouvelles de Mada !

Aujourd’hui quelques nouvelles de Manda, sur les projets Fiavotra de zébus et volailles.

A Madagascar, le confinement en place depuis fin mars a été levé progressivement depuis le mois de septembre. Avec la réouverture de la route nationale 1, les producteurs peuvent désormais se procurer de meilleurs produits d’alimentation animale que sur les marchés locaux, et envisagent de meilleures ventes, avec en ligne de mire les prochains marchés de Noël. A cette occasion, les ventes de poulets et de canards explosent car au menu des repas de fêtes.

 Les 14 zébus se portent bien malgré les difficultés d’accès à des produits alimentaires de qualité du fait des restrictions sanitaires et des mauvaises récoltes dues à la faible pluviométrie l’an dernier. Les cheptels de volailles n’ont également pas subi de pertes, mais l’inter saison très fraiche des mois de juin à août n’a pas permis la survie de tous les canetons élevés par nos poulettes, les producteurs continuent bien sûr l’élevage de poussins.

Du côté des remboursements, la quasi-totalité des intérêts a été récupéré et les producteurs se préparent en mars prochain à rembourser l’échéance annuelle de 400 000 et 200 000 Ar (85 € et 43€). Le projet suit donc son cours et nous avons hâte de voir cela de voir tout cela de nos yeux lors de la mission terrain prévue courant 2021. Nous vous ramènerons témoignages et photos de nos petites bêtes ! Un grand bravo encore à Manda et aux éleveurs pour leurs efforts et investissements dans nos activités !


 

 

Mali, octobre 2020

Des nouvelles du Mali : A Kangaba, nos chèvres mettent bas!

Nous recevons de bonnes nouvelles de notre partenaire AMPDR au Mali, malgré le bouleversement politique récent (voir notre article sur le sujet). 

Le projet Kangaba, dans la région de Koulikoro, a été lancé juste avant le début de la crise sanitaire du covid. Vous pouvez soutenir les éleveurs et éleveuses en investissant dans une de leurs chèvres ! 

                                        

Ils en ont acheté six (en tout) grâce au microcrédit, et elles ont commencé à faire plein de petits, trois en moyenne par élevage. Et ce ne sont que les premiers mois ! D’ici au 1er remboursement, qui est prévu dans 10 mois, ils auront largement de quoi vendre et en tirer un bénéfice, une fois le montant annuel remboursé. En tout cas, c’est le plan !

En attendant, la fermeture des frontières du fait du covid a fait baisser le prix des aliments complémentaires pour les bêtes, ce qui est une bonne nouvelle pour les éleveurs. En plus, la pluviométrie a été plutôt bonne d’après notre partenaire AMPDR et les chèvres ont donc eu accès à  une abondance de bonne herbe fraiche pour se nourrir. Avec la mise bas, est venu le lait. Et comme les chèvres sont bien nourries et en bonne santé, elles ont produits suffisamment de lait pour la traite, en plus de l’alimentation de leurs petits. Cela a permis aux éleveurs et à leurs familles d’avoir accès à des protéines animales « gratuites » pendant le confinement, et ça, c’est une bonne nouvelle aussi !

A très vite pour d’autres nouvelles, maliennes ou d’ailleurs ! Portez-vous bien !


 

 

Mali, octobre 2020

Pour aller plus loin :

Retour sur la crise politique malienne de l'été 2020 

Ce mois-ci, nous vous proposons de revenir sur la crise malienne de l’été 2020.

Du contexte sécuritaire difficile à l’enlèvement de Soumaïla Cissé, ce premier article de la BBC reprend la chronologie des événements ayant mené à la démission du président Ibrahim Boubacar Keita en Août 2020.

Après le coup d’état et la promesse des militaires d’assurer la mise en place d’un régime civil, un gouvernement de transition a été dévoilé début octobre 2020, comme le présente ce second article de RFI. Ce gouvernement, où des militaires restent nommés à des postes clés, devra répondre aux attentes de la société civile, et faire face à la lutte continue contre le terrorisme dans le Sahel ainsi que la crise sanitaire mondiale.

Les activités Zebunet n’ont pas été impactées par le coup d’état. 


 

 

Vietnam, octobre 2020

Le centre du Vietnam, victime d'innondations

Au mois d’octobre, les habitants du Centre Vietnam ont subi des pluies et des vents violents qui ont entrainé de nombreuses destructions et le déplacement de centaines de milliers de personnes. 

Le centre social d’Ha Tinh, avec lequel nous avons lancé un nouveau projet cet été, a été touché, avec parfois 50 cm d’eau dans les bâtiments. Nos bénéficiaires ont été plus protégés, car ils vivent dans les parties hautes de la zone. Leurs animaux sont saufs mais nos pensées vont à toutes les personnes touchées par ces pluies diluviennes. 

Plus d’informations en suivant ces liens : 

https://www.geo.fr/environnement/inondations-au-vietnam-au-moins-18-morts-et-pres-de-46-000-evacues-202443

https://lepetitjournal.com/ho-chi-minh/inondations-dans-le-centre-du-vietnam-et-nouveau-typhon-en-approche-290520

 

 

 

Paris, octobre 2020

Des masques tout droit du Vietnam sur la boutique du Zebu !

L'épidémie revient avec force. Tout d'abord, protégeons-nous, protégez-vous et vos proches.

Plus que jamais, ne faisons pas les rebelles et respectons les gestes barrières !

Le port du masque est toujours un geste facile et qui permet de limiter la contagion, comme le montre cet article de Slate.fr .

Mais évitons le jetable et profitons-en pour en porter des beaux masques. Vendus par la Boutique du Zébu, en soutien à Zebunet, des masques à carreaux, des masques fleuris en tissu liberty, et des masques unis pour tous et toutes. 

Très bien finis, triplement doublé, ils vous redonneront l'envie d'en porter et ainsi de respecter les consignes sanitaires.

Par la même occasion, allez faire un détour dans les autres « rayons » de la boutique : de très jolies cartes pop up, bateau pirate ou tulipe, les foulards bangladais de la collection Bibi Russell, ou des kramas cambodgiennes de la collection de Kim Belzung, des bracelets incrustés de nacre laqués ou encore en corne de buffle, originaux et très artistiques.

Pour faire face à la morosité ambiante, parons-nous de toutes les couleurs ! 

 


 

 

Burkina Faso, septembre 2020

Le projet Kaya 2017 au Burkina Faso est terminé ! Le chiffre d'affaires est deux fois plus important que le prêt initial !

Nous avons le plaisir de vous annoncer la clôture de Kaya 2017, avec le remboursement de tous les microcrédits par les 20 femmes soutenues dans le cadre du projet. 

Extraits choisis du rapport final envoyé par l’équipe d’APIL, notre partenaire sur le projet : 

« Les résultats atteints sont très satisfaisant. L’objectif du projet qui était d’améliorer considérablement les conditions de vie des femmes est atteint. A cet effet, il y a eu beaucoup de changement dans leur vécu quotidien car le projet a permis à ces différentes femmes :

- D’augmenter leur  pouvoir économique ;

- De pouvoir assurer la scolarité de leurs enfants ;

- De pouvoir se constituer une base de porc naisseur ;

- De pouvoir assurer la ration alimentaire du ménage ;

- D’être indépendantes financièrement vis-à-vis de leurs maris ; 

- De pouvoir doter du noyau reproducteur d’autres femmes de leur association qui n’ont pas pu bénéficier du projet.

Tous ces éléments ont permis aux femmes d’avoir une certaine confiance de la part de leur mari et de favoriser le règne d’un climat très harmonieux au sein des différentes familles. »

                 

« Les bénéficiaires malgré un certains nombre de difficultés rencontrées se disent satisfaites. Elles affirment que cette  activité leur permettra d’avoir une autonomie financière dans la gestion des charges courantes. Au-delà de ces bénéficiaires directs, il faut noter que le projet a touché d’autres femmes indirectement à travers les appui-conseils et orientations. »

Les documents de suivi nous confirment que le microcrédit a pu être largement remboursé grâce aux ventes, tout en dégageant des bénéfices non négligeables. Avec un microcrédit de 177 500 cfa (270€) au départ, le montant des ventes s’élève en moyenne à 321?250 cfa soit 489€. Un investissement vraiment réussi ! D’autant que les femmes qui avaient choisi de se lancer dans une activité d’élevage naisseur ont encore en moyenne une dizaine d’animaux dans leurs porcheries. Elles vont donc pouvoir poursuivre cette activité en dégageant des revenus encore plus importants maintenant que leur emprunt est remboursé. Félicitations à elles ! 

Parmi les difficultés rencontrées, certaines femmes ont subi quelques pertes, mais pas plus de 3 porcelets par élevage. C’est plutôt une contrainte externe qui a empêché la clôture du projet à la date prévue. Nous vous en parlions dans un article de la newsletter il y a quelques mois, la population rurale du Burkina Faso, en particulier dans le nord est, subit la violence de bandes criminelles qui s’appuient plus ou moins sur une rhétorique djihadiste pour attaque les biens et les personnes. En conséquence, de nombreuses sont les familles qui ont fui ce contexte d’insécurité et se sont réfugiées entre autres dans la région de Kaya. 

Certaines femmes qui étaient appuyées par notre projet ont accueilli des membres de leurs familles dans leurs foyers. Cette situation a augmenté les dépenses quotidiennes de ces ménages, rendant plus compliqué le remboursement à Zebunet. L’équipe d’APIL nous avait rapidement prévenus et c’est la raison pour laquelle Zebunet a accepté d’allonger la durée du projet afin de ne pas mettre les familles en difficulté. Et nous avons eu raison de leur faire confiance, car maintenant tout le capital a été reversé sur notre compte et nous allons pouvoir relancer un nouveau projet !


 

 

Vietnam, septembre 2020

Des images du lancement du projet Ha Tinh au Vietnam !

On vous en parlait dans la newsletter de juillet, nous avons lancé un projet avec un nouveau partenaire dans la province d’Ha Tinh dans le centre du Vietnam. Les prêts étaient prévus pour des vaches seulement, mais finalement, une partie des bénéficiaires sélectionnés ont choisi d’investir dans l’élevage de porcs. Tous sont en situation de handicap ou ont à leur charge une personne en situation de handicap, ce qui justifie leur soutien par le Centre Social de la zone. Covid oblige, il n’y a pas eu de regroupement pour le lancement du projet, les animateurs en charge du projet se sont rendus chez les familles pour distribuer l’argent. 

Voici Monsieur H, Madame S et Monsieur N, qui signent leurs prêts et sont fiers de montrer au photographe leurs animaux lors d’une seconde visite !

   

 

  

      

A bientôt sur vos espaces adhérent pour pouvoir nous adopter !


 

 

Paris, septembre 2020

Pour aller plus loin : un article de chercheurs

du CIRAD sur l'agriculture familiale

« Les agricultures familiales sont le creuset d’innombrables innovations, forment la base sociale de la plupart des pays des Suds et contribuent à l'approvisionnement des marchés locaux, nationaux et internationaux. Paradoxalement, elles constituent aussi la grande masse des ménages ruraux pauvres et en situation d’insécurité alimentaire. Les agricultures familiales sont ainsi au cœur des contradictions contemporaines de l'agriculture. »

Nous vous proposons ce mois-ci un article rédigé par une équipe de chercheurs du CIRAD et publié par l'AFD. L'article date un peu (2014) mais les enjeux et défis qu'il présente sont toujours valables aujourd'hui. Les auteurs reviennent aussi sur la définition de l'agriculture familiale et ses différences avec d'autres types d'agriculture.  Bonne lecture !    

Lien par ici


 

 

Paris, septembre 2020

Haut les masques !

Un message d'Hanh à propos de la Boutique du Zébu en soutien à Zebunet (lien ici)

La crise sanitaire nous oblige à faire attention et à observer des gestes barrières. Ceci pour nous préserver et pour préserver nos proches. Dans l’est de l’Asie (Corée, Japon, Vietnam, Chine, Taiwan) où la « culture du masque » est très répandue, les cas de contaminations et de décès sont faibles. Ne soyons pas réfractaires au masque, c’est un respect pour les autres. D’un autre côté l’utilisation de masques jetables est un fléau pour l’environnement. Aussi, pourquoi ne pas respecter les consignes sanitaires en se faisant plaisir avec de jolis masques lavables ? Joignons l’utile à l’agréable, faisons du masque un accessoire de mode !


Le zébu masqué vous propose deux collections de masques :

- Des masques du Vietnam, en coton doublé, très bien finis, utilisés par tous les vietnamiens, pour qui le masque est obligatoire.

- Des masques de la collection de mode de Bibi Russell, vous apprécierez les détails sur ces masques très originaux et sympas !  


Bibi Russell (son interview ici) est une créatrice de mode bangladaise, ancienne top model internationale. Elle a participé aux défiles d’Yves Saint Laurent, Kenzo, Karl Lagerfeld et Giorgio Armani… De retour au Bangladesh en 1994, Bibi Russell ouvre Bibi Productions, son entreprise de couture, inspirant ses collections de références culturelles bengalies. Elle prône une mode éthique au service du développement. Son entreprise emploie environ 100 000 tisserands dans son pays, en leur assurant une rémunération décente. Elle a intégré aussi dans son équipe des réfugiées Rohingyas. En octobre 2017, elle organise à Londres un défilé nommé Survivors’ Runway qu'elle dédie à toutes les femmes et filles qui souffrent de la violence due à leur genre.

La Boutique du Zébu vous présente deux types d’articles de la collection Bibi Russell :

- des masques colorés des couleurs vives du Bangladesh, des masques qui donnent envie d’en porter tous les jours !

- des Gamchas , foulards issus de la tradition paysanne des pays d’Asie du Sud et du Sud Est.

Avec toutes les couleurs du Bangladesh, cela vous illuminera l’automne et l’hiver !

La laque au Vietnam

La laque, et sa pratique depuis des milliers d’années, fait partie de l’identité culturelle du Vietnam et de son artisanat.  On prépare la laque à partir de la sève du laquier ou arbre à laque. Le liquide obtenu par incision de l’arbre est transparent. Traité, il a la couleur noire brune. 

Cette laque préparée est appliquée sur un support en bois ou bambou, en alternance avec étapes d’incrustation de nacre ou de coquille d’œuf ou encore de dessin, la couche est séchée et poncée, jusqu'à environ une dizaine de couches appliquées pour le produit fini.

Ces étapes demandent non seulement l’habileté de l’artisan mais aussi d’une patience méticuleuse. C’est un des aspects les plus connus de la décoration asiatique. 

Cette tradition millénaire donne de très beaux objets, aussi bien décoratifs qu’utiles à la vie de tous les jours.

        

La Boutique du Zébu vous propose comme objets laqués :

- une collection de vieilles affiches redessinées et laquées

- des bols de coco décorés

- des bracelets en bois ou papier mâché peint et laqué

- des plateaux 

- des sous verre, etc.

De quoi allier l’utile à l’agréable ! 


Bols de coco décorés et laqués, ou l’art de la récup ! 

Le Vietnam est très célèbre pour sa production de noix de coco. On boit le jus, avec le coprah on fait du beurre de coco, des caramels, du lait de coco pour les curry, gâteaux, etc.

Une des régions qui en produisent énormément est la province de Bên Tre dans le delta du Mékong, à tel point que le caramel à la noix de coco de Bên Tre est très connu, à tel point qu’il y a une appellation « caramel coco de Bên tre ». Pour la petite histoire, la Chine a importé des noix de coco de Bên tre et a fait des caramels au coco en Chine avec l’appellation citée plus haut. Les gens de Bên Tre ont déposé plainte auprès de l’OMC, disant que les caramels sont produits en Chine. Mais avec les cocos de Bên tre, rétorquent les chinois ! Comment trancher ?


Mais au fait que faire des écorces de ces noix ? Un génie de la récup a imaginé qu’on puisse les polir, décorer avec de la nacre, des coquilles d’œuf écrasés, des couleurs, des dessins et laquer ! Tous les artistes en herbe s’en donnent à cœur joie ! Je rentre une ou deux fois par an au Vietnam et à chaque fois, je trouve des créations nouvelles ! J’en reste admirative de la créativité des artistes populaires. Ces bols coco peuvent servir d’objet déco, de vide poches, mettre des cacahouètes, mais de grâce ne les utilisez pas pour manger votre minestrone ou votre pho’ ! Ce n’est pas prévu pour !

N'hésitez pas à vous rendre sur la Boutique du Zébu pour vous trouver votre bonheur dans la multiplicité de ces oeuvres d'art de l'économie circulaire et solidaire  !

                                                                      Merci de m'avoir lue jusqu'au bout !

                                                                                                              Hanh Hà


 

 

Paris, aout 2020

Le rapport d'activité 2019 est disponible !

Nous sommes très fiers de vous présenter notre rapport d'activité 2019 !

Cette année là, au Niger et à Madagascar, nous avons croisé un certain nombre d'hommes et de femmes qui ont pu développer de nouvelles activités grâce à vos dons et investissements. Ils tenaient à ce que nous vous transmettions leur reconnaissance et nous nous joignons à eux.

Sans vos soutiens, tous ces projets ne pourraient voir le jour.

Un grand merci, et bonne lecture !

Ps : en cas de question, n'hésitez pas > info@zebu.net !


 

 

Vietnam, aout 2020

De nouveaux projets au Vietnam (suite) !

Nous vous en parlions dans la dernière newsletter, nous pouvons enfin lancer de nouveaux projets, après une longue pause du fait de la situation sanitaire. En effet, le lancement de projet chez Zebunet implique de réunir les bénéficiaires pour signer les contrats de prêts et effectuer la remise de l’argent en main propre, mais aussi de faire des formations en groupe. Donc, impossible dans la plupart de nos pays d’intervention qui limitent les rassemblements comme en France. Au Vietnam, nos partenaires ont reçu le feu vert des autorités locales et c’est donc reparti, avec quatre projets  dont deux projets avec notre partenaire MACDI, que nous vous détaillons aujourd’hui.



Une bonne nouvelle tout d’abord, le retour des fameux PEC, Plans Epargne Cochons, au Vietnam, disponibles d’ici un mois ou deux dans vos espaces adhérents ! Nous n’avions lancé aucun projet d’élevage de porcs en 2019, car une épidémie de fièvre porcine africaine avait touché le pays. Cette situation avait entrainé d’une part de nombreuses pertes dans les élevages et surtout des campagnes de destruction préventive des cheptels. Par conséquent, les bénéficiaires de nos projets n’étaient pas confiants et préféraient éviter d’investir dans une activité à risque.

Mais l’épidémie est passée, aucun cas n’a été déclaré depuis plus d’un an dans la province où travaille MACDI, au nord du Vietnam. Les familles ont de nouveau demandé à pouvoir financer des élevages de porcs. En plus, la baisse de la production locale a fait évoluer les prix de vente à la hausse, donc avec un peu de chance, les élevages seront encore plus rentables que d’habitude !


En parallèle de ce projet porcs, qui finance 144 têtes de bétail pour soutenir 48 familles, MACDI lance un projet d’achat de vaches reproductrices pour 48 autres familles, qui durera 3 ans. La durée du projet, et donc du crédit, est allongée par rapport à l’élevage de porcs (2 ans), afin de s’assurer que les bénéficiaires aient pu avoir un voire deux veaux avant la fin de leurs prêts.

Tous les bénéficiaires seront formés pendant 3 jours au début du projet, et suivi mensuellement par des vétérinaires qui se déplaceront dans les élevages.

Bonne chance à tous les éleveurs !


 

 

Togo, aout 2020

L'impact du Covid sur le projet Mitudua au Togo

Les nouvelles ne sont pas très bonnes dans la province de Danyi, dans la Région Maritime. WWOOF-Togo, notre partenaire sur ce projet, a enfin pu se rendre dans les villages après une pause forcée de plusieurs mois, les autorités togolaises ayant interdits les déplacements ville/campagne. Les informations récoltées auprès des bénéficiaires, et les visites dans les élevages, ont confirmé ce qu’ils craignaient, la situation sanitaire a impacté négativement nos activités.

Le projet Mitudua avait deux volets, un volet agriculture avec la valorisation de terres puis la culture de gingembre et un volet élevage de volailles (poulets et dindons). Ces deux volets ont été impactés, mais pour des raisons différentes. Les agriculteurs sont très embêtés, car ils avaient prévu de vendre en mars la totalité de leur production de gingembre à un acheteur de gros, qui leur avait réservé la production à un bon prix. Covid oblige, il n’est jamais venu chercher les produits. Or, il était trop tard pour les paysans pour se retourner, puisque même les marchés locaux étaient en bernes, voir complètement fermés. Leur production est donc perdue… Nous allons discuter durant le prochain CA pour savoir comment réagir face à cette situation. Nous avons demandé aux dirigeants de WWOOF de toutefois transmettre aux bénéficiaires de ne pas s’inquiéter, un délai sera accordé pour rembourser le prêt. Peut-être pour leur donner le temps de refaire une campagne de plantation, ce qui décalerait le remboursement d’une bonne année, voir une annulation partielle de la dette, à voir.

Pour le volet volailles, les nouvelles ne sont pas très bonnes non plus, mais meilleures tout de même. Les éleveurs se sont aussi retrouvés en difficulté pour vendre leurs animaux car les marchés étaient fermés. Mais ils ont surtout eu du mal à se procurer des aliments, en particulier des protéines. Dans cette région du Togo, proche de la frontière ghanéenne, les familles se nourrissent beaucoup de poissons pêchés au Ghana. Qui étaient donc introuvables rapidement du fait de la fermeture des frontières terrestres. Face à cette situation, beaucoup se sont tournés vers l’autoconsommation et ont donc mangé les volailles qu’ils destinaient à la vente. Certains ont aussi vendus des poulets à leurs voisins, mais le plus souvent à crédit et à des prix moins importants qu’en période normale.

Heureusement, tous, d’après WWOOF, ont gardé leur noyau reproducteur ! Ils vont donc pouvoir reprendre leur activité d’élevage et vendre de nouveau des volailles au moment des fêtes de Noël, période toujours propice pour ce type de produits. On part donc sur un délai de quelques mois seulement, en espérant que les ventes soient bonnes et permettent de rembourser le reste du crédit tout en laissant un bénéfice aux familles. Si ce n’est pas le cas, on laissera peut-être encore un peu plus de temps aux familles.

On croise aussi les doigts pour pouvoir aller directement à leur rencontre, d’ici la fin de l’année. En effet, toute une équipe de Zebunet (la coordinatrice et deux bénévoles) avaient prévu de se rendre au Togo à la mi-mars. Séjour annulé à la dernière minute, mais seulement reporté nous l’espérons ! Réponse en septembre ou octobre, pour un départ potentiel en novembre, si la situation en France comme au Togo le permet. Ce serait l’occasion de se rendre sur place, de discuter directement avec les bénéficiaires et de voir comme nous pouvons les soutenir au mieux !


 

 

Paris, aout 2020

Reprise de la Boutique du Zébu et nouveaux ajouts : les colliers du zébu !

     

Toujours en soutien à Zebunet, la Boutique du Zébu est de nouveau active après une pause estivale et propose maintenant une multitude de colliers et de bracelets à la vente. Mesdames, soyez les plus parées de la fin d’été ! Messieurs, soyez les plus généreux sous le ciel bleu ! 

Pour aller sur la boutique, c'est par ici !


 

 

Paris, juillet 2020

Notre Assemblée Générale, décalée à cause du covid, se tiendra le samedi 26 septembre à 14h

Nous avions préféré décaler l'AG, qui se tient habituellement en juin, pour pouvoir vous accueillir sur notre péniche quand la situation le permettrait. Sauf évolution drastique de la situation, nous avons prévue de la tenir le samedi 26 septembre à partir de 14h. Ce sera un rendez-vous un peu particulier, car le planning est chargé !

L'après-midi débutera par une Assemblée Générale Extraordinaire, où nous vous proposerons de voter quelques changements de nos statuts. Puis s'ouvrira l'Assemblée Générale Ordinaire, qui permettra la validation du bilan moral et financier de l'année 2019, et qui sera aussi l'occasion d'élire un nouveau Conseil d'Administration ! Pour conclure, bien sûr, des échanges entre l'équipe et nos fidèles zébuphiles, pour répondre à vos questions autour d'un verre, en respectant les gestes barrières.

Tous les adhérents à jour de leur cotisation (c'est le moment de la renouveler si vous aviez oublié !) recevront au moins d'août une convocation en bonne et due forme pour ces deux AG, avec tout une série de documents pour informer votre vote : propositions d'évolutions des statuts, liste et professions de foi des candidats au CA et bien sûr, le rapport annuel 2019 ! Les votes par correspondance et les procurations sont les bienvenus pour ceux qui ne pourraient se déplacer !

Au plaisir de vous retrouver nombreux en septembre ! Bel été à tous et toutes !

L'équipe de Zebunet


 

 

Vietnam, juillet 2020

Enfin de nouveaux projets ! Au Vietnam pour commencer !

Le travail reprend ! Zebunet lance quatre nouveaux projets au Vietnam, premier pays à reprendre une vie « normale » parmi nos pays d’intervention. Ces projets étaient déjà validés ou en cours de développement quand l’épidémie de covid s’est déclarée. Nous avons continué à les peaufiner pour qu’ils soient parfaits en attendant le feu vert de nos partenaires de terrain et des autorités pour les lancer. On vous présente les deux premiers ce mois-ci !


Bénéficiaire d'un précédent projet avec AEPD

1er projet : Un partenariat avec l’Union des Jeunes Vietnamiens de France et le Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations

L’Union des Jeunes Vietnamiens de France (UJVF) et l’Union Générale des Vietnamiens de France (UGVF) nous ont contactés car ils souhaitaient mener un projet de microcrédits au Vietnam, en soutien aux familles impactées par l’Agent Orange durant la guerre du Vietnam. Encore à ce jour, certaines personnes ressentent les effets de la dioxine qui a été épandue sur des régions entières de ce beau pays. Les effets sont désastreux, entrainant des handicaps physiques et des cancers en nombre important.

Nous avons donc évalué la possibilité de lancer un tel projet auprès de notre partenaire AEPD, qui travaille au soutien des personnes en situation de handicap et leurs familles, et ils ont dit oui ! En collaborant tous ensemble, nous l’avons développé et proposé au Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM) qui a choisi d’en financer la majorité. Magnifique ! 

Grâce à ce soutien du FORIM, nous allons pouvoir aider 40 familles dans la région du Centre Vietnam, particulièrement touchée par l’Agent Orange. Le microcrédit, d’un montant individuel de 600€, va financer diverses activités : élevage mais aussi commerce de proximité, pour répondre aux besoins et envies de toutes ces familles. 

Et parce que le FORIM et l’UJVF prônent l’échange entre les populations d’ici et d’ailleurs, les jeunes membres de l’UJVF vont aller à la rencontre des bénéficiaires du projet, pour échanger avec eux et en apprendre plus sur leur vie quotidienne et leurs activités. Ils vont nous ramener des photographies, des vidéos et des témoignages qui seront exposés à Paris à leur retour ! Chic, non ?


2ème projet : Un partenariat avec le Centre de service social de Ha Tinh

Tong, un proche de notre présidente Hanh, nous a mis en contact avec le Centre de service social de Ha Tinh qui soutient l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap dans le centre du Vietnam. 

Ils nous ont soumis une proposition pour un projet de microcrédit d’élevage bovin. Après de nombreux échanges (et un gros de travail de traduction de la part d’Hanh et Tong !) nous avons pu nous mettre d’accord sur les détails du projet. 

Celui-ci, d’un montant total de 13 300 €, permettra à 22 personnes en situation de handicap d’investir dans une vache qui produira un à deux veaux sur les trois ans de durée du projet. Les bénéficiaires recevront en amont du décaissement du microcrédit une formation de deux jours sur les méthodes d’élevage et de gestion, financée par une subvention de Zebunet. Notre subvention prévoit aussi des visites des élevages par un vétérinaire la première année, afin que l’on puisse s’assurer que les vaches sont en bonne santé. 

Tong, qui mène de nombreux autres projets d’aide au développement au Vietnam, se rendra aussi sur le terrain quand la situation sanitaire permettra les déplacements internationaux. Il nous ramènera de nouvelles des élevages, que nous vous ferons parvenir, bien évidemment !

D’ici un ou deux mois, pile poil pour la rentrée, nous espérons donc avoir plein de Plans Epargne Animaux en tout genre à vous proposer sur notre site, pour booster les activités des paysans vietnamiens et les aider à traverser cette crise qui nous touche tous d’une manière ou d’une autre. Comme on vous le disait en début d’article, le travail reprend !

 


 

 

Continent africain, juillet 2020

Article - L'épidemie sur le continent africain

Nous vous proposons un article assez complet pour faire le point sur l'épidemie en Afrique : retours sur les débuts de l’épidémie, état des lieux, pistes d’évolutions - par le magazine Jeune Afrique

Pour le lire c'est par ici

Et pour aller plus loin, du même auteur : « Coronavirus : décryptage des hypothèses qui expliqueraient la faible contamination en Afrique », 3 mai 2020


 

 

Vietnam, juillet 2020

Article - L'épidemie au Vietnam

Sans doute guidé par l'expérience précédente du SRAS de 2003, la réponse covid au Vietnam a été rapide et efficace, bien qu'impliquant des méthodes de traçage qu'on n'aurait sans doute eu du mal à appliquer en France. Bilan officiel : aucun décès, et une économie qui redémarre. 

Plus d'explication grâce à la lecture de l'article suivant trouvé sur un blog du Monde : par ici !

Et pour preuve, le lancement de 4 nouveaux projets par notre association et ses partenaires de terrain > voir notre actu plus haut sur cette page !


 

 

Paris, juin 2020

De nouveaux objets dans la Boutique du Zébu,

vente en ligne en soutien à Zebunet

             

La Boutique du Zébu propose à la vente les fameux bols coco du Vietnam, avec plein de variations, pour tous les goûts !!

La Boutique vous propose aussi de jolies boites en bambou, ramenées elles aussi du Vietnam  cette année par Hanh. Parfaites pour conserver son thé ou ses épices, et on peut les accorder avec ces jolies coupelles.

                                     

Un achat solidaire, 100% du prix est reversé à Zebunet !


 

 

Paris, juin 2020

Chronique RFI sur les prêts informels dans l’agriculture

ou « Ce qu’on ne fait surtout pas à Zebunet ! »

Nous vous proposons une chronique radio de deux minutes sur le financement de l’agriculture ouest-africaine via des prêts informels, les agriculteurs en zone rurale étant exclus des circuits bancaires classiques. 

La description effarante des pratiques abusives qui touchent les agriculteurs renforce notre motivation chez Zebunet, car nos microcrédits permettent justement de contourner de tels systèmes ! 

Pour écouter la chronique, c'est par ici.

De façon plus globale, si ces sujets vous intéressent, nous vous recommandons d’aller jeter une oreille sur les autres chroniques « Agriculture et Pêche » de Sayouba Traoré  en cliquant ici .

 

 

Madagascar, juin 2020

Un nouveau projet à Madagascar : Arivonimamo Zébus et Poulets Gasy est lancé

Nous poursuivons notre partenariat avec l’association Fiavotra Mada, avec laquelle nous venons de clôturer le projet Ambatomiharavavy. Ce nouveau projet, lancé juste avant la crise du coronavirus, soutient 39 familles d’agriculteurs, pour des prêts zébus ou poulets gasy. 


Ils ont été formés chacun sur l’activité qu’ils souhaitent lancer, mais aussi en gestion financière pour une meilleure conduite de leur exploitation en devenir. Contre le mur, à gauche sur la photo, vous voyez la silhouette de Manda, notre relais local à Madagascar, qui se charge de la formation !


14 personnes ont choisi d’investir dans un zébu, enfin, plutôt une zébute, pour avoir un veau et produire du lait qui pourra être vendu sur le marché. Le prêt couvre les coûts de lancement de l’activité : achat de l’animal, alimentation complémentaire, mais aussi vaccins et médicaments pour la vache et le futur veau. Zebunet, via une subvention, finance la saillie de la zébute. 


                    

25 personnes ont choisi d’investir dans l’élevage de poulets gasy, trois poules et un coq. L’objectif est de faire éclore des œufs pour élever des poulets qui seront vendus à 5 mois. Le prêt couvre l’achat des animaux, et les médicaments et l’alimentation complémentaire pour les premiers mois. 

Via la subvention, nous finançons l’achat de 15 œufs de canne fécondés. Ceux-ci seront couvés par les poules, et permettront aux éleveurs de diversifier leurs ventes. S’ils estiment que la vente de canards est rentable, ils pourront acheter d’autres œufs et continuer cette méthode. Nous l’avons proposée dans le cadre de ce nouveau projet, car certaines des éleveuses du précédant projet avait effectué cette petite manipulation, et cela avait été très profitable selon leurs dires. 

Le suivi du projet sera assuré par l’association Fiavotra Mada, en lien avec l’association à la base Aina Soa qui assure une permanence pour les remboursements. Le projet finance aussi un suivi vétérinaire des cheptels durant les 24 mois du projet.

Nous avons aujourd’hui reçu la liste définitive des bénéficiaires, les contrats de microcrédits signés, et nous aurons bientôt toutes les photos des éleveurs. Cette dernière étape a pris du retard du fait du confinement de certaines régions à Madagascar, mais très bientôt, nous espérons pouvoir vous proposer de nouveaux Plans Épargne Zébus (PEZ) et Plans Epargne Poules (PEP) dans vos espaces adhérents !

 

 

Burkina Faso, juin 2020

Des nouvelles du Centre Nopoko des Enfants au Burkina Faso

Le Centre Nopoko est un orphelinat qui oeuvre pour l'amélioration des conditions de vie des orphelins et autres enfants vulnérables (atteint du Noma par exemple) dans sa zone d'intervention de Kongoussi. 

Cet orphelinat a un fonctionnement particulier : les enfants recueillis sont placés dans la famille proche (oncle et tante, cousin, fratrie, etc) dans le but de les laisser dans un environnement familial autant classique que possible. En contrepartie, le Centre Nopoko offre un lieu d'échange et d'accueil, de conseil et de suivi pour ces enfants et les familles qui les prennent en charge.

Le Centre fournit également les ressources nécessaires au développement de l'enfant (vêtements, nourriture, lait, soins, etc) afin que ces dépenses ne pèsent pas trop lourdement sur les familles accueillantes. 

L'objectif du partenariat avec Zebunet était de soutenir le Centre Nopoko dans le lancement d'une activité d'embouche ovine, qui lui permettrait d'avoir par la suite des fonds propres pour couvrir ses frais de fonctionnement. L’activité d’embouche n’a pas été une réussite. Entre autres, à cause du départ précipité de la personne qui s’occupait des animaux et d’une longue maladie qui a touché le directeur de l’orphelinat. 

Le Centre a donc vendu les animaux pour investir dans un stock de médicaments vendus dans une clinique proche. Cette activité leur a paru plus rentable et  plus facile à gérer car ne nécessitant pas de salarier une personne extérieure à l’orphelinat. Malgré ces difficultés et les retards qu’elles ont entrainés, le Centre continue de nous rembourser régulièrement l’argent que nous avions prêté. Nous espérons que le crédit sera remboursé d’ici la fin d’année, pour que le Centre atteigne enfin l’autonomie vis-à-vis de cette activité.

M. Sinaré, le directeur du Centre, a profité de l’envoi d’un justificatif de remboursement pour nous transmettre les photos d’un évènement qu'il a organisé à l’occasion de la Journée de l’Enfant africain. Il nous remercie de notre soutien qui permet au Centre d’avoir des fonds de disponibles pour organiser ce type de rencontres.

  

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Paris, mai 2020

Lancement du site de vente en ligne La Boutique du zébu en soutien à notre association !

Cher(e)s ami(e)s zébuphiles,

Tous les ans à cette période, nous avions l'habitude de nous retrouver sur la péniche autour du thé au gingembre pour refaire le monde. Cette année, cela n'est pas possible, aussi nous avons créé une boutique de produits artisanaux en ligne pour que vous puissiez faire des emplettes pour la fêtes des mères, des pères et tous les cadeaux de l'été !

Visitez La Boutique du zébu, vous y trouverez des objets originaux, venant essentiellement du Vietnam. Les montants des ventes sont intégralement reversés à Zebunet !

Des pochettes en lin filé,tissé et teint par les femmes Hmong de la coopérative de Lung tam aux puzzles d'animaux en bois exotique en 3D (il y a même le pangolin !), vous trouverez votre bonheur à des prix plus que raisonnables.

Les pièces sont souvent uniques, donc pardonnez nous si vous n'avez pas la couleur exacte de celle qui est en photo, mais rassurez tout est beau, nous avons choisi nous mêmes les objets.

Actuellement Zebunet implémente de beaux projets, notamment, au Vietnam un projet de soutien aux personnes en situation de handicap à cause de l'agent orange déversé pendant la guerre, et d'autres projets en Afrique, où nous continuons à assister les populations rurales touchées économiquement par la crise sanitaire.

Participez, partagez sur les réseaux sociaux et on se retrouve pour la vente de Noël en décembre !

Lien vers la Boutique du zébu 

 

 

 

Paris, mai 2020

Report de l'Assemblé Générale

Cher(e)s  ami(e)s zébuphiles, 

Le Conseil d’Administration de Zebunet a pris la décision de reporter l’Assemblée Générale qui a traditionnellement lieu au mois de juin. Celle-ci aura lieu au mois de septembre, la date précise vous sera confirmée ultérieurement. 

Nous ne souhaitions pas organiser l’AG par mails ou par lettres. Nous sommes toujours heureux de pouvoir vous recevoir pour échanger et répondre à vos questions. C’est pourquoi nous préférons reporter l’AG au-delà de l’été, en espérant que la situation sanitaire se soit calmée et que l’accueil du public sur la péniche puisse s’organiser sereinement.

                               

L’équipe de Zebunet


 

 

Monde, mai 2020

Des nouvelles du terrain

La situation commence à se rétablir au Vietnam, où nous comptons lancer de nouveaux projets en juin et juillet.

A Madagascar, certaines équipes de nos partenaires peuvent de nouveau se rendre sur place pour suivre les élevages et reprendre les remboursements. Toutefois, les projets rencontreront sans doute des retards, afin que la charge des remboursements ne soit pas trop importante pour les familles. 

En Afrique de l’Ouest, la situation ne s’est pas complètement rétablie, et les mesures de confinement commencent tout juste à être levées dans certaines zones. Mais la plupart des équipes n’ont pas encore pu reprendre le suivi. Toutefois, ils ont pu obtenir des nouvelles des bénéficiaires par téléphone. Celles-ci ne sont pas très bonnes, le commerce a été drastiquement ralenti, tout comme les récoltes. Parfois les bêtes sont tombées malades, et l’accès aux soins rendu quasiment impossible. Nous attendons d’avoir plus de détails pour nous faire une idée précise des retombées pour chacun des projets. Certains partenaires sont toutefois assez optimistes, et estiment que les ventes du ramadan, pour les pays musulmans, pourront  tout de même amener de bons revenus aux familles. 

Pour en savoir un peu plus sur la situation globale du continent africain qui, bien sûr, présente de fortes disparités régionales, nous vous proposons deux articles : 

- France 24, 11 mai, Covid-19 : pourquoi le scénario catastrophe n'a pas eu lieu en Afrique

- France Culture, 15 mai, Face au Covid-19, comment s'en sort (vraiment) l'Afrique ? (entretien avec un épidémiologiste camerounais)

 

 

Vietnam, mai 2020

Journal de quarantaine au Vietnam

Le Vietnam, très rapidement exposé au COVID, à cause de nombreuses échanges avec la Chine, et une frontière terrestre de 1 300 km, dispose d’équipements de santé restreints. Le gouvernement a donc choisi une stratégie « lowcost » pour contrôler la propagation du virus : dépistage des cas infectieux, traçage des contacts, isolement, fermeture des frontières très rapidement, et quarantaine obligatoire pour tous les entrants dans le pays. 

Tang Quang, un étudiant en architecture revient de Londres et a partagé ses souvenirs de quarantaine dans une école militaire réquisitionnée du district 2 de Ho chi Minh ville (vous pouvez le suivre sur FB mais en vietnamien).

Nous vous proposons des extraits de son journal de quarantaine en dessins, dont nous avons traduit les légendes ! 

Pour le découvrir, cliquez ici

 

 

Paris, avril 2020

Le temps suspendu

Cher(e)s  ami(e)s zébuphiles, 

Nous espérons que vous vous portez toujours bien, ainsi que vos proches. 

De notre côté, le travail continue, mais le temps parait suspendu. 

Les équipes de nos partenaires ne sont pas en mesure de se rendre chez les familles pour assurer le suivi, confinement ou quarantaine obligent. Ils ne peuvent pas encore nous rendre compte de l’impact de la pandémie sur les activités que nous soutenons. Et nous ne pouvons pas lancer de nouveaux projets.

Dès que cette crise a commencé à toucher nos pays d’intervention, nous avons engagé nos partenaires à prévenir les bénéficiaires que Zebunet prendra en compte cette situation exceptionnelle que nous traversons. Des délais seront bien entendu accordés, en fonction des besoins et des difficultés rencontrées par chacun. Il ne faudrait surtout pas que leur position d’emprunteur inquiète les familles et les force à prendre des décisions qui mettraient en péril leur santé ou leurs moyens d’existence. Cela irait à l’encontre des valeurs que nous portons et des actions menées depuis presque vingt ans maintenant.

A mesure que la situation se débloquera sur le terrain et que les informations nous remonteront, nous évaluerons au cas par cas les réponses à apporter. Pour le moment, il nous est difficile de vous fournir plus de détails. Mais nous espérons que la situation évolue positivement au fil des jours qui s’égrènent et que nous serons en mesure de revenir vers vous avec des nouvelles plus concrètes de vos troupeaux.

Et d'ici là, nous vous invitons à une excursion virtuelle et visuelle, c'est le prochain article de cette newsletter !

A très bientôt !                                      

L’équipe de Zebunet


 

 

Monde, avril 2020

Excursion virtuelle et visuelle : comment les populations de nos pays d'intervention font face à la crise sanitaire ?

Comme nous ne pouvons vous fournir d'informations récentes sur vos troupeaux, notre coordinatrice a selectionné des extraits de JT locaux et internationaux de ces derniers jours pour vous permettre de voir comment les populations et les gouvernements font face à la crise sanitaire.

On commence notre tour à Madagascar qui, heureusement, ne compte pas beaucoup de cas pour le moment. Toutefois, un confinement partiel et une quarantaine des grandes villes a été mise en place. Les marches et rassemblements ont été suspendus. C’est le cas dans la plupart des pays d’Afrique. 

Face à cette situation, un grand nombre d’habitants d’Antanarivo sont retournés dans les campagnes. S’ils ne peuvent plus se déplacer quotidiennement pour gagner leurs vies, c’est une question de survie. A la campagne, la vie est moins chère qu'en ville. Cette courte vidéo de TV5 Monde explique pourquoi et fais témoigner des citoyens malgaches. 

TV5 Monde - 29 mars


Continuons notre tour en Afrique de l’Ouest, avec des extraits de journaux télévisés burkinabé, nigériens, togolais et maliens. Nous n’avons pas pu trouver d’extrait pour le Sénégal, ou seulement en wolof…

Ces chaines de télévision sont des chaines étatiques, et de ce fait, sans doute un peu biaisées. Mais elles ont l’avantage de nous fournir des images de la situation sur le terrain, de voir plutôt que de spéculer. Ce qui apparait, c’est que les gestes barrières, et en particulier la distanciation sociale, sont peu respectés. Mais les masques se multiplient sur les visages, et surtout, un effort semble être mis sur l’accès  à l’eau et au savon pour une multiplication des lavages de mains.


Togo – Confirmation avec ce premier extrait qui détaille les mesures mises en place dans les zones rurales, dont l’installation de borne de lavage de mains, et les efforts de sensibilisation pour lutter contre le virus. 

TVT (Télévision Togolaise) – 18 avril



Burkina Faso – Les deux extraits  suivants sont concentrés sur les effets de la crise sanitaire sur le commerce. 

Le premier a pour sujet la fermeture des marchés en général, ponctué de témoignages de commerçants. 

RTB (Radiodiffusion Télévision du Burkina) - 5 avril


Le deuxième extrait nous intéresse tout particulièrement à Zebunet. Il revient sur la fermeture d’un marché au bétail dans la province du Gourma, à l’est du Burkina.

RTB (Radiodiffusion Télévision du Burkina) – début avril



Niger – Cette quatrième vidéo montre comment se met en place la quarantaine et le couvre-feu à Niamey, et leurs contournements.

ORTN (Office de Radiodiffusion Télévision du Niger) – 13 avril



Mali – Avec cet extrait, nous écoutons le témoignage de femmes sur la gratuité de l’eau à Bamako, décidée par le président, ensuite, direction Tombouctou pour l’installation de bornes fontaines dans les marchés (qui ne semblent donc pas fermés sur ce territoire).

ORTM1 (Office de Radio Télévision du Mali) – 21 avril



Dans ce dernier extrait, on voit que les maliens, eux aussi, se sont mis à la production de masques.  Et ce sont les militaires qui cousent !

ORTM1 (Office de Radio Télévision du Mali) – 22 avril



Impossible pour nous de poursuivre notre excursion virtuelle et visuelle jusqu’au Vietnam. Ou alors nous serions obligés de vous proposer des journaux télévisés en vietnamien …

Toutefois, vous trouverez, en suivant le lien ci-dessous, un article de Radio France International. Le journaliste y explique comment le Vietnam a réussi à contenir l’épidémie grâce à des mesures de prévention drastiques mais efficaces. En espérant que cela continue !

Lire l'article de RFI

On espère aussi que cette excursion vous a plu ! N'hésitez pas à soutenir les hommes et femmes de nos pays d'intervention en investissant dans des PEA !

 

 

Monde, avril 2020

Analyse : la "crise dans la crise"

Pour avoir une meilleure idée de l’impact de la crise sanitaire sur les populations de nos pays d’intervention, nous vous proposons en complément de l'article précédent, une interview du directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Cet article nous a paru intéressant car l’interviewé détaille la « crise dans la crise » dont vous avez peut-être entendu parler. Pour la FAO, la crise sanitaire va lourdement impacter la souveraineté alimentaire des populations les plus vulnérables, les laissant en grande difficulté. 

Dans les pays en développement, une grande partie des échanges économiques sont informels, en dehors de tout contrôle étatique et donc de toute assurance chômage. Ils sont aussi précaires, souvent sur un mode journalier. Ainsi, c’est jour par jour que les personnes gagnent de quoi se nourrir pour le lendemain. Avec ses projets, Zebunet essaie de mitiger cet état de fait, en proposant des crédits à l’élevage pour assurer un revenu régulier  et sur le long terme. 

Les mesures de confinement mettent en péril ces revenus informels issus d’échanges car ceux-ci sont limités. L’Etat n’est souvent pas en mesure de soutenir les populations les plus impactées par la crise comme le gouvernement peut le faire chez nous (et encore…). 

Par exemple, l’un de nos partenaires au Togo nous expliquait que l’Etat a mis en place une aide financière d’urgence pour les plus pauvres mais : 1- celle-ci n’est versée qu’aux personnes inscrites sur les listes électorales ; 2- il faut en faire la demande sur internet. Cela laisse une part importante de la population de côté  qui, pour le moment, n’est pas aidée du tout. Nous espérons que le gouvernement togolais sera en mesure d’infléchir cette mesure afin de prendre en compte une part plus grande des personnes dans le besoin.

Dans le cas des agriculteurs, c’est aussi le manque de disponibilité de travailleurs journaliers qui risquent de limiter l’amplitude des récoltes, et de diminuer les revenus qui permettent aux familles de subvenir à leur besoin à l’année. On nous a rapporté un cas où les militaires ont fait faire demi-tour à des travailleurs qui allaient au champ, au motif que ces personnes étaient trop nombreuses sur une même charrette…

Ici comme ailleurs, les citoyens et les gouvernants sont tiraillés entre la nécessité de contrer la propagation du virus et la survie de tous, basée sur notre capacité à produire des richesses. 

Pour lire l’article de la FAO « COVID-19: Nos communautés les plus vulnérables et souffrant le plus de la faim sont confrontées à "une crise dans la crise" », c’est par ici. 

 

 

Madagascar, avril 2020

VIDEO : Des nouvelles de Mada !

On a reçu avant le confinemnt ce chouette montage élaboré par la Federation des Collèges Agricoles de Madagascar (FEKAMA), avec lequel nous avons lancé un projet l'année dernière.

Daniel, l'un des bénéficiaires, raconte le lancement du projet. Vous aurez le plaisir de voir "en vrai" ce que le prêt a permis d'acheter !

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous arriverez sur la chaine Youtube de Zebunet. N'hésitez pas à visionner nos autres vidéos et à les partager sur les réseaux sociaux ! Faisons connaitre un maximum notre association et son travail !

Voir la video


 

 

Paris, mars 2020

Zebunet et l'épidémie de coronavirus

Cher(e)s ami(e)s zébuphiles, 

Tout d’abord, nous espérons que vous et vos proches êtes en bonne santé et que vous parvenez sans trop de difficultés à traverser cette période inédite de confinement. N’hésitez pas à profiter de ce temps pour relire les Z’actus que vous auriez ratées (en faisant défiler cette page) ou à agrandir votre cheptel (par là) !

Grâce à la magie d’internet, et parce que la vie continue, notre équipe reste mobilisée en cette période. Nos actions sur le terrain suivent leurs cours, bien que nous suivions attentivement l’évolution de la situation sur nos terrains d’intervention. Nous avons par contre annulé notre mission prévue au Togo en mars. 

Pour le moment, nos paysans en zones rurales sont épargnés par le virus. Néanmoins, tous les pays sont impactés d’une manière ou d’une autre par l’épidémie et nous resterons vigilants ces prochaines semaines, afin de prévenir les difficultés que pourraient rencontrer nos bénéficiaires.

Au Vietnam, les mesures prises par le gouvernement semblent avoir permis d’éviter une propagation massive du virus, malgré la proximité avec le foyer chinois. 123 cas ont été recensés à la date du 23 mars, et aucun décès pour le moment. 

Certains pays d’Afrique de l’Ouest dans lesquels nous travaillons ont mis en place des mesures de confinement partiels, fermeture des frontières, des écoles et universités, interdiction des manifestations et regroupements culturels. A ce jour, le nombre de cas est encore réduit : aucun cas confirmé au Mali, 2 cas recensé au Niger, 12 cas à Madagascar et 18 au Togo. Le Sénégal et le Burkina Faso sont les plus impactés, avec 67 cas pour le Sénégal, 99 cas et quatre décès pour le Burkina Faso. 

Pour en savoir plus, nous vous invitons à suivre ce lien. Cette carte du continent, réalisée par le magasine Jeune Afrique, indique la situation sanitaire et les mesures prises pays par pays. Elle est actualisée au quotidien. 

Comme nous n’avons aucune formation en cours, aucune activité n’a du être suspendue pour l’instant. Néanmoins, dans le cadre de nos projets, le suivi se fait parfois grâce à des réunions mensuelles entre bénéficiaires, temps d’échanges avec les équipes techniques et moments propices à la collecte des remboursements. Nous sommes en lien avec les équipes afin le cas échéant qu’ils prennent les mesures nécessaires pour que ces réunions soient reportées ou organisées de façon à respecter les instructions sanitaires de chaque gouvernement. 

Nous continuons de suivre nos projets et d’en développer de nouveaux, afin de ne pas mettre en attente les espoirs de nos bénéficiaires et des équipes de nos partenaires sur le terrain. 

Nous espérons que l’impact de la crise économique qui suivra cette épidémie ne frappera trop fortement les populations déjà vulnérables pour lesquels nous mettons en œuvre nos projets. Plus que jamais, nous aurons besoin de votre soutien, pour renforcer ces liens de solidarité Nord-Sud que développe Zebunet depuis presque 20 ans !

Mise à jour du 05/04/2020 :

Nous échangeons à travers le monde avec les équipes de nos associations partenaires, qui vont toutes bien heureusement ! Eux aussi sont confinés. C’est le télétravail général.
Comme chez nous, les activités sont suspendues. Les pays dans lesquels nous travaillons ont maintenant tous mis en œuvre des mesures de confinement ou de quarantaine. Cela va impacter les marchés et donc les élevages et revenus de nos bénéficiaires. Zut zut zut, pour rester poli... Il nous faudra être vigilants, souples et créatifs ces prochaines semaines et prochains mois. 


Source : Nombre de cas par pays - https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6(à la date du 23/03/2020)

 

 

Paris, mars 2020

Burkina Faso : un nouveau partenaire et un nouveau projet à Boussé !

Nous avons signé un nouveau partenariat au Burkina Faso, avec le Centre d’encadrement, de coopération et d’appui pour le développement rural, ou CECA-DR. Cette association, créée en 2014, mène divers projets de soutien aux agriculteurs avec l’appui financier d’associations et de fondations européennes : restauration de terres cultivables, aménagement de terres pour l’exploitation maraichère, réalisation d'ouvrages hydrauliques adéquats, alphabétisation en langue locale mooré, formation de femmes en gestion d’unités économiques, etc. Ils travaillent principalement dans la province du Kourwéogo, dans la région du Plateau Central. 

Notre représentant local, M. Kleene, a collaboré avec eux l’année dernière. Le sérieux et l’engagement des équipes du CECA-DR lui a donné l’idée de nous mettre en contact avec eux. D’autant que le CECA-DR a récemment fait mener par une sociologue une analyse des pratiques permettant la résilience des familles rurales en période de soudure. Il est ressorti de cette étude que le développement de l’élevage (ovine, bovine, volaille,…) est retenu comme une solution efficace pour l’amélioration de situation des ménages dans ce contexte.

Nous avons donc commencé à échanger avec les équipes du CECA-DR l’année dernière. Elles ont vérifié auprès des populations la pertinence d’une action via la méthode du microcrédit. Face aux bons retours du terrain, nous avons estimé qu’il serait intéressant de lancer un premier projet pilotes auprès de 20 femmes de la commune rurale de Boussé.

Le CECA-DR mène déjà dans cette zone un projet de « contribution à l’accroissement de production agrico-sylvo-pastorale pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle » . Ce projet intervient dans le domaine de l'hydraulique villageoise, la sécurité alimentaire, les renforcements de capacités et les activités génératrices de revenus. Notre action vient en complément de ce projet, pour en renforcer l’impact en permettant le lancement d’un nombre plus important d’élevages. 

Les femmes reçoivent un prêt de 150 000 cfa (soit 228€) à rembourser sur 3 ans. Le prêt permet l’achat de 3 brebis et 4 chèvres. Le CECA-DR a fait le choix de proposer deux types d’élevage par famille pour diversifier au maximum les revenus et mitiger les riques. Le prêt couvre aussi l’achat de petit matériel pour fournir les abris, les premiers soins vétérinaires et des compléments alimentaires. La construction des abris est réalisée par les familles, en récupérant autour d’elles les matériaux nécessaires à la construction. 

Bien entendu, les femmes ne sont pas laissées seules face à ces constructions et l’élevage en lui-même. Une formation leur a été proposée, financée par une subvention de Zebunet. Les formations ont permis d’aborder les risques sanitaires et les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour prévenir ces risques. Par ailleurs, l’emphase a été mise sur l’importance de l’élevage en stabulation pour atténuer la pression sur le couvert végétal exercée par les animaux en divagation et améliorer la production agricole par la disponibilité d’une fumure organique de bonne qualité. 

Les formations ont déjà eu lieu, ce qui est rassurant avec l’arrivée du coronavirus au Burkina Faso et le début des mises en œuvre de mesures de confinement. Nous espérons maintenant que la situation sanitaire n’empêchera pas les femmes de mener à bien leur élevage, et aux équipes du CECA-DR et des services vétérinaires compétents de bien suivre le projet pour les aider si elles rencontrent des difficultés. 

Pour le moment, tout va bien, investissez donc dans un Plan Epargne Brebis ou Chèvre à Boussé, pour soutenir ces femmes dans leurs efforts !

Merci !

 

 

Paris, mars 2020

De bonnes nouvelles de Gia Ninh !

Voici un extrait du rapport envoyé par notre partenaire AEPD au Vietnam : 

Les familles ont toutes obtenu de bons revenus et amélioré leur qualité de vie après avoir obtenu les prêts. Certains ménages ont utilisé les bénéfices de leur activité d’élevage ou de petit commerce pour réparer des maisons, couvrir les frais de scolarité des enfants ou développer leurs exploitations.

Six emprunteurs [sur six] ont des vaches/buffles qui ont mis au monde au moins un veau. En particulier, M. P. a acheté une vache supplémentaire pour l'expansion de son modèle après avoir eu une vache grâce au prêt, ce qui a monté son cheptel à 4 vaches, dont un veau. 

Onze des onze emprunteurs ayant un modèle d'élevage de porcs ont vendu les porcelets tous les six mois. Chaque cycle d'élevage leur a rapporté de 4 à 6,5 millions de VND de bénéfice net [soit 160 à 260€]

Tous les ménages ayant une petite entreprise, comme l'épicerie, la production d'encens, la production de nouilles et la restauration, ont développé leur modèle grâce au prêt. Le bénéfice moyen de l'entreprise est d'environ 2 à 2,5 millions de dongs par mois [soit 80 à 100€]

Pour le modèle d'élevage de poulets, la plupart des emprunteurs avaient entre 100 et 200 poulets. Ils ont vendu des poulets tous les cinq mois, ce qui leur a rapporté des bénéfices nets d'environ 2 à 4 millions de dongs à chaque fois [soit 80 à 160€]. Ils n'ont jamais tout vendu, mais ont laissé plus de 10 poulets pour assurer la continuité de l’activité. 

Parmi les différents modèles, la pisciculture semble être celui qui apporte le plus de bénéfices. Chaque ménage qui travaille à ce type d’activité a élevé au moins 5 000 poissons par récolte et 1 000 au minimum. Le bénéfice net après un semestre a fluctué entre 5 à 8 millions de dongs selon l'échelle [la taille de l’étang et le nombre d’alevins élevés]. Cependant, il y a plus de risques [avec ce type d’élevage] que les autres modèles. Par exemple, une inondation peut laver les poissons juvéniles ou faire durer la période d’élevage plus de 7 mois. 

Dans le même temps, tous les emprunteurs ont strictement respecté le calendrier de remboursement. Il n'y a pas de dettes en souffrance ou de risques encourus.

Voilà qui est positif !

Nous avons un peu creusé ce rapport en interrogeant  AEPD. Voici quelques détails supplémentaires. 

Concernant les risques mentionnés par AEPD pour les éleveurs de poissons, ils nous ont rassurés en nous confirmant que les gens suspendent parfois provisoirement l’activité. Lorsque les risques d’inondations sont élevés, ils ne placent pas de poissons dans les étangs et attendent des jours meilleurs. 

Les bénéfices « réduits » des petits commerces s’expliquent en partie par le fait que ces entreprises sont récentes et restent de petites tailles. Les commerçants disent avoir les capacités pour les agrandir et augmenter leurs chiffres d’affaires. 

Commerçants et éleveurs semblent en tout cas satisfaits de leurs investissements et nous espérons qu’il en sera de même jusqu’à la fin du projet dans quelques mois !

Nous espérons que vous êtes aussi satisfaits de ces nouvelles. Vos animaux, stocks de nouilles ou d’encens sont entre de bonnes mains !!

 

 

Paris, mars 2020

Conseils de zébulectures

Il y a quelques mois, nous vous conseillions le livre de Bernard Faye, Beldum

Idéal pour voyager depuis son salon, retrouvez par ici la description faite par Hanh, notre présidente. 

Nous vous conseillons aussi le très bon ouvrage d’ethnologie La nation malgache au défi de l'ethnicité aux éditions Karthala ou la bande dessinée Sous le tamarinier de Betioky de Geneviève Marot aux éditions La boîte à bulles dont l’histoire se passe aussi sur la Grande Ile. 

Par ailleurs, si vous êtes à court de lecture, et pour éviter de passer par les grandes plateformes,  voici deux liens vers des systèmes alternatifs d’achat de livres :

La Librairie.com qui s’appuie sur un réseau de librairies en dur (et de vrais libraires !) pour la vente de livres neufs. La conjonction réussie entre le commerce de proximité et les facilités qu’offrent internet pour mettre en lien clients et vendeurs. 

Quai des Livres qui rapproche « d'un côté des livres qui n'ont plus de lecteurs, et de l'autre des personnes qui seraient ravies de les lire ». Acheter des livres d’occasion et éviter qu’ils se retrouvent à la poubelle, nous finirons tous instruits, dépaysés et écolos ! Quai des Livres est une entreprise gérée depuis l'Orne par un libraire très motivé.

Nous vous aurions aussi bien recommandé Recyclivre qui, par la vente de livres d’occasion, propose l’insertion par le travail de personnes en situation de handicap ou de grande exclusion. Malheureusement, leur site nous indique qu’ils ne prennent plus de commande pendant le confinement. A garder en tête pour plus tard ! 

Liens : Lalibrairie.comQuaideslivres / Recyclivre 

 

 

Paris, mars 2020

Conseil zébuactivités avec les enfants !

Depuis plusieurs années, Zebunet est partenaire de l’association Kurioz, qui fait la promotion de jeux, livres et outils pédagogiques centrés sur la solidarité, les droits humains ou l’écologie.

Certains, dont nos modules d’éducation au développement (lien), sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site https://www.comprendrepouragir.org/.

Renouvelez vos activités en permettant à vos enfants et petits enfants de s’amuser tout en développant ces valeurs qui nous rassemblent !

 

 

Paris, février 2020

Election du Conseil d'Administration en juin, nous cherchons nos prochains administrateurs !

Cher(e)s ami(e)s zébuphiles, 

Vous auriez envie de suivre plus en détails les activités de notre association ? De participer aux choix de nos projets ? De nous aider à gérer les projets en cours et ceux à venir ? De participer à la réflexion sur nos moyens d’action, le financement de nos projets, les pistes de diversification de notre activité ? De questionner notre impact et de trouver des solutions pour l’améliorer encore ? 

Alors vous êtes les bienvenus ! Candidatez pour devenir administrateur bénévole ! 

De manière concrète, les membres du CA, élus pour un mandat de trois ans, se réunissent une fois par trimestre environ. Pendant une journée, nous faisons le tour des projets avec la coordinatrice et nous abordons les autres problématiques qui forment aussi notre activité : gestion du site internet, comptabilité, stratégie de communication, voyages d’évaluation sur le terrain, etc. Le tout dans une ambiance chaleureuse et décontractée, pour une journée remplie d’échanges, de questionnements et d’élaboration de solutions. 

Toutes les compétences et les volontés sont les bienvenues ! Zebunet existe depuis presque 20 ans maintenant, et pour 20 ans encore nous l’espérons. Si les activités quotidiennes sont gérées par notre coordinatrice au siège, elle a aussi besoin d’une  impulsion, d’un cadrage et d’échanges pour mener plus en avant notre grand troupeau ! De nouvelles têtes nous permettraient de nous secouer les puces et d’aller encore plus loin dans cette belle aventure de solidarité ! 

N’hésitez pas, contactez nous par mail (info@zebu.net) ou par téléphone (01.40.70.05.46) pour en savoir plus. A très vite !

 

 

Paris, février 2020

Reçus fiscaux envoyés !

Nous avons envoyé les reçus fiscaux pour l'année 2019, par mail ou par voie postale pour celles et ceux dont nous n'avons pas l'adresse mail. 

N'hésitez pas à vérifier vos spams si vous ne trouvez pas notre message dans votre boite de réception.

Bien évidement, nous restons à votre disposition par mail (info@zebu.net) ou par téléphone (01.40.70.05.46) si vous rencontrez le moindre souci. 

Un grand merci pour votre soutien à tous et toutes !! 

 

Mali, février 2020

Au Mali : plus de 600€ de chiffre d'affaires grâce à un prêt de 200€ - vive l'élevage de chèvres !

Le projet Tiakadougou 2017 mené par l’association AMPDR a pris fin le mois dernier. Ce projet est une réussite pour les hommes et femmes qui avaient investi dans l’élevage de chèvres !

Avec un prêt de départ de 135 167 cfa (207€), ils ont généré en deux ans et demi un chiffre d’affaires moyen de 445 000 cfa - soit 678€ ! Et il leur reste en moyenne 6 animaux dans leurs enclos. De quoi continuer tranquillement leur élevage, sauf pour une des bénéficiaires qui a malheureusement vu une large partie de son cheptel décimée à mi-projet. Elle avait nourri ses bêtes avec du son avarié... 




Au lancement de l’activité, le maximum avait été fait pour que les élevages réussissent. Le prêt comprenait l’achat de 3 animaux, le matériel de construction d’une chèvrerie, ainsi que l’alimentation pour les premiers mois et les médicaments nécessaires à une campagne de vaccination des animaux.

L’équipe d’AMPDR, sur fonds propres et avec le soutien de la subvention de Zebunet, a renforcé les connaissances techniques des éleveurs via des formations spécifiques à l’activité financée. Le suivi périodique a été assuré par un technicien en santé animale. Il a conseillé les éleveurs tout au long du projet.


Comme nous vous le disions, le projet a été une réussite, car les naissances ont été nombreuses, entre 8 et 26 chevreaux par famille.

Seize élevages sur trente n’ont eu aucune perte à déplorer, et seulement deux d'entre eux ont connu de grosses vagues de décès contrôlées avec difficultés.

Les ventes ont aussi été nombreuses, en moyenne 14 chèvres vendues sur la durée du projet. Nous avons laissé le projet prendre quelques mois de retard vers la fin, pour permettre aux éleveurs de vendre des animaux plus grands, et plus chers, afin que leur investissement soit plus rentable.



Evidemment, c’est surtout le travail quotidien de ces hommes et femmes qui a permis la réussite de l’élevage et le remboursement du crédit qui nous permet de relancer un projet similaire dans des villages à proximité. Nous les remercions pour leur sérieux et de leur engagement, ainsi que pour le vôtre, fidèles donateurs et investisseurs, sans lesquels de telles réussites ne verraient pas le jour!

 

 Mêêêêêêrci  !!

 

 

Togo, février 2020

Zebunet part au Togo en mars !

               

Avec la saison sèche en Afrique de l'Ouest, vient le temps des missions terrain pour l'équipe de Zebunet ! Trois ambassadeurs de qualité, notre coordinatrice, le responsable pays Togo et un bénévole/photographe vont aller faire le tour de nos projets sur place. 

Ils vont rester une quinzaine de jours, rencontrer les équipes de nos associations partenaires, LGD, WWOOF Togo, IADES et ESFTogo, et surtout un maximum de bénéficiaires !! Quelques uns de nos projets ont pris du retard, d'autres se sont terminés l'année dernière, certains sont à mi-parcours. Ces visites terrain permettent d'évaluer plus directement notre impact sur les familles que nous aidons. C'est l'occasion de renforcer les liens qui nous lient avec les équipes des associations avec lesquelles nous travaillons.

Pour la coordinatrice, c'est aussi l'occasion de demander les prix de tous les produits qui entrent dans nos prêts, de confronter les plans de rentabilité élaborés en début de projet avec la réalité des marchés locaux, de s'assurer auprès des bénéficiaires que notre soutien est suffisant et en accord avec leurs besoins. 

Nous prendrons un maximum de photos et de témoignages, pour vous en dire plus à notre retour ! Investisseurs ou donateurs de PEBROC, de PECO ou de PEAgri au Togo, ne manquez pas les prochaines newsletters !

Et si vous connaissez une association établie au Togo, avec une équipe compétente et fiable qui pourrait être intéressée pour mener des projets de microcrédit solidaire en collaboration avec Zebunet, n'hésitez pas à nous en informer, nous essayerons de les rencontrer lors de notre séjour !

 

 

Paris, fevrier 2020

A écouter : une série de podcasts sur l'agriculture

L’équipe de Zebunet sort un peu du champ de l’agriculture familiale pour vous proposer une série de l’émission « Entendez-vous l’éco » sur les politiques publiques agricoles.

De l’histoire avec un retour sur les physiocrates et sur la mise en œuvre des premières PAC ; des questionnements plus contemporains sur l’avenir de l’alimentation et la représentation de la figure de l’agriculteur dans le cinéma français.

Quatre émissions d’une cinquantaine de minutes pour ouvrir la réflexion sur notre rapport à la production agricole.

Tous les épisodes de la série "L'économie des champs" par ici !

 

 

Paris, janvier 2020

Zebunet vous souhaite une belle et heureuse année 2020 !

Toute l'équipe Zebunet vous remercie pour cette belle année 2019 qui s'est terminée en beauté avec une belle vente de Noël et des cadeaux PEA qui feront plus d'un heureux.

 
Nous vous souhaitons une année 2020 pleine de solidarité, de bienveillance et de tolérance.
 
Que les difficultés de 2019 ne soient qu'un lointain souvenir et que les souvenirs à venir soient mémorables.
 
L'Equipe Zebunet

 

 

Mali, janvier 2020

Un nouveau projet Moutons au Mali !

Réunion avec les futures bénéficiaires

Nous avons lancé au mois de décembre un nouveau projet au Mali, dans la région de Koulikoro, avec notre partenaire Initiative Conseil Développement (ICD). Le précédent projet Maféya avait été une réussite pour les femmes bénéficiaires, et nous renouvelons l’expérience avec un autre groupement de femmes dans un village proche, à Sirakorola.

Emplacement du nouveau projet Sirakorola 2020


Les trente femmes bénéficiaires du projet vont pouvoir investir dans trois ovins chacune, deux femelles et un mâle, pour la reproduction et la vente. Le prêt couvre aussi la construction d’une bergerie aux normes, l’alimentation, les médicaments et les gemmes de sel pour la première année.
Afin de maintenir un taux d’intérêts raisonnable, Zebunet finance via une subvention les formations et une partie des frais de suivi de notre partenaire.

Présidente du groupement signant le contrat du projet

L’un des atouts d’ICD est d’avoir une vision large de ce que signifie le soutien à l’élevage. Ainsi, les femmes membres du groupement ne vont pas être formées seulement aux bonnes pratiques d’élevage, mais aussi aux techniques de négociation et de contractualisation pour l’écoulement de leur production, au leadership et à la citoyenneté (compris ici comme la promotion de la participation des femmes à la vie sociale, politique et économique de la zone).

Nous leur souhaitons bonne chance pour le démarrage du projet ! Rendez-vous bientôt dans votre espace membre pour souscrire à un PEBROC et soutenir ainsi leurs efforts !

 

 

Madagascar, janvier 2020

Le projet Ambatomiharavavy 2016 est enfin terminé !

Ce projet, qui combinait des prêts pour acheter des zébus et des prêts pour acheter des poulets gasy, en fonction des souhaits des bénéficiaires, s’est enfin clôturé sur le terrain.

Le projet a pris beaucoup de retard car certains bénéficiaires refusaient ou n’arrivaient pas à rembourser l’intégralité de leur prêt. Or, pour éviter un mauvais précédent, Zebunet et son partenaire de terrain, Fiavotra Mada, ont préféré attendre que tout le monde ait remboursé son prêt avant de relancer un nouveau projet dans la localité.

Lors de notre séjour à Madagascar en avril, nous avions rencontré une partie des bénéficiaires qui avaient du retard, environ la moitié des familles impliquées dans le projet. Ils s’étaient engagés à tout rembourser, expliquant le retard par des pertes importantes au niveau des poulets - il semblerait qu’une mystérieuse maladie ait touché les élevages de la zone pendant l’hiver - et des difficultés à réunir l’argent pour les propriétaires de zébus.

Nous leur avons donc accordé un nouveau délai, qui a été respecté par la plupart des individus. Les quelques récalcitrants, grâce au travail de fond de notre partenaire, ont finalement respecté leur parole. Les membres du groupement à la base qui gèrent le projet dans localité ont quand même dû suivre à la trace un bénéficiaire qui refusait de payer malgré des ressources et avait déménagé plus loin, sans laisser d’adresse.

Au niveau des zébus, les résultats sont satisfaisants, sans être exceptionnels. Deux zébutes ont donné naissances à deux veaux durant le projet, mais deux autres vaches se sont révélées stériles malheureusement. Une des bénéficiaires a préféré revendre sa vache pour se lancer dans une nouvelle activité. Les autres zébutes ont eu un veau, certaines sont de nouveau en gestation. Enfin, l’une des zébutes est décédée suite à une maladie, mais elle avait déjà un veau, dont la famille s’occupe encore aujourd’hui. Sauf pour la personne qui s’est reconvertie, tous les éleveurs ont au moins un animal dans leur étable à la fin du projet.

Au niveau des poulets, les éleveurs ont rencontrés plus de difficultés. Des maladies qui n’ont pu être gérées ont beaucoup ralenti l’activité, car les poussins décédaient avant d’atteindre l’âge d’être vendus. Cela obligeait les familles à relancer un cycle de ponte et de croissance pour pouvoir rembourser Zebunet et dégager un bénéfice. Par ailleurs, les éleveurs de poulets nous ont rapporté que la nourriture destinée aux poussins était très chères, trop chère par rapport à leurs revenus, ce qu’ils avaient mal anticipé. Cela explique peut-être aussi les décès de certains poussins, pas assez bien nourris pour être en pleine forme les premières semaines de leur vie.


Du fait de la longue durée du projet, nos chiffres de ventes sont très approximatifs et partiels pour de nombreuses familles. Certains bénéficiaires ont par ailleurs déménagé, rendant plus compliqué un suivi régulier des élevages par la technicienne de l’association. Nous n’allons donc pas nous avancer sur des chiffres moyens de vente, qui ne font pas vraiment sens.

Toutefois, d’après les comptes-rendus envoyés par la technicienne, une large partie des bénéficiaires ont changé d’activité après le remboursement du prêt, tout en gardant parfois quelques poules pour leur consommation personnelle d’œufs et de viande. Certains se sont aussi tournés vers l’élevage de poulets de chair, achetés à 1 jour et revendus au bout de 45 jours avec un bon bénéfice. Le poulailler construit dans le cadre de notre projet est donc toujours bien utile !

Au regard de ces difficultés, d’autres femmes ont fait preuve d’initiative et ont trouvé une solution innovante qui marche : faire couver aux poules des œufs de cannetons fécondés achetés au marché !  Les cannetons sont plus résistants, dès leur naissance. Ils peuvent être nourris avec du riz, bien moins cher que la provende nécessaire aux poussins, ce qui augmente les chances de réussite et réduit les coûts induits par l’élevage. Et les poulettes n’y voient que du feu !

Face à cette réussite, et parce que nous souhaitons continuer à promouvoir l’élevage de poulets gasy locaux plutôt que d’espèces exogènes, nous partons sur cette solution pour notre prochain projet avec Fiavotra Mada. Les prochains bénéficiaires achèteront quelques poules gasy, un coq (pour leur donner envie de couver) et un premier lot d’œufs de canes. D’ici quelques mois, on vous proposera donc des PEPCC, des Plans Epargne « Poules Couvant des Canards », original, non ?

 

 

Paris, janvier 2020

Parfois, on nous reproche de favoriser l’exploitation animale et la détérioration du climat en aidant au développement de l’élevage dans les pays du Sud.

Quels arguments pour notre défense ?

Zebunet soutient un modèle d’élevage familial, très loin des « usines à bestiaux » du type ferme des mille vaches. Ce modèle productiviste qui nourrit une grande partie des consommateurs occidentaux, ne respecte ni les animaux, ni les éleveurs, ni les consommateurs, ni les écosystèmes. Au contraire, l’élevage familial tel que promu par les projets de notre association cherche à préserver l’humain, l’animal et l’environnement, et voici comment.

Premier argument : un modèle qui respecte le rythme et la santé des animaux

Nous ne travaillons qu’en favorisant des élevages de taille réduite, n’ayant pas le même impact écologique que l’élevage industriel qui repose sur la concentration animale et ne tient pas compte des conditions de vie des animaux.

Pour les éleveurs, il va de leur intérêt que les animaux soient bien traités. Les conditions d’élevage ont un impact majeur sur l’état de santé et la qualité des produits : une chèvre mal nourrie, vivant dans un enclos sale et trop petit, est plus facilement malade et produit un lait en faible quantité et de médiocre qualité.

De plus, les produits vétérinaires pour les soins coûtent chers, souvent trop chers pour nos bénéficiaires. Il va de soit de s’assurer du bon état de santé des animaux pour n’utiliser qu’en dernier recours ces médicaments.

Pour garantir la réussite des projets et le meilleur soin des animaux, nos partenaires locaux assurent un appui zootechnique. Il est important que nos partenaires locaux s’assurent que les conditions matérielles satisfaisantes pour l’élevage (enclos, fourrage,…) soient réunies et que les soins vétérinaires préventifs soient bien assurés. En amont de la distribution des prêts, une formation aux bonnes pratiques d’élevage est proposée, pour les néophytes comme les éleveurs chevronnés.

Le modèle d’élevage que nous prônons, s’il s’appuie bien évidemment sur les vaccins, vermifuges et autres médicaments qui permettent d’éviter les maladies, ne se rue pas sur les hormones et les stimulants de croissance pour animaux. Ceux-ci sont principalement nourris de résidus de culture. La croissance des chèvres, moutons et autres zébus que nous finançons se fait selon le calendrier fixé par la nature.

Deuxième argument : un modèle qui préserve l’humain en favorisant le développement socio-économique des familles et leur santé

Nos projets s’adressent à des personnes trop pauvres pour accéder au système bancaire de leur pays. Notre objectif est la mise en place pérenne d’élevages amenant une amélioration du niveau de vie des bénéficiaires et leur permettant d’envisager à terme d’autres projets.

Les ventes d’animaux, de produits laitiers ou de fumure organique permettent de financer l’amélioration du logement, les investissements dans l’agriculture, l’éducation des enfants, les soins médicaux, les dépenses liées aux cérémonies comme les naissances et les mariages, et mille autres choses du quotidien.

Les bénéfices économiques de nos projets d’élevages vont au-delà des bénéficiaires directs des microcrédits. Ils concernent aussi les agriculteurs locaux, ouvrant des débouchés pour les producteurs de fourrage et de céréales. Et permettent le développement de circuits courts de vente, favorisant la croissance économique locale, plutôt que les importations de viande depuis l'international.

Au-delà de l’aspect économique et financier, c’est aussi l’alimentation des familles qui se trouve améliorée et, par conséquent, la santé de ses membres.

En moyenne, les français mangent chaque année 85 kg de viande par an et par personne (source : Les Echos). Sur le continent africain, cette moyenne tombe à 15 kg, avec une consommation plus importante dans les villes que dans les campagnes (source : RFI). Là où en France, la critique d’une surconsommation de protéines animales peut s’entendre et faire sens, elle n’est absolument pas applicable à nos zones d’intervention, en particulier sur le continent africain. 

Au contraire, les institutions spécialisées pointent régulièrement l’absence de diversité dans l’alimentation des plus pauvres de la planète, souvent très riche en céréales et féculents et pauvre en protéines animales, fruits et légumes frais. Ce manque de diversité est préjudiciable à la santé, et en particulier chez les enfants. Ceux-ci risquent de subir des retards de croissance, physiques ou mentaux, qui les fragiliseront toute leur vie.

Avoir son propre cheptel, c’est avoir un accès direct et non monétarisé à du lait ou des œufs, et à la viande de temps en temps. Promouvoir l’élevage familial, c’est aussi renforcer les corps des hommes et des femmes qui élèvent ces animaux, et augmenter ainsi leurs chances de réussite dans leurs activités et dans leurs vies.

Troisième argument : un modèle qui respecte l’environnement en favorisant l’association vertueuse de l’élevage et de l’agriculture

L’élevage produit un engrais naturel et gratuit. La fumure, mélange de déjections et de litière, permet d’amender les sols cultivés. La fumure est non seulement source de minéraux indispensables (nitrates, phosphates, potassium…) mais c’est aussi un agent texturant des sols par la matière organique qu’elle contient et qui permet le développement de la microfaune du sol. Quand elle est disponible en quantité suffisante, la fumure permet d’éviter les engrais chimiques qui polluent les sols, les cultures et la planète.

Au Vietnam, nous faisons la promotion des biodigesteurs. L’excédent de fumier sert à produire du biogaz dans des méthaniseurs, dont les digestats représentent d’excellents engrais. Les familles ont ainsi accès à une source d’énergie fiable et non toxique pour le chauffage, la cuisine, l’éclairage, et réduisent leur consommation de bois.

L’utilisation de la traction animale pour les travaux des champs facilite aussi la tâche des agriculteurs avec une empreinte carbone infiniment plus faible que celle des engins mécaniques. Et petit plus, les sabots des bovins tassent très peu la terre, ce qui est important pour éviter le compactage des sols.

Ces pratiques évitent l’érosion des sols. Elles limitent les inondations pouvant ravager les cultures et les maisons lors de fortes pluies. Leur impact sur l’environnement est positif : réduction des intrants chimiques, amélioration de la qualité des sols, diminution de l’utilisation d’engins agricoles motorisés.

Pourquoi se priver, quand l’animal mange dans les cultures ce que l’humain jettera et sécrète naturellement ce dont l’humain a besoin ?

Au XVIème siècle, le duc de Sully, intendant du roi, établissait déjà la synergie entre élevage et agriculture, avec la phrase suivante : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée ». Suivons son idée, pour une société plus juste, plus naturelle, plus respectueuse des êtres vivants, hommes et animaux, où chacun soutient l’autre, sans excès.

 

 

Paris, janvier 2020

Un film sur l’agriculture familiale aux quatre coins du monde

« Ceux qui sèment » en visionnage gratuit pour notre plus grand plaisir !

Mais quelle est donc cette agriculture familiale qui emploie plus de 40% des actifs du monde et produit 80% de l’alimentation mondiale ? Et à quelles conditions peut-elle répondre aux enjeux de demain?

40 étudiants en agronomie ont choisi d'y répondre en réalisant un film documentaire. En passant par l’Inde, la France, le Cameroun, l’Équateur et le Canada, ce film évoque les avantages ainsi que les limites associés au caractère familial de l’agriculture.

Une invitation au voyage et à la réflexion, pour un public de tout âge et tout horizon.


Réalisateur : Pierre FROMENTIN
Durée : 52minutes
Année de sortie : 2014
Pays : Cameroun, Canada, Equateur, France, Inde

Voir le film 




 

 

Vietnam, decembre 2019

Une visite de terrain au Vietnam

A l'occasion d'un retour au pays Ngoc Hanh Hà, la présidente de Zebunet, s'est rendue au Vietnam pour rendre visite aux bénéficiaires des PEA. Accompagnée de Gérard Caire, un membre du Conseil d'administration, ils vous proposent un compte rendu de ce qu'ils ont pu voir :


"Mais qui est cette personne masquée ? Une Anonymous vietnamienne ? Une adepte de la secte des cochons ? Ou à l’inverse une infiltré de l'association L214 dans les campagnes vietnamiennes ?


Non, quand elle enlève son masque anti poussière-pollution-UV (en effet au Vietnam les gens apprécient avoir la peau blanche), cela donne un beau sourire sous un chapeau rouge kitsch. C'est Hoan, l'agent de micro crédit de MACDI, notre partenaire au Vietnam.

Avez-vous remarqué comment Hoan porte son chapeau ou son casque de moto ? Il est très haut sur sa tête, parce qu'en dessous, elle a un chignon plutôt volumineux, signe caractéristique des femmes mariées.

Hoan fait partie de l'ethnie des Thai noirs, qui habitent dans les montagnes du Nord Vietnam, par opposition aux Thai Blancs, qui ne portent pas de chignons. Et non non, ici pas de référence à la couleur de peau, mais à la couleur de la chemise que les gens portent traditionnellement, blanche ou noire.

Zebunet mène un projet de prêt pour l'élevage de cochons dans la province de Hoà Binh, district de Môc Châu , au village de Chieng Pan, qui s'est clôturé en 2018.


Dans ce village habité par les Thai blancs, les gens cultivent des manguiers, des longaniers (similaires aux litchis), et font de l'élevage. Ceux qui le peuvent ont aussi une mare conformément aux directives du gouvernement vietnamien. VAC littéralement vuong ao chuon en vietnamien et qui signifie : jardin, mare, étable ou porcherie. C’est le modèle d'équilibre de l'exploitation paysanne.

Depuis un an, la région a été sinistrée par l’épidémie de peste porcine africaine, de ce fait les paysans sont un peu perdus. Alors par quoi remplacer les cochons ? Les vaches ? Elles sont très chères et mettent du temps à générer un retour sur investissement. Les poulets semblent eux être une bonne alternative désormais pour continuer à prospérer.

D’autre part nous avons visité un modèle d 'élevage, tenez-vous bien !... de vers de terre. Cette région est une zone d'élevage de vaches laitières, les fameuses holstein frison qui produisent tous les jours 10-15 kilos de bouse ! Il faut donc installer des systèmes de biogaz pour assainir l'environnement et la bouse pourra être vendue pour élever les vers, la bouse ainsi digérée par les vers donne un très bon terreau puis les vers seront utilisés pour alimenter les poulets ou poissons, que du bio tout en utilisant les synergies que nous offre la Nature. Ce système a l'avantage d'être peu onéreux, facile à gérer et est un bon modèle pour les paysans modestes.

Outre le micro crédit à l'élevage, Zebunet est prêt à financer aussi des projets de petits commerces à condition que les femmes soient regroupées en association solidaire, pour créer une dynamique villageoise et aussi des projets de biogaz, avec une subvention de 40 à 50 % pour chaque installation.

Enfin nous nous sommes déplacés sur la province de Son La, district de Yên Châu, dans le hameau de Chieng Hac, ou vivent les Thai Blancs.

La topologie est sensiblement la même, avec une différence de taille : l'éloignement plus grand par rapport à Hànoi. Les demandes sont sensiblement les mêmes qu'à Chiêng pan et Zebunet va continuer son soutien dans la région avec autant de détermination !

 

 

Paris, novembre 2019

361 PEA pour 2019

Un nombre : 361. A la date du  23 décembre, c'est le nombre de PEA toute catégorie confondue que vous avez financés durant cette année 2019 ! Comme chaque année, vous le savez, votre contribution est primordiale pour donner ou redonner le sourire aux éleveurs bénéficiaires de notre association.

Merci à vous et n’hésitez pas à offrir des PEA en cadeau ! Cela plait aux petits comme aux grands et viendra faire grossir ce nombre et grandir les sourires !

En attendant 2020 où on en est persuadé que votre soutien sera indéfectible, si ce n’est grandissant, voici le podium des pays qui ont le plus vos faveurs :

En premier, le PEBROC au Togo a la côte avec 67 généreux financeurs.
Suivi de près par l’incontournable Plan Epargne Zébu. Véritable star à Madagascar, il a attiré pas moins de 64 soutiens.
Enfin, le PEP au Vietnam où les petits poissons ont été financé par 46 personnes.


N’oublions pas les autres pour 2020. On a lancé de nouveaux projets au Niger, au Mali, à Madagascar, et d'ici quelques mois, vous verrez le retour du Burkina Faso aussi !

Bonnes fêtes à tous, et à l’année prochaine ! 

 

 

Burkina Faso, decembre 2019

Au Pays des Hommes intègres

A la date du 8 octobre 2019,  il y avait 486 360 PDI au Burkina Faso. L'expression Personne Déplacée Interne, ou PDI, correspond aux personnes qui ont quitté leurs maisons et se sont réfugiées dans une autre zone, mais sans traverser de frontière. C’est un statut différent d'un réfugié qui a traverser une fronitères pour fuir les violences et qui est reconnu par le droit international et donc soutenu par des organisations internationales comme les Nations Unies.

Les personnes déplacées internes, elles, obtiennent difficilement le soutien de leur Etat, d'autant plus si celui-ci rencontre des difficultés économiques ou politiques. Elles passent aussi plus facilement sous les radars médiatiques et les organisations humanitaires doivent se battre pour obtenir des fonds pour les aider. Malheureusement, ce nombre de PDI augmente sans cesse, au Burkina et dans les pays limitrophes. Il résulte bien évidemment des tensions qui existent dans la région suite à l’extension du domaine du djihad et l'augmentation des pillages et des violences faites aux personnes.

L'équipe Zebunet vous propose un podcast de l'émission Interception de France Inter sur l’expansion de ce djihadisme au Burkina Faso et la manière dont l’armée burkinabé et des milices civiles (kogléogos) y font face.

Qui sont ces kogléogos qui font la justice eux-mêmes et assurent le rôle régalien de l’Etat burkinabé ? Accusés de massacres et d’exécutions extrajudiciaires sur le peuple peul, ils profitent du chaos pour faire la loi et désigner des coupables. Les peuls font partie des victimes de ces milices qui les accusent de connivence avec les djihadistes. C’est le prétexte parfait pour en faire les boucs émissaires d’une vengeance communautaire. Le fait que l’élevage et l’agriculture créent des conflits entre éleveurs peuls et agriculteurs d’autres ethnies n'aident en rien. En effet, en raison du pâturage libre, les cultures sont parfois dégradées et les peuls en sont directement tenus pour responsables.

Néanmoins, malgré ces tensions communautaires, nombreux sont ceux qui prônent la tolérance et l’entraide et rappellent les complémentarités entre pratiques agricoles et élevage. La fumure est un engrais organique provenant du bétail, et le bétail est nourri à son tour par les cultures. Rappeler la réalité de cette symbiose est l'une des pistes pour promouvoir l'apaisement.

Le Naba Sigri de Saponé conclut d’ailleurs le podcast avec un message de paix et de tolérance : « Il faut que cette cohésion sociale soit notre café du matin, notre repas du midi et notre repas du soir. »

N’hésitez pas à écouter l'émission en intégralité pour en savoir plus et dénouer les questions de ce conflit complexe qui ne se limite pas seulement à une lutte contre le terrorisme.

Le podcast c'est par ICI !

 

 

Paris, decembre 2019

Retours sur la crise alimentaire de 2008

Notre équipe est récemment retombée sur une édition de la revue Grain de Sel de l'association Inter-Réseaux Développement Rural qui fait le point 10 ans après le crise alimentaire de 2008. Quel a été l'impact de cette crise sur le continent africain ? Des améliorations ont-elles vu le jour suite aux mobilisations ? Quelles sont les perspectives pour les paysans dix ans après ?

Cette revue, auxquels participent de nombreux chercheurs et acteurs de terrain, permet de faire le tour de la question et nous nous sommes dit que nos fidèles zébuphiles seraient peut-être intéressés par la question.

Voici le lien vers le sommaire, tous les articles sont en accès libre.

 

 

Niger, novembre 2019

Des moutons au Niger !

Le Niger est de retour ! Le projet Kollo est en ligne !

Vous trouverez dans votre espace membre des brebis et béliers qui vous attendent de patte ferme !

 

 

Paris, novembre 2019

Et si on passait au don régulier ?

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En réduisant le temps qui nous occupe à la vie associative, vous nous permettez d’augmenter le temps consacré à développer et suivre nos projets. Aussi, avec l’adhésion mensuelle, pas besoin de penser à nous envoyer votre chèque avant le 31 décembre ! 
Vous remplissez un formulaire, et avec votre banque, on s’occupe du reste ! Vous choisissez vous-même le montant et la date à laquelle vous souhaitez être prélevé. Tous les ans, sauf mention contraire de votre part, nous renouvelons votre adhésion automatiquement. On évite ainsi de vous envoyer des relances, ça allège votre boite mail, et notre to do list ! 
De notre côté, on a une meilleure vision de nos ressources sur l’année. Avoir de petits revenus  réguliers chaque mois, c’est plus simple pour établir un budget réaliste ! Et avec une salariée à plein temps et un site internet à financer, c’est beaucoup moins stressant ! 
Bien sûr, comme pour n’importe quel don, vous recevrez en temps et en heure votre reçu fiscal, notre rapport d’activité, l’invitation à l’Assemblée Générale et les zébuniouzes ! Comme avant, mais en mieux !
On se lance ? 
Pour télécharger le mandat de prélèvement, c’est par ici  

 

 

Paris, novembre 2019

Des PEA pour Noël, quelle bonne idée !

 

 

Mali, novembre 2019

Le projet Dogon Nature bientôt "enfin" disponible en PEA et on vous explique pourquoi !

Il aurait dû démarrer il y a presque deux ans mais l’instabilité de la région a retardé les achats des moutons. Puis les bénéficiaires habitants la plaine ont pris peur face aux attaques des villages et ont décidé de vendre leurs animaux pour être sûres de pouvoir rembourser le prêt. Mais la vie doit continuer et elles ont décidé de redémarrer le projet. Notre partenaire Dogon Nature pense aussi qu’arrêter le projet pour les bénéficiaires des plaines, alors que celles du plateau, plus en sécurité, le continuent est une sorte de double peine.

C’est pourquoi le projet démarre partiellement : ce sont les moutons du plateau, plus sûr, que vous trouverez sur le site. Les bénéficiaires les ont depuis quelques mois et pourront vendre des animaux pour la Korité (à la fin du ramadan) aux alentours de Pâques alors que pour la plaine il faudra attendre la Tabaski en juillet.

Le projet est très risqué mais nous y tenons particulièrement.

Le pays Dogon est en proie aux attaques djihadistes dans une certaine indifférence : il n’est pas dans le périmètre de Barkhane, les occidentaux ne veulent pas se mêler de ce qu’ils identifient comme un conflit ethnique, l’Etat malien est très passif. Leur seule protection vient de leurs chasseurs qui se sont constitués en milice.

Les Dogons sont un des derniers peuples premiers, qui vivent encore selon leur culture. Ils ont résisté à toutes les vagues d’assimilation, que ce soit l’islamisation de l’Afrique subsaharienne, la colonisation et la christianisation, le soft power de Coca Cola et Mac Donald. Dans les temps difficiles, ils se sont réfugiés dans la falaise de Bandiagara pour préserver leur mode de vie. Puis le calme revenu, ils ont pu retourner dans la plaine au sud de la falaise où la terre est plus fertile.

Leur riche culture a été étudiée par de nombreux ethnologues, dont Marcel Griaule et Jean Rouch. Leurs rites impressionnants -en particuliers les danses des masques- ont attiré de nombreux touristes, dans les paysages somptueux de Bandiagara.

Dans la plaine, ils cohabitent avec des villages peuls et les relations étaient assez bonnes pour que des mariages mixtes se nouent. Il y avait parfois des tensions, comme dans chaque coin de terre où cohabitent des cultivateurs sédentaires et des éleveurs nomades.

C’est en exaspérant ces tensions et en jouant sur la religion que les djihadistes venus du nord Mali (ou de plus loin encore) ont réussi à dresser des Peuls musulmans contre leurs voisins Dogons animistes.

Villages incendiés et pillés, vol de bétail, assassinats, rapts pour l’esclavage…Oui le projet est risqué mais les Dogons font preuve de tant de dignité et courage… Et à une époque de renaissance de cultures premières, comme celles des Maoris, des Inuits ou des Amérindiens, pourquoi ne pas tenter d’aider à la survie d’une qui est toujours vivante ?

 

 

Madagascar, novembre 2019

Les trois petits cochons comme à la maison !

Blandine, une jeune agricultrice malgache vous donne des nouvelles. En effet des photos viennent de nous arriver pour le nouveaux projet Zebunet à Madagascar. Blandine avait pour projet de construire une porcherie. Venez voir ce qu’elle a à vous montrer désormais ! Avant-après, vous verrez certainement la différence.

Alors, combien avez-vous trouvé de différences ?

Bonne chance à Blandine pour la suite !

 

 

Paris, octobre 2019

Qui se ressemble se rassemble !

Oyez oyez braves Zamis Zhominidés, vos Zamis Zébus vous ouvrent leurs portes !

Mais pourquoi ouvrir ses portes quand tout le monde les ferme ? Vous le savez déjà la porte de l’étable Zebunet est toujours ouverte aux Zébuphiles depuis bientôt deux décennies et ce n’est pas près de changer.

Même si les troupeaux voisins cherchent à fermer leurs enclos ou à en construire des plus hauts. Qu’ils cherchent à laisser pâturer encore toujours les mêmes Zébus tout en laissant les Zébus les plus démunis sur le carreau. Nous, chez Zebunet on partage, mais pas que les biens ! On partage nos idées, nos envies, nos projets, notre bonne humeur et surtout on partage des moments. Et c’est exactement ce qu’on vous propose de partager du 6 au 8 décembre sur la péniche de l’association : un beau moment avant les fêtes !

Comme chaque année, Zebunet propose aussi la vente de cadeaux de Noël, des objets tous plus différents les uns que les autres. Ils permettent de soutenir notre action et d’offrir un beau cadeau Zebunet au pied du sapin.

Alors, dénicheurs d’objets en tous genres, venez pénicher votre trouvaille sur la déniche Zebunet, car cette année il y a de la nouveauté :

A l’eau maman plus de bobo avec le baume du tigre venu tout droit du Vietnam, utilisé quotidiennement par notre commandant de bord - le fameux tigre de la cale !

Le tigre de la cale et son baume du tigre  

Soignez votre Karma avec les foulards krama en coton naturel qui nous viennent tout droit du Cambodge, confectionnés par une ONG, aussi élégants pour homme que pour femme et, d’après la légende, inKramables !

De splendides pochettes en lin teintées de leurs couleurs naturelles sont là, confectionnées minutieusement et artisanalement par les Hmongs une ethnie du nord du Vietnam. Le lin justifie les moyens !!

Des tongs en paille de riz et bandeau satin coloré vous décolleront des talons l’été prochain. Frank Dubosc aurait déjà commandé deux paires pour le tournage de camping 4 ! Fini les tongs en plastiques, les tongs en paille de riz c’est l’avenir !

Les étoles en cachemire qui vous envelopperont chaudement lors des nuits fraîches à la belle étole !

Les petites pierres de Madagascar : soutirées à un méga lascar de Madagascar par la population malgache, elles ont été offertes à Hanh la fondatrice de Zebunet en remerciement de l’action sur leur île.

Ceux qui sont déjà venus les années précédentes, vous savez que c’est un moment délicieux où l’on peut se retrouver avec ceux qui désir panser les plaies du monde.

Ceux qui n’ont jamais franchi le pas, n’hésitez pas, c’est l’occasion de rencontrer ceux qui travaillent tous les jours pour que les projets de microcrédit solidaire Zebunet soient une réussite et de leur faire part de vos idées, vos passions, vos rêves !

Nous, les Zébus de Zebunet, nous avons hâte de vous rencontrer, j’espère que vous aussi ! Nous saurons vous accueillir comme il se doit au sein du cheptel avec le traditionnel thé au gingembre vietnamien et toutes sortes de victuailles appropriées à l’événement.

Nous espérons vous avoir fait sourire et motivé à venir sourire avec nous sur la péniche Zebunet du 6 au 8 décembre sur la Péniche India Tango, Port des Champs Elysées, à Paris - métro Concorde, Champs Elysées Clemenceau ou Invalides.

A très vite sur la péniche !!! 

PS : Pour ceux qui ne seraient pas disponibles ce week-end là, nous proposons aussi nos objets à la vente de Mme Latécoère, samedi 30 novembre à partir de 17h jusqu'au dimanche 1er décembre 18h, 79 avenue Marceau à Paris.

PS 2 : Chez Zebunet, on n'a pas de lecteur de carte bleue, n'oubliez donc pas de venir avec vos espèces et chèquiers !

 

 

Madagascar, octobre 2019

De nouveaux projets à Madagascar !

Premier projet : FPV4 en partenariat avec Fanaingam Pivoarana, que vous commencez à connaître !

Ce sont 100 zébus par an qui sont achetés par cent familles vulnérables du district d'Andramasina. Avec Andry à la tête du projet, nous sommes confiants du résultat. C’est déjà le 4ème projet mené, avec des retours très positifs - pour plus de détails, voir le compte-rendu de mission lié à ces projets par ici. Et parce que les images parlent d’elles-mêmes, voici quelques bêtes et leurs nouveaux maîtres :


Le second projet est plus original, puisqu’il s’agit d’un nouveau partenariat, avec les associations Fert et Fekama. En collaboration avec Fert, un organisme de coopération internationale issue de la profession agricole française, Fekama gère 5 collèges agricoles dans différentes régions de Madagascar. Ceux-ci accueillent un total de 350 élèves environ. Pendant trois ans, ces jeunes entre 14 et 18 ans sont formés aux pratiques agricoles et d’élevage, mais aussi à la gestion financière d’une exploitation et à l’organisation des producteurs en coopératives paysannes.


Les équipes de Fert Madagascar et de Fekama nous ont contactés pour nous proposer de soutenir par un microcrédit solidaire les jeunes agriculteurs à leur sortie de l’école. Zebunet peut apporter un sacré coup de pouce pour permettre au potentiel des jeunes diplômés de s’exprimer pleinement !


Nous étions enchantés de cette proposition, malheureusement, pour le moment, le projet n’a pas pu prendre l’envergure que nous avions imaginé initialement. Seuls trois jeunes ont souhaité demander un prêt à notre association. Le microcrédit a si mauvaise réputation parmi la population malgache que leurs camarades n’ont pas voulu se lancer. Les efforts de nos partenaires pour leur expliquer que Zebunet n’était pas une institution de microfinance classique n’ont pas changé leurs certitudes.

Daniel, l'un des trois bénéficiaires du projet, et son matériel pour l'élevage


Ce n’est pas très grave, nous espérons tous que la réussite de ces trois investissements donnera dans les prochains mois, envie à d’autres de se lancer aussi ! Pour le moment, nous vous proposons d’aider Daniel, Blandine et Marjos dans leurs élevages de poules, canards et cochons !

Pour investir dans un PEA c'est par ici !

 

 

Paris, octobre 2019

Le Conseil lecture du mois de Hanh Ngoc HA

Couverture du livre de Bernard Faye Beldum aux éditions Spinelle

Ce mois-ci, je vous conseille un roman écrit par mon ami Bernard Faye. Bernard est vétérinaire, chargé des productions animales du CIRAD et à ce titre connait TOUS les animaux du Sud. Mais sa passion, ce sont les camélidés, les grands - chameaux, dromadaires - et les petits - alpagas et lamas. C'est le camélologue le plus reconnu au monde ! Bon, comme il le dit lui-même, il est plus facile d'être le meilleur quand on n'est que trois ou quatre dans le milieu !


Beldum, c'est l'histoire de Harbiya, une jeune peule wodaabé au Niger. Les peuls wodaabé sont un peuple nomade pasteur,  migrant avec leur troupeau selon les besoins en eau et paturage de celui-ci.
Beldum, "le bonheur", c'est quand le lait gicle sur le bras pendant la traite des vaches, la hutte qu'on partage avec les gens de passage, les étoiles dans le ciel clair, la boule de mil qu'on mâche avec délice, les fêtes où les hommes se maquillent pour être les plus beaux...
Suite a la grande sécheresse de 1972, la communauté de Harbiya va subir des perturbations sévères qui les jetteront sur la route, loin, bien loin de la brousse.
Je ne vous en dis pas plus, mais vous apprendrez beaucoup de cette façon de vivre si différente de la nôtre , de cette résilience face à l'adversité !

Bonne lecture !

Hanh Ngoc HA, Présidente et fondatrice de Zebunet.

Pour trouver ce livre chez son éditeur, rendez-vous ici !

 

 

Paris, septembre 2019

Chers amis zébuphiles, bonne rentrée à vous !

Le riz a pris une couleur d’or sur les flancs des montagnes vietnamiennes, les cultures se sont gorgées d’eau en Afrique. Les animaux en ont profité pour brouter de l’herbe bien fraîche !

A Paris, l’équipe de Zebunet s’est reposée pendant l’été et accueille une nouvelle recrue. Albert, notre stagiaire, sera chargé d’assister la coordinatrice dans ses missions de communication et de développement des partenariats. Nous sommes aussi soutenus au quotidien par un nouveau responsable pays, Antoine, qui suit de près les activités menées au Togo.

A Madagascar aussi, notre représentation s’agrandit ! Manda, spécialiste de la gestion de projets de développement, va nous aider à gérer les actions mises en œuvre dans la Grande Ile. Elle pourra rendre régulièrement visite aux bénéficiaires, évaluer la qualité des activités et le sérieux de nos partenaires.

Forte de ces nouvelles énergies, l’équipe de Zebunet est plus motivée que jamais. Lancement de nouveaux projets à Madagascar, au Togo, au Mali et au Burkina Faso, développement de nouveaux partenariats au Sénégal et à Madagascar, élaboration de projets pilotes d’accès à l’électricité via des microcrédits pour l’achat de lampes solaires individuelles sont au programme de la rentrée !

 

 

Paris, septembre 2019

Pourquoi les critiques qui visent les institutions de microfinance (IMF) ne s’appliquent pas à Zebunet ?


 « Notre première priorité, c’est que le microcrédit apporte un changement positif dans la vie des gens, pas qu’ils nous remboursent. » Ngoc Hanh HA, Présidente de Zebunet.


Jeune homme et ses bêtes, Mboumba, Sénégal, 2018, Agence Zeppelin.


Vous avez sans doute entendu des personnes qui critiquent les dérives du microcrédit et des institutions de microfinance, à la télévision, dans les journaux ou parmi vos proches. Le tableau dressé est souvent très sombre : taux d’intérêts faramineux, bénéficiaires de crédit publiquement et quotidiennement harcelés par des agents de recouvrement, familles qui demandent des crédits à la chaine pour payer les précédents, voir même suicides de bénéficiaires ruinés et poussés à bout par ce système.

Ces pratiques représentent une réalité qui doit être dénoncée. Il est anormal que sous couvert de venir en aide aux plus pauvres, certaines personnes mettent en œuvre des pratiques immorales et violentes, qui s’assimilent à de l’extorsion.

Nous tenions néanmoins à faire une mise au point, pour vous assurer que chez Zebunet, ce n’est pas cette réalité que nous construisons au quotidien !

Des intérêts raisonnables et des subventions complémentaires au partenaire
Tout d’abord, les taux d’intérêt pratiqués par nos partenaires ne dépassent pas les 12% annuels. Ils sont calculés projets par projets et servent à indemniser l’équipe de suivi locale pour ses frais de déplacements et ses salaires. Zebunet octroie régulièrement une subvention additionnelle aux porteurs du projet pour que leurs équipes puissent mener à bien la mission de suivi et de conseil. Ces subventions complètent le montant récupéré via les intérêts. Et évitent d’avoir à imposer des taux trop importants.

Un investissement dans une activité génératrice de revenus
Ensuite, nos prêts sont octroyés pour répondre à un besoin d’investissement précis, le lancement ou le renforcement d’une activité génératrice de revenus. Nous ne faisons pas de crédit à la consommation. Le crédit à la consommation est beaucoup plus risqué pour l’emprunteur car il n’a pas pour vocation la création d’un revenu supplémentaire.

Une analyse de la rentabilité de l’investissement
L’activité qui va être financée, Zebunet et son partenaire local l’ont étudiée en amont. Ils ont évalué sa rentabilité et sa viabilité dans l’environnement des bénéficiaires du projet. Nous nous assurons que l’activité financée sera pérenne, même une fois le crédit remboursé. Ainsi, une femme qui investit dans quelques chèvres pour la reproduction puis la vente, aura toujours un cheptel en fin de projet. Elle pourra ainsi continuer son activité sans Zebunet une fois le microcrédit remboursé. L’objectif est que les revenus générés sous l’impulsion du microcrédit permettent de rembourser les échéances.


Femme et ses bêtes, Mboumba, Sénégal, 2018 , Agence Zeppelin


Un calendrier de remboursements adapté à l’activité financée
Nous étudions le calendrier selon lequel le bénéficiaire du prêt va faire des bénéfices. Il s’agit de fixer en conséquence les échéances de remboursement (montants et dates). Beaucoup d’IMF « classiques » demandent un remboursement dès la première semaine ou le premier mois après l’octroi du prêt.
Il est logiquement impossible pour l’éleveur de prendre le risque d’investir dans une activité dont la rentabilité n’est pas immédiate. Chez Zebunet, si le premier animal ne peut être vendu qu’au bout de dix ou onze mois, nous ne demanderons pas de remboursement avant la fin de la première année. La nature prend son temps et Zebunet le donne aux bénéficiaires de nos microcrédits !

Des formations et un suivi vétérinaire pour chaque projet 
Nous essayons au maximum de donner aux bénéficiaires les clés pour réussir. Zebunet s’assure toujours que les emprunteurs reçoivent des formations en lien avec l’activité financée. Pour les projets d’élevage, le partenaire local doit aussi se mettre en lien avec un technicien vétérinaire dont les compétences sont reconnues par l’Etat. Ce dernier rendra visite aux emprunteurs pour s’assurer de l’état de santé des animaux, du suivi des vaccinations et des traitements et de la mise en œuvre des bonnes pratiques.

La possibilité d’allonger ou de réduire la durée du prêt pour faire face aux imprévus
Lorsqu’un bénéficiaire est dans l’impossibilité de rembourser, nous évaluons sa situation au cas par cas. Zebunet accepte régulièrement qu’un projet se clôture avec plusieurs mois de retard, pour laisser plus de temps aux bénéficiaires de rembourser leur prêt sans avoir à se priver dans leur vie quotidienne.
Il arrive parfois que Zebunet annule une partie du crédit, quand par exemple les conditions climatiques ont été très défavorables aux emprunteurs et ont pénalisé le développement de leur activité ou que les difficultés rencontrées par les bénéficiaires viennent d’une mauvaise gestion de la part du partenaire.


Un zébu Zebunet et son veau. Au second plan, un paysan relais de l'association FPV, Madagascar, 2019.


Un microcrédit centré sur l’humain
Notre association est née alors que le microcrédit prenait son envol comme moyen pour lutter contre la pauvreté. Comme chaque idée novatrice, la microfinance a pu tomber dans des dérives inquiétantes, mais elle a aussi pu s’en extraire. A l’inverse d’IMF qui inscrivent leur action dans des logiques financières, Zebunet se concentre sur la réussite de l’investissement pour ses emprunteurs bénéficiaires.

Il ne tient qu’à nous d’être clairvoyants et de maintenir l’humanité qui fait des microcrédits un cercle vertueux. C’est l’empathie humaine dans les rapports que nous avons avec les équipes de nos associations partenaires et nos bénéficiaires qui nous permettent de ne pas dévier de notre mission. Cette mission est accomplie lorsque des familles sortent de la pauvreté, avec dignité et grâce à leur travail quotidien.

Pour conclure, reprenons les mots de Mohammad Yunus, prix Nobel de la paix et brillant émissaire de la microfinance : "Le crédit solidaire accordé à ceux qui n’ont jamais pu emprunter révèle l’immense potentiel inexploité que tout être humain porte en lui. Il rend créatif, non pas en contraignant à l’adoption de nouvelles méthodes ou de nouvelles croyances, mais en donnant la possibilité de réaliser ses propres rêves." Vers un monde sans pauvreté, Muhammad Yunus (trad. Olivier Ragasol Barbey et Ruth Alimi), éd. Jean Claude Lattès, 1997, p. 288.

 

 

Vietnam, septembre 2019

Des informations sur l’épidémie de peste porcine africaine en Asie

Négociations au marché de Ha Giang, 2018, Agence Zeppelin.

Nous vous parlons souvent de l’importance de la formation et de la mise en œuvre de bonnes pratiques pour préserver la santé de l’animal. Ce mois-ci, nous désirons vous éclairer sur une épidémie qui déstabilise durablement le continent asiatique, malgré les efforts de la communauté internationale pour la stabiliser.

Depuis plus d’un an, une épidémie de peste porcine africaine sévit en Asie. Cette situation a un impact mondial sur la production de porcs et sur nos bénéficiaires. Comme vous le savez sans doute, certains des paysans vietnamiens que Zebunet soutient ont choisi d’élever des porcs. C’est pourquoi nous vous proposons des articles qui vous apporterons quelques précisions sur la situation actuelle de l’épidémie dans la région.

Qu’est-ce que la peste porcine africaine, pourquoi sévit-elle en Asie et quelle influence a ce virus sur notre activité ? Pour comprendre cette crise, l’équipe de Zebunet vous propose deux articles : le premier est plus récent et plus synthétique, le second détaille la situation et ses multiples conséquences. 

1- RFI,  "Peste porcine, crainte d'une épidémie mondiale", septembre 2019.

2- France Info, "L'article pour comprendre l'épidémie de peste porcine qui sévit en Asie", juin 2019.

Bonne lecture !

Pour ce qui est de l’impact sur nos activités, principalement, cela va restreindre les futurs projets d’élevage de porcs. Cette production représente aujourd’hui un investissement très risqué du fait de l’épidémie. Les autorités sanitaires peuvent imposer la destruction des cheptels par mesure de prévention, ou parce que les animaux sont atteints. Les futurs éleveurs vont sans doute se tourner plutôt vers d’autres espèces, bovins, alevins, etc. On risque d’avoir peu de PEC à proposer ces prochaines années…

 

 

Niger, Août 2019

La formation pour le nouveau projet au Niger a commencé !

La quasi-totalité des projets Zebunet commence par une formation. Cela permet de rappeler à l’ensemble des bénéficiaires les bonnes méthodes à adopter pour préserver la santé de l’animal et éviter les pertes.

 

La formation aide les bénéficiaires à s’organiser afin d’assurer la rentabilité de leur élevage.


Au Niger, le projet Kollo 2019 va être lancé pour 147 bénéficiaires, exclusivement des femmes. Elles viennent de 7 villages différents pour assister aux formations.


Il convient de rappeler que ces bénéficiaires sont, pour la plupart, analphabètes. Il est donc important de mettre en place un système simple, basé sur des dessins plutôt que du texte, pour mettre en place le suivi des animaux. Voici un exemple de « fiche individuelle d’auto-suivi embouche » mise à disposition des bénéficiaires.


Sur la photo ci-dessous, vous voyez les hommes qui participent au projet. L’homme habillé en bleu est le directeur de la Mutuelle de Liboré, qui est la structure partenaire de Zebunet sur le terrain. Nous travaillons avec M. Yacouba depuis plus de huit ans, c’est pour cela que nous avons lancé avec Kollo 2019 un projet d’une telle ampleur, touchant quasiment 150 femmes. Les deux hommes à sa droite sont les paysans relais. Éleveurs professionnels, ils sont chargés d’aider les bénéficiaires en cas de problème et veillent au bon déroulement du projet.

Après la formation, chacune des 147 femmes pourra acheter des moutons. Elles auront toutes trois femelles et un mâle. Pendant deux ans, elles vont s’occuper de la reproduction des femelles, pour obtenir un maximum d’agneaux. La vente de ceux-ci, une fois grands, leur permettra de rembourser le prêt de 150 000 FCFA, soit 228€.

Bientôt, les PEA seront en ligne et vous pourrez devenir le partenaire financier de ces femmes en investissant dans des moutons nigériens !

 

 

Paris, Août 2019

Zebunet, une association participant à la préservation de l’emploi rural en Afrique

Le mois dernier, à l’occasion de la journée mondiale de la population 2019, l’équipe de Zebunet vous a présenté un article illustrant la problématique de l’exode rural en Afrique.

Ce mois-ci, nous vous proposons un article du magazine Jeune Afrique sur l'importance de l’emploi rural pour le continent. Les auteurs mettent en avant des solutions pour intégrer les jeunes de plus en plus nombreux sur le marché du travail en zone rurale.

Via ses projets de microcrédits, Zebunet soutient financièrement les populations vivant en zones rurales et participe à la préservation de l’emploi rural. Nous cherchons à offrir aux jeunes et aux moins jeunes des opportunités de revenus dans le secteur agricole ou de l’élevage.

Bonne lecture ! 

Lire l'article

 

 

Paris, Août 2019

Le salon du dromadaire et des camélidés à Janvry

Les 14 et 15 septembre, le village de Janvry (Essonne 91) accueille le Salon International du dromadaire et des camélidés.


A cette occasion, les amoureux des camélidés présenteront leurs animaux d’élevage, de sports et de loisirs, leurs produits dérivés, lait de chamelle et cosmétiques. Des centaines d'animaux présents, chameaux, dromadaires, lamas, alpagas et même une course de dromadaires !


Une chouette idée de sortie en famille pour les amoureux des animaux exotiques !

Présentation détaillée du Salon par le journal Le Parisien

Site internet de Janvry

 

 

Paris, Août 2019

Notre présidente témoigne pour la campagne d'Aviation Sans Frontières #ParSolidarité

Que faites-vous par Solidarité ? Hanh HA, la présidente et fondatrice de Zebunet, répond à la question posée par Aviation Sans Frontières.


Et vous, que faites vous par solidarité ?


Aviation Sans Frontières est une association qui mobilise son expertise, ses avions et le réseau aérien pour acheminer l’aide d’urgence depuis la France et ses bases à l’étranger.  Gérard Feldzer, son président mais aussi cofondateur de Zebunet, répond également à cette question : découvrez sa réponse !

 

 

Burkina Faso, juillet 2019

Bilan du projet Gomboro avec la MECRA !

Des nouvelles du Burkina Faso !

En collaboration avec la MECRA, le projet Gomboro de financement de 25 éleveurs de volailles a été clôturé en mars 2019. Le projet s’est bien déroulé, et les échanges ont toujours été fluides avec la MECRA.

Malgré cela, il faut admettre que le suivi des animaux n’a pas été évident dans cette région du Nord. Celui-ci a été effectué tous les trois mois, ce qui n’est pas le format idéal pour la volaille. Il est difficile de rendre compte des ventes d’oeufs et de poulets qui ont été faites sur ce laps de temps qui est un peu long. Entre oublis et absences des éleveurs, une des leçons à retenir de ce projet est que les suivis doivent être plus réguliers pour s’assurer de récolter des données fiables.


Mais ce projet n’est pas un échec ! Les résultats sont bons : le total individuel moyen des ventes est de 188 667 CFA ce qui correspond au montant du prêt individuel. Et cela en sachant que certains mois les chiffres sont plus bas que la réalité du fait d’un manque de données. On peut donc estimer que ce projet est une réussite puisqu’il a permis à nos emprunteurs de rembourser leur prêt et surement d’en tirer des bénéfices. L’équipe de la MECRA nous confirme en tout cas que les éleveurs étaient très contents de leur investissement. En moyenne, il leur reste entre 45 et 201 animaux.


Nous sommes en discussion avec le partenaire pour relancer un nouveau projet, rendez-vous dans quelques mois !

 

 

Paris, juillet 2019

Situation sécuritaire au Mali et au Burkina Faso 

Au Mali, la situation politique et sécuritaire s’est détériorée à la suite des opérations menées par les forces françaises et africaines aux côtés de l’armée malienne dans le nord du pays. L’opération « Serval », dans le nord du pays a été engagée en 2013. Elle a permis une stabilisation du nord, mais a aussi entrainé un déplacement des groupes armées islamistes vers le centre du pays et le nord du Burkina Faso. Les violences intercommunautaires ont été exacerbées par la montée en puissance des djihadistes. Avec la prolifération des armes de guerre, les affrontements sont devenus plus meurtriers, accélérant la dégradation des relations et un sentiment d’insécurité. À cela s’ajoute la faible présence de l'armée et de la police, d’où une nécessité pour les locaux de se protéger eux-mêmes. Différentes tentatives ont eu lieu pour rétablir les services d’administration mais elles ont échoué, la présence de l’État continue donc de reculer au nord et au centre du Mali.

La situation sécuritaire est complexe, notamment en pays Dogon où le projet Koundou de Zebunet est perturbé. Cependant, nous continuons de suivre les autres projets de près, en restant vigilants.

En ce qui concerne le nord du Burkina Faso, les projets de Zebunet, en particulier à Gomboro, Yatenga et Kongoussi ne sont pour le moment pas impactés par ces turbulences. Néanmoins, elles compliquent le suivi terrain du relais local, qui doit parfois repousser ses visites suite à des attaques. La coordinatrice, elle, ne pourra pas aller à la rencontre des bénéficiaires de ces projets lors de sa prochaine mission. Il semble important de souligner que d’autres projets Zebunet sont mis en oeuvre dans ce pays et nous ne comptons pas y renoncer pour le moment.


Pour les plus curieux, si vous souhaitez en apprendre davantage concernant la situation dans cette région, l’équipe de Zebunet vous conseille de lire cette interview du journal Le Monde.


Bonne lecture! 

 

 

Paris, juillet 2019

Journée mondiale de la population 2019 !

Le 11 juillet, les Nations Unies célèbrent la journée mondiale de la population. Face aux problématiques d’exode rural, l’association Zebunet offre aux paysannes et paysans la possibilité d’accéder à un microcrédit.


En finançant des bêtes, des semences ou des stocks, l’association leur permet de s’assurer un revenu durable et de limiter la migration forcée. À cette occasion, notre équipe vous propose un article et des interviews qui vous permettront de mieux comprendre cette problématique.


À vos écouteurs !

 

 

Mali, juin 2019

Mali : témoignages des bénéficiaires du projet Maféya qui vient de se terminer !

Zebunet s’est implanté au Mali en 2017, avec le lancement de deux projets. Aujourd’hui, nous parlerons du projet Maféya.

Ce projet est mis en oeuvre dans le cercle de Koulikoro à une soixantaine de kilomètres au nord de Bamako. Notre partenaire, l’association ICD, s’est donné pour mission de contribuer à l’augmentation et la sécurisation durable du revenu des petits et moyens producteurs.

Trente-six femmes ont bénéficié de ce projet. Sur un noyau de départ de 72 femelles et 36 mâles, on comptabilise 158 naissances. Quelques pertes sont à déplorer mais les résultats restent tout de même positifs puisque 33 animaux ont été vendus.

En juin 2019, il reste 180 animaux chez nos bénéficiaires qui semblent ravis. Comme l’illustrent les témoignages ci-dessous, l’appui de Zebunet permet non seulement d’augmenter les revenus des familles mais aussi d’améliorer la position sociale des femmes bénéficiaires et d'éviter l'endettement pendant la période de soudure.



«Je m’appelle Nah, je suis l’adjointe à la Présidente de la coopérative Benkady de Maféya. ICD nous a beaucoup aidé dans le cadre du projet Zebunet. Nous avons eu quelques difficultés au départ de l’activité parce que le premier remboursement s’est fait quand les animaux n’étaient pas en âge de vente. Ce sont là des leçons apprises pour les prochaines fois.

Le paiement de la deuxième tranche n’a posé aucun problème.  Moi, je suis très satisfaite du projet et à la date d’aujourd’hui, après avoir remboursé tout le crédit et fait des ventes, il me reste 12 caprins (jeunes et adultes).

Cette initiative nous a permis de faire du revenu et aussi d’aider nos maris dans les dépenses quotidiennes de la famille. Cela est une fierté pour nous les femmes. »




Maimouna T. bénéficiaire : « Nous avions une certaine connaissance en matière d’élevage des caprins mais le projet actuel nous permis de renforcer nos techniques. Donner un noyau de caprins à une femme en brousse, c’est lui montrer la voie du développement.

Cette activité permet non seulement aux femmes de faire du revenu mais aussi d’alléger leurs charges familiales. J’ai pu cette année, contribuer de façon régulière à l’amélioration des conditions alimentaires de ma famille et à l’achat des fournitures scolaires pour les enfants (cahiers, écritoires, tenues). Je suis en train de reconstruire ma chèvrerie avec l’appui de mon mari qui se rend compte de l’importance de l’activité car j’ai pu lui venir en aide pour certaines dépenses de la famille.

Je souhaite que cet appui aille de l’avant et souhaite que ceux qui nous aident de l’extérieur pensent toujours aux femmes démunies. »



Diamako C., bénéficiaire : « Le projet Zebunet qui nous a remis un noyau d’élevage. Les femmes en campagne s’en sortent très peu et les accompagner de cette manière est salutaire. Moi j’ai vendu au total 3 sujets à 20 000 FCFA (30€) en moyenne à partir de mon noyau d’élevage et cela en seulement 2 ans.

Cela m’a permis de préparer la rentrée scolaire de mes enfants. Avec cette période de paludisme chez les petits enfants, seul le petit élevage peut nous aider dans l’achat des médicaments et on n’a plus à s’endetter avant la récolte des céréales. 

Grâce au projet, le lait de chèvre est aussi renté dans les habitudes de consommation pour
les nourrissons et le reste de la famille.
»



« Je m’appelle Soundjè. Les membres de notre groupement ne cessent de rendre hommage au projet Zebunet et à ceux qui nous apportent leur aide financière. Depuis le démarrage du projet jusqu’à ce jour, je ne souviens pas d’avoir fait un emprunt quelconque pour subvenir à mes besoins financiers

Je remercie nos donateurs, car le petit élevage me rapporte de l’argent suffisamment pour faire face aux dépenses quotidiennes de ma famille.

Notre coopérative qui a bénéficié de ce projet va renforcer ses activités. En plus du revenu généré par la vente des animaux, nous avons du fumier pour notre jardin maraicher. Toute la famille a aussi bénéficié  du projet lors des cérémonies familiales où on a abattu un caprin à chaque fois sans avoir recours à un achat extérieur. »


Ces témoignages font chaud au cœur et renforcent notre volonté de continuer à travailler dans cette zone et avec ce partenaire.

Dramane Diarra, qui a été désigné par la coopérative pour accompagner les femmes, nous encourage aussi à poursuivre notre action : « L’approche du projet Zebunet est adaptée aux conditions d’élevage des groupements féminins qui ont une préférence pour l’élevage des petits ruminants et pour l’embouche. Je souhaiterai que la collaboration Mafeya/ICD/Zebunet soit dans la durée et que les femmes puissent bénéficier aussi d’un projet d’embouche bovine par la suite. »

Les bénéficiaires elles aussi souhaitent que ce projet continue : « Nous sommes chanceuses, mais souhaiterions que les autres puissent aussi bénéficier d’un tel projet.  » (Kadiatou C., bénéficiaire du projet).



 

 

Sénégal, juin 2019

Sénégal : des nouvelles de M'boumba !

En mars 2018, le projet M’boumba a été ouvert au nord-est du Sénégal, dernier pays dans lequel s’est implanté Zebunet. Dans le contexte sahélien très sec de cette région qui jouxte pourtant le fleuve Saint-Louis, une grande partie de la population vit de l’agriculture et de l’élevage.

Cheptels en divagation aux alentours de Mboumba - crédits : Zeppelin 2018

C’est l’association française Globe qui met en œuvre le projet à M’boumba. Cette association encourage des projets culturels dans le pays. Depuis plusieurs années, Globe organise le festival « À Sahel ouvert » qui, à travers les arts du théâtre, de la musique et de la danse, instaure de nouvelles dynamiques dans la région de M’boumba. Cependant une question s’est posée du côté des populations comme du côté de l’association : comment soutenir en dehors du temps du festival  la population de ce chef-lieu ? En faisant appel à Zebunet !

Dix jeunes femmes ont été sélectionnées, pour acheter des moutons Bali Bali. Le Bali Bali est une race sahélienne particulièrement appréciée, ce sont des moutons très hauts sur pattes. Ils rapportent davantage de bénéfices à terme que des animaux plus petits. C’est un marché de niche, qui a attiré les bénéficiaires.

Le projet  a aujourd’hui plus d’un an, et nous pouvons vous transmettre les premiers retours à propos de celui-ci. Tout d’abord, l’élevage n’a pas été aussi facile que prévu par les emprunteuses : les Bali Bali sont aussi des animaux fragiles, et beaucoup de petits sont morts nés.

Par ailleurs, parce qu’ils sont plus gros que les moutons habituels, ils mangent plus. Les bénéficiaires se sont donc retrouvées en difficultés, à devoir soit dépenser une part importante de leur budget pour les nourrir correctement, soit en réduisant les portions, mais alors les moutons ne grandissaient pas suffisamment.
Heureusement, le coordinateur local de Globe, qui est lui-même éleveur, a été rapidement contacté. Il a organisé une formation complémentaire pour montrer aux éleveuses des recettes permettant de produire une alimentation plus riche à moindre coût.

Une éleveuse abreuve ses Bali Bali - crédits : Zeppelin 2018

En partie à cause de cette problématique, mais aussi du fait d’aléas divers, certaines éleveuses ont eu des difficultés à rembourser la somme complète prévue pour la première échéance. Ce sujet a été pris au sérieux par les bénéficiaires, et une réunion a été organisée. Cette dernière n’a pas eu pour objectif de pointer du doigt les mauvais payeurs mais de trouver une solution commune, en collaboration avec Globe et Zebunet. Au terme de cette réunion, les éleveuses ont proposé de payer une partie à la date de l’échéance, et une autre partie dans quelques mois, afin de laisser aux retardataires le temps de rassembler l’argent manquant. Ce qui a été validé par nos deux associations.

Par ailleurs, elles ont demandé à Globe si elles pouvaient leur transmettre un peu d’argent tous les mois, en fonction de leurs revenus du moment, plutôt qu’un montant important une fois par an. Ce qui a été accepté par notre partenaire. Selon leur souhait, elles peuvent maintenant rembourser une somme libre chaque mois.

Nous leur souhaitons bon courage pour la suite du projet et espérerons qu'elles feront de bonnes ventes à la fête de la Tabaski pour une meilleure rentabilité de leur investissement !

 

 

Paris, juin 2019

Compte-rendu de l'Assemblée Générale du 13 juin

Ce mois de juin 2019 est synonyme de bilan pour Zebunet. Le 13 juin, les adhérents étaient invités sur la péniche India Tango pour un moment d’échanges sur les projets mis en œuvre par notre association. Léa Papinutti, la nouvelle coordinatrice générale, et la présidente Ngoc Hanh Hà, ont présenté les évolutions pays par pays pour l’année 2018, enrichies d’anecdotes rapportées de visites sur le terrain. Le trésorier Patrice Pasturel a détaillé le rapport financier de l’association. Rapport moral et rapport financier ont été validés par les adhérents présents. 

Les partenaires de terrain de Zebunet dans chacun des pays d'intervention


L’Assemblée générale a permis de parler du développement de Zebunet au Sénégal, avec le lancement d’un projet pilote en 2018 (plus de détails sur les avancées du projet dans la suite de cette newsletter). En 2019, c’est peut-être aux Philippines que nous tenterons une percée !

Les problèmes rencontrés n’ont pas été ignorés, avec les partenaires CEFRAP, AMUS et ASK au Burkina Faso et les défis sécuritaires au Mali. Concernant le Vietnam, le Togo, le Niger, Madagascar et le Sénégal aucun problème grave n’est à déplorer.

Au-delà de la description des projets d’élevage, nous avons parlé de la stratégie de diversification dans laquelle s’est engagée Zebunet, par des projets de microcrédit en soutien aux petits commerces ou à l’agriculture, ou l’investissement dans des biodigesters producteurs de méthane au Vietnam. Zebunet souhaite éventuellement mettre aussi en œuvre des projets de crédits pour des lampes solaires individuelles. Elle va surtout lancer un appel à projets auprès des ses partenaires les plus fiables, afin que remontent du terrain les besoins les plus importants des populations rurales que nous souhaitons soutenir.

Si vous souhaitez en savoir plus, toutes les actions, difficultés et réussites de l’année 2018 sont détaillées dans le rapport d’activité disponible ici !

Enfin, il a été sujet de la vie du siège, de son équipe et de ses besoins. Entre autres, l’association cherche toujours des responsables pays pour le Togo, le Sénégal et le Burkina Faso. Le responsable pays est un bénévole qui soutient la coordinatrice dans son suivi quotidien des projets mis en œuvre par Zebunet dans le pays. Il suit les échanges avec les partenaires, l’aide à prendre des décisions stratégiques, prend les références des associations qui contactent Zebunet. Il suit l’actualité du pays, pour une connaissance plus fine du contexte de mise en œuvre de chaque projet.

A part du bon sens, pas besoin de compétence particulière, juste un peu de temps libre et de motivation ! Si cela vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter !

 

 

Madagascar, Mai 2019

Compte-rendu de mission à Madagascar – 2ème partie !

En avril, nous avons passé deux semaines à Madagascar, à la rencontre des équipes de nos partenaires et des bénéficiaires de nos projets en cours ou passés. Nous vous transmettons la parole des personnes rencontrées et vous rapportons ce que nous avons vu sur le terrain.


2ème partie – Rencontres avec les bénéficiaires des projets zébus de FPV  !


Des zébus Zebunet qui attendent notre arrivée ! On voit même un veau né pendant le projet !


L’association Fanaingam Pivoarana (FPV) gère des prêts pour deux cents zébus. Andry, le président de l’association, est technicien vétérinaire. C’est très pratique : lorsque les paysans viennent lui déposer de l’argent, ils peuvent lui poser des questions techniques ou lui acheter des médicaments.

Dans le cadre du partenariat, il se rend disponible pour aller rendre visite aux éleveurs si ceux-ci rencontrent des difficultés. Tous ont son numéro de téléphone portable. Il assure aussi la sélection des zébus en amont, en faisant le tour des marchés à bestiaux de la région pour trouver des animaux en bonne santé et au meilleur prix. Quant aux bénéficiaires, il leur demande, pour être sélectionnés, de planter une parcelle de fourrage qui assurera l’alimentation de l’animal, et de construire une étable. Il leur demande aussi d’avoir cinq poules au minimum.

Pourquoi ces pré-requis ? Parce que le zébu est un animal cher, bien que matériellement et symboliquement très important pour les malgaches. Ils sont donc nombreux à vouloir participer à notre projet. Ces pré-requis permettent de s’assurer que l’éleveur est en capacité de couvrir les frais d’entretien et de rembourser le prêt sans s’appauvrir. Par exemple, les œufs de poules peuvent servir à rembourser les premières traites tant que la vache ne produit pas de lait.

Seul, Andry ne pourrait assurer le suivi de tous ces animaux. Il s’appuie donc sur six paysans relais qui peuvent rendre visite aux éleveurs et s’assurer des bonnes pratiques d’élevage. Chacun a une trentaine de familles à évaluer. Les zones propres à chaque paysan relais, si elles ne sont pas très étendues géographiquement, impliquent des temps de trajets importants pour se rendre d'une famille à l'autre. Lors de notre visite, nous avons passé une journée entière à moto, de 6h à 16h, pour aller à la rencontre des familles pourtant situées dans une seule et même zone. Et heureusement que nous n'avions pas une voiture, nous nous serions vite retrouvés bloqués !

Belles rigoles entre deux villages, qui ont donné du fil à retorde aux conducteurs !


Les zébus que nous avons vus se portent bien. Les éleveurs sont contents de leur investissement, bien que celui-ci n’ait pas encore rapporté beaucoup. L’investissement dans un zébu est un investissement au long cours.

Les bénéficiaires nous ont tout de même parlé de certaines difficultés qu’ils rencontrent. En particulier, ils ont été nombreux à mentionner le manque de mâles reproducteurs dans leur zone. C’est problématique, car nos projets permettent seulement d’acheter une zébute, afin de permettre la constitution d’un cheptel à moindre coût. Mais la période de couverture d’une zébute est courte, seulement 24h. Vu les temps de trajet dans la zone, faire couvrir son animal demande donc une sacrée organisation pour faire venir un taureau au plus tôt après l’apparition des premiers signes de fécondabilité. De nombreuses chaleurs sont perdues, parce que les éleveurs sont dans l’incapacité de faire se rencontrer le couple en temps voulu.

Après en avoir discuté avec Andry et les paysans relais, nous nous sommes dit que Zebunet pourrait, via des microcrédits, favoriser l’introduction de mâles reproducteurs dans chaque zone, ce qui permettrait de diminuer le temps écoulé entre l’achat de la zébute et la naissance d’un veau. A creuser !

Lors de cette journée en moto, nous avons aussi été reçus par le maire de l’une des communes dans lesquelles se déploient les projets FPV. Il a remercié Zebunet et ses donateurs de leur investissement. Selon ses paroles, les projets permettent un enrichissement de ses administrés ainsi que l’augmentation de la quantité de fumure organique disponible pour les terres agricoles. Il semble que ce soit ce dernier sujet soit un enjeu important. Face à un manque de fumure, le maire craint que les paysans se tournent vers les engrais chimiques pour booster leur productivité. Grâce à la multiplication des bovins dans la zone et donc de leurs déchets, Zebunet se retrouve donc promoteur du bio à Madagascar ! Parfait !

Et pour conclure ce compte-rendu, quelques photos « avant/après » de vos zébus et de leurs éleveurs :



   

Une photo de la vache d’Helene R. (représentée par son mari) au début du projet FPV 2 en 2017.

 
Lors de notre visite, c’est sa fille qui vient nous présenter la zébute !

          
Nous sommes allés à la rencontre de Julie R., dans son village. 

La voici devant son étable avec sa vache en début de projet (gauche), et aujourd’hui (droite) !




Le mari d’Hasina S. a un peu de mal à calmer sa zébute pour la photo !


Elle était plus calme au côté de madame au début du projet en 2018 !

 

 

Paris, Mai 2019

Des millions de familles victimes potentielles de la peste des petits ruminants en Afrique de l'Ouest (vidéo)

L’Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a récemment publié une vidéo sur les conséquences de la peste des petits ruminants, au point de vue original. La peste des petits ruminants ou PPR est une maladie qui touche les petits animaux domestiqués comme les chèvres ou les moutons. Or, ces animaux représentent une « épargne sur pattes » pour des millions de familles à travers le monde.

Famille P. et ses moutons, projet Haho 2017, région des Plateaux, Togo.

Au Niger où nous travaillons, environ 11,1 millions d’ovins et 14,5 millions de caprins permettent à leurs éleveurs de renforcer leurs sources de revenus. Au Mali, pour une population de 18,54 millions habitants, on ne compte pas moins de 14,4 millions d’ovins et 20 millions de caprins dans les cheptels. Ces chiffres, tirés d'un document publié par le CIRAD, témoignent de l’importance de l’élevage dans les pays d’Afrique de l’Ouest.

La mobilité du bétail, très fréquente dans les pays d’Afrique de l’Ouest, représente un risque majeur de propagation de cette maladie contagieuse. Il apparaît donc indispensable que tous les petits ruminants soient vaccinés contre cette maladie. C’est ce que nous nous efforçons de mettre en œuvre avec nos partenaires de terrain et les vétérinaires impliqués dans nos projets !

Et ce afin d’éviter, comme le montre la vidéo, que ces familles se retrouvent sur la route suite à la perte de leur cheptel… 

Lien vers la video de la FAO : youtu.be/d5KTkcVUBmw

 

 

Madagascar, Avril 2019

Compte-rendu de mission à Madagascar – 1ère partie !

Nous avons passé deux semaines à Madagascar, à la rencontre des équipes de nos partenaires et des bénéficiaires de nos projets en cours ou passés. Au fil des prochaines newsletters, nous allons vous transmettre la parole des personnes rencontrées et vous rapporter ce que nous avons vu sur le terrain.


1ère partie – Rencontre avec les bénéficiaires du projet Ambatomirahavavy 2016



Le projet Ambatomirahavavy, qui soutenait l’investissement pour des poules gasy et des zébus, devait se clôturer en décembre 2018. La moitié des emprunteurs ont remboursé leur crédit, mais l’autre moitié a rencontré des difficultés et a demandé un délai de quelques mois.

Lors de notre visite, nous avons donc rencontré certains de ces emprunteurs en difficulté. Nous cherchions à connaitre les raisons qui expliquent ces retards. Principalement, des maladies ou d’accidents ont touché le cheptel, faisant baisser la productivité de l’élevage et rendant plus difficile le remboursement régulier du microcrédit. Dans le cas des poules en particulier, il semble que l’hiver malgache, de juillet à septembre, ait été très meurtrier. Une maladie inconnue s’est propagée à travers le village.  Le froid aussi a fragilisé les poussins, entrainant de nombreuses pertes. Heureusement, les poules ont recommencé à couver, et les éleveurs espèrent que cette fois-ci la production sera plus importante.



Les bénéficiaires présents à la réunion se sont formellement engagés à rembourser le reliquat d’ici fin juillet. La fête de Pâques et la fête de l’Indépendance du 26 juin sont des occasions de célébration qui entrainent une augmentation des ventes d’animaux. De plus, les récoltes du riz vont commencer. Les bénéficiaires peuvent s’appuyer sur ces sources des revenus pour apurer leurs dettes. Cela nous permettra de clôturer enfin le projet et donc d’en relancer un autre !

Nous avons des pistes de projet, qui prennent en compte les informations transmises par les équipes de nos partnaires. Nous avons aussi rencontré aussi les bénéficiaires qui ont fini de remboursé leur crédit.  Ils ont plein de d’idées d’élevage : cochons, poulets de chair, cannetons...

L’une des bénéficiaires en particulier a eu une idée originale. Voyant que pendant l’hiver les poussins gasy ne survivaient pas, elle a remplacé les œufs de poules par des œufs de canards fécondés, qu’elle a donné à couver à ses poules, qui n’y ont vu que du feu ! Les cannetons ainsi nés sont plus faciles à nourrir, ils mangent de tout, et sont plus résistants à la naissance. Elle souhaiterait un nouvel emprunt pour continuer à une échelle un peu plus grande cette pratique qui a bien fonctionné.

Pour terminer ce premier compte-rendu, l’histoire particulière de Doné, qui a investi grâce au projet dans une vache reproductrice. Nous avons pu aller à sa rencontre chez lui, il nous a fièrement montré son veau de six mois et sa vache qui est de nouveau pleine !



Il nous explique qu’il peut vendre entre 10 et 5 litres de lait par jour, à un revendeur fixe, pour 1500 Ar. le litre. Soit entre 1,5€ et 3€ par jour. Cela ne peut pas nous paraitre beaucoup à nous qui vivons en France, mais cela lui permet d’avoir une source quotidienne de revenus, en plus des revenus de ses travaux agricoles, plus irréguliers. Il espère par ailleurs pouvoir revendre son veau à un bon prix quand celui-ci sera plus âgé. Avec le sourire, il remercie les donateurs de Zebunet de l’opportunité qui lui a été offerte grâce au projet !

La suite de nos aventures malgaches le mois prochain !!

 

 

Paris, Avril 2019

Vente Zebunet fête des mères du 17 au 19 mai

Découvrez les mille raisons de venir sur la péniche le week-end du 17 au 19 mai !
Après tous ces week-ends prolongés à flâner à la campagne, pourquoi ne pas s’aventurer à bord d’une péniche amarrée sur les quais de Seine ?
Découvrez ou redécouvrez notre mythique péniche, lieu d’incubation de projets généreux et innovants !
Rencontrez la joyeuse équipe de Zebunet et ses nouvelles têtes !
Retrouvez des gens sympathiques et refaites le monde autour d’un thé au gingembre !

Et surtout, trouvez des cadeaux originaux à offrir à l’occasion de la fête des mères ou juste pour faire un petit plaisir solidaire !

Quoi de neuf cette année ? 
De très jolis objets d’artisanat d’Inde, du Niger, du Vietnam, des Philippines, de Madagascar … Si la laque du Vietnam reste une valeur sûre et que vous connaissez déjà les affiches et les bols coco décorés… de nouvelles créations pourront être admirées et achetées cette année !


De quoi enrichir votre intérieur...


Pourquoi ne pas se la jouer Bollywood en se parant de bijoux ?


Direction plage !


Et pour préparer l’automne, parce qu’il revient toujours trop vite…


Rendez-vous sur la Péniche India Tango, 1 Port des Champs Elysées, 75008 Paris,
Métro Concorde, Champs Elysées Clemenceau ou Invalides

Le vendredi 17 de 16h à 21h
Le samedi 18 et dimanche 19 de 10h à 18h

N’hésitez pas à vous inscrire sur l’évènement Facebook ! Dès le vendredi, nous y posterons une photo de l'installation !

Petit conseil pratique : prenez votre chéquier ou votre liasse de billets, nous n’avons pas de terminal bancaire et ne prenons pas encore les bitcoins !

A bientôt chez Zebunet !!!

 

 

Paris, Avril 2019

Le nouveau site de Comprendrepouragir.org est en ligne !

Comprendrepouragir.org est une plateforme française de diffusion d’outils pédagogiques en ligne. Aujourd’hui, comprendrepouragir.org fait peau neuve avec un nouveau design, de nouveaux outils, et la création d’une section Actualités.
Cette plateforme fait l’objet d’un partenariat entre KuriOz et plusieurs autres associations de solidarité internationale, dont Zebunet. Toutes éditent des supports pédagogiques ludiques et innovants, basés sur leurs expériences et leurs analyses de l’ECSI (Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale) et ont fait le choix de les mutualiser au sein de cette plateforme. Ainsi, les outils de 16 associations partenaires sont disponibles au sein de cette plateforme.

Ce sont environ 200 références d’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale qui sont aujourd’hui disponibles sur le site. Jeux, livres, films et dossiers pédagogiques proposent différentes modalités éducatives pour intervenir auprès d’un large panel de publics. En milieu scolaire, avec des adultes ou en famille, ils permettent d’éduquer à des thèmes aussi variés que les inégalités mondiales, la transition écologique, ou la lutte contre les discriminations… toujours de manière intelligente et ludique !

 

 

 

Mali, Mars 2019

Mali : des nouvelles du projet Tiakadougou

Le projet Tiakadougou entre dans sa dernière année. Certains emprunteurs avaient du retard dans le versement de la première échéance, mais ce retard a finalement été rattrapé. L’équipe d’AMPDR, notre partenaire sur ce projet, nous explique que certaines familles ont rencontré des difficultés qui les ont empêchées d’épargner suffisamment pour rembourser cette échéance en temps et en heure. Quoi qu’il en soit, le versement du reliquat de la première échéance ainsi que les documents de suivi, nous ont rassurés sur la situation.

Voici quelques exemples, issus du document de suivi des animaux, qui illustrent les résultats du projet en ce début d’année :


Les chèvres de Mme S. ont eu cinq petits. Elle a décidé de vendre quatre bêtes pour un montant total de 113 000 FCFA, soit 172€. Bien qu’il faille déduire de ce montant les frais courants d’entretien des bêtes – fourrage, compléments alimentaires ou médicaments – il est rassurant de voir qu’elle a déjà gagné, à mi-parcours, quasiment l’équivalent du prêt octroyé, qui s’élevait à 200€.

M. D. a rencontré plus de difficultés, avec certains animaux qui sont décédés. La transition entre le fourrage de la saison sèche et l’herbe verte de la saison humide déstabilise parfois trop drastiquement l’appareil digestif des bêtes, qui tombent malades. Néanmoins, M. D. ayant eu six petits, il a tout de même pu vendre trois bêtes pour un montant total de 92 000 FCFA, soit 140€. Il lui reste encore trois femelles, qui lui permettront de continuer son élevage.


Les chèvres de M. S. ont eu cinq petits, il a toutefois décidé de n’en vendre que trois, pour 88 500 FCFA (135€). Cela lui permet d’avoir cinq animaux dans son cheptel, deux boucs et trois femelles. Elles pourront être envoyées en divagation à l’extérieur du village, au sein d’un troupeau formé des bêtes de la localité gardées par un berger. Leur sortie pendant la journée permet d’économiser le fourrage stocké. À leur retour à l’abri, les éleveurs hydratent les animaux et peuvent ajouter à leur alimentation journalière des complètements alimentaires afin d’éviter les carences. 


Nous remercions l’équipe de l’Association Malienne Pour le Développement Rural pour la qualité du travail de suivi qui nous permet de vous transmettre ces exemples prometteurs. Bon courage à eux et aux éleveurs pour la fin du projet !

 

 

 

Togo, Mars 2019

Projet Mitudua 2018 au Togo : des investissements volailles et gingembre disponibles sur le site !

Le projet Mitudua, lancé en 2018 dans la province des Plateaux, a permis à trente-trois personnes d’investir pour l’extension de leur activité agricole ou d’élevage.

                                                                         

                                                          Gavi, salarié de notre partenaire, et l'une des bénéficiaires du projet

Certains ont décidé d’investir dans des tubercules de gingembre et d’agrandir les surfaces cultivées de leur exploitation. La durée du projet permet de faire une récolte, et donc de rembourser le prêt ainsi poursuivre la culture sur la surface nouvellement exploitée.


D’autres ont souhaité financer des lots de poules, dindes ou dindons, avec des mâles reproducteurs et des femelles. Pendant plusieurs mois, les éleveurs vont reproduire et élever les animaux pour tirer des revenus des ventes d'œufs et de volailles. Le prêt octroyé par Zebunet finance l’achat des animaux, les soins vétérinaires et une partie de l'alimentation. Zebunet prend à sa charge les séances de formation des éleveurs aux bonnes pratiques d’aviculture et une partie des frais de suivi du partenaire local.



Le partenaire d’implémentation de ce projet est WWOOF Togo, pour "World Wide Opportunities on Organic Farms". Cette association togolaise, créée en 2012, a pour objet de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des communautés rurales à travers la promotion d'une agriculture écologique et un mode de vie sain. WWOOF Togo est membre de la Fédération Internationale des organisations WWOOF dans le monde, dont le siège est en Angleterre. Zebunet a entamé ce nouveau partenariat en 2018 avec le lancement de ce projet pilote.

Laissez-vous donc tenter par un Plan Epargne Poule ou Plan Epargne Agricole et soutenez ces hommes et femmes dans leurs efforts de stabilisation et d’augmentation et de leurs revenus !

 

 

 

Paris, Février 2019

La vidéo Minute Zeppelin sur Zebunet !

Une superbe mise en images de la logique d'action de Zebunet et de ses effets.

Pour votre propre plaisir ou à montrer à ceux de vos proches qui s'interrogent encore sur notre travail !

Lien vers la vidéo

Par Bruno Valentin et Julien Pannetier de l'Agence Zeppelin

 

                                      

 

 

Niger, Février 2019

Compte-rendu du mission : à la rencontre des éleveuses nigériennes !

                                    

Comme nous vous en parlions dans la dernière newsletter, la coordinatrice et l’un des administrateurs de Zebunet sont partis une semaine au Niger du 12 au 17 février.

Ils sont partis à la rencontre des femmes bénéficiaires des projets Dantchandou et Bagoua. Le projet Dantchandou s’est clôturé, par le remboursement complet du capital prêté, quelques semaines avant leur arrivée. Le projet Bagoua est encore en cours pour une année.

Ils ont pu visiter quatre villages parmi la vingtaine de villages où sont déployés les projets. Ces villages sont à 45 minutes au minimum de la route goudronnée la plus proche et à plus de deux heures de voiture de Niamey. Pour y accéder en cette période sèche, il faut suivre les précédentes traces de passage de voitures, qui font office de chemins.

Par téléphone, le directeur de la Mutuelle de Liboré, notre partenaire sur le terrain, a prévenu le village de notre arrivée. Résultat, l’équipe est attendue. Les femmes se regroupent rapidement pour les accueillir. Les hommes et les enfants restent en retrait tandis que les femmes remercient Zebunet pour ces investissements et décrivent ce que leur a apporté le prêt. C’est un moment fort d’échanges pour l’administrateur et la coordinatrice.

                                 

Avec le prêt, les femmes ont chacune pu acheter trois brebis et un bouc. Celles qui ont participé au projet Dantchandou ont remboursé leur crédit en vendant trois ou quatre animaux au bout de deux ans. Et il leur reste entre trois et dix animaux une fois le crédit remboursé. Les femmes du projet Bagoua ont aussi de nombreux agneaux, parfois deux petits par mise bas.

L’une d’entre elles, en français, explique ce qu’apporte ce cheptel pour les bénéficiaires. D’une part, la possibilité de vendre un animal en cas de maladie, pour couvrir les frais médicaux. Ainsi, elles ne sont plus obligées de se priver d’un accès à la santé pour elles ou leurs enfants. La vente des animaux peut aussi servir à couvrir certains frais scolaires, fournitures, cantine ou uniformes, pour ceux de leurs enfants qui vont à l’école.

                                                   

D’autre part, le fait d’avoir un cheptel nombreux leur permet de prendre une place plus importante dans leur vie sociale. Lors d’un mariage ou d’un baptême, les invités doivent se présentent à la cérémonie avec un présent, dans l’idéal un mouton ou un agneau.  Lorsque les femmes n’ont pas d’animaux, elles ne vont pas à ces réunions, par honte d’arriver les mains vides. Grâce aux prêts de Zebunet, elles peuvent assister avec fierté à ces moments de fête avec l’un de leurs animaux.

Les femmes racontent aussi à l’équipe de Zebunet le soin qu’elles apportent aux animaux. Le fourrage est stocké pendant la période de récolte, et servira à couvrir une partie de l’alimentation du bétail tout au long de l’année. Au fourrage s’ajoutent d’autres sous-produits de la récolte, les fanes de sorgho, d’arachides et de mil. Couplés avec l’achat de blocs de sel, ces éléments assurent l’alimentation des animaux lorsqu’ils sont dans leurs abris.

                                      

Dans la plupart des villages visités, les femmes confient à leurs enfants ou à des bergers peuls la gestion des animaux dans la journée, afin qu’ils les emmènent divaguer à l’extérieur du village, afin trouver des plantes fraiches et de permettre d’économiser les réserves. Seuls les boucs promis à la vente dans quelques mois sont gardés toute la journée en enclos, afin de mieux contrôler leurs apports nutritifs et s’assurer qu’ils grossissent suffisamment pour être vendus au meilleur prix. Ce sont ces ventes de boucs adultes qui assurent le remboursement du prêt, tandis que les femelles sont gardées pour poursuivre l’agrandissement du cheptel.

Le suivi sanitaire est assuré en partie par les services vétérinaires de la région, qui mettent en place des campagnes de vaccination. Au quotidien, les femmes sont conseillées par des emboucheurs pilotes, sélectionnés par le partenaire dans chaque village. Ces hommes, qui sont eux-mêmes éleveurs, peuvent aider les femmes en cas de maladies ou de mise bas difficile. Mais globalement, les femmes semblent à même de mener seules leurs élevages, avec peu de maladies et aucun décès à déplorer, en tout cas pour celles qui ont été interrogées.

                                   

Lors des visites, l’équipe de Zebunet a félicité les femmes. C’est leur travail quotidien qui permet la réussite des projets, et le sérieux dans les remboursements qui permet à Zebunet de multiplier les bénéficiaires. Les femmes, et leurs maris lorsqu’ils sont présents, se disent très honorés qu’une équipe ait fait le déplacement de France pour les rencontrer, ils remercient Zebunet pour son soutien. C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous transmettons leurs paroles.

Nous souhaitons aussi profiter de cet article pour vous présenter l’équipe et le fonctionnement de notre partenaire local, la Mutuelle de Liboré.

                              

La Mutuelle promeut l’épargne parmi les populations rurales dans leur zone de travail. Son équipe sensibilise les hommes et femmes de la zone à déposer auprès de la Mutuelle des sommes de leurs choix.  La Mutuelle collecte aussi l’épargne obligatoire imposée par le gouvernement aux instituteurs nigériens. Ces fonds collectés sont ensuite redistribués aux membres épargnants pour financer des prêts de groupe ou des prêts individuels, des investissements productifs ou des prêts à la consommation.

Mais la Mutuelle rencontre souvent des difficultés pour financer les demandes crédits de ses membres, car l’épargne déposée auprès de la structure ne suffit pas à couvrir les besoins exprimés. Afin de répondre positivement aux demandes, la Mutuelle doit faire appel aux banques classiques, localisées à Niamey. Celles-ci acceptent de lui prêter de l’argent, avec un taux d’intérêts annuel entre 11 et 14%. En conséquence, les prêts proposés par la Mutuelle et financés grâce aux banques classiques imposent des taux d’intérêts importants, car la Mutuelle doit ajouter à aux intérêts de la banque le recouvrement de ses propres frais de fonctionnement.

M. Tiné, directeur de la Mutuelle et guide de l’équipe de Zebunet lors de ce séjour, explique le rôle central du partenariat avec Zebunet. Parce que notre association ne récupère aucun intérêt sur le capital prêté, nous leur permettons de proposer des prêts à un taux d’intérêts beaucoup plus réduit. Cela permet à la Mutuelle d’assurer son fonctionnement  tout en permettant de proposer des prêts  à des personnes plus vulnérables. Ainsi, ce ne sont pas que les femmes emprunteuses que Zebunet soutient à travers ses projets, mais aussi l’équipe salariée de la Mutuelle et, de façon indirecte, les autres épargnants de la structure, en assurant la stabilité financière de la Mutuelle à moindre coût pour les emprunteurs.

                               

Au-delà de cette évaluation des activités, l’équipe de Zebunet a aussi rencontré sur place des coopératives ou des groupements femmes qui souhaitent amorcer un partenariat avec notre association. Ces femmes veulent investir dans l’agriculture, pour l’achat de semences ou de matériel d’irrigation, ou dans l’élevage, selon notre mode d’action habituel. Nous espérons pouvoir vous proposer très vite de participer à ces nouveaux projets pour favoriser le développement économique et social des femmes nigériennes.

Et en guise de conclusion, un proverbe affiché dans le local de la Mutuelle : « L’argent est une marchandise chaude, avant de la prendre il faut déjà savoir où la mettre, sinon elle vous brûle les mains ». A Zebunet, on l’applique au quotidien !

                                

                                      

 

 

Paris, Janvier 2019

Le mot de la Présidente

L'année 2018 qui vient de s'achever a été le témoin de nombreux évènements dans le monde et en particulier en France: l'urgence climatique, les problèmes sociaux, l'arrivée massive des migrants désespérés cherchant une vie meilleure.

Par ces temps troublés, n'oublions pas les plus pauvres et les plus délaissés, qui souvent ne bénéficient d'aucune structure d'aide.

Le changement climatique les touche en premier, ces habitants du Sahel, des deltas inondables ou encore des zones tropicales à climat perturbé, alors qu'ils ont très peu contribué par leur mode de vie frugal aux émissions des gaz à effet de serre.

La pauvreté de nos paysans est absolument terrifiante et la grande précarité est le quotidien de ces hommes et femmes qui luttent pour une vie meilleure.

Zebunet continue son chemin dans ce combat, avec votre soutien, sans lequel rien ne peut se faire.
Il faut être sur tous les fronts : la fin du monde, la fin du mois, mais aussi la simple survie dans les pays en développement.

Nous vous souhaitons une année meilleure, avec des espoirs pour un monde plus généreux, égalitaire et nous sommes ravis de continuer sur ce chemin avec vous.


Solidairement vôtre.                                                 


Ngoc Hanh Hà                                                  
Présidente de Zebunet                                      

 

 

Paris, Janvier 2019

                                         

 

 

Niger, Janvier 2019

Focus Niger : présentation du pays et des actions de Zebunet sur le terrain


Nous aimerions pouvoir parler plus régulièrement de l'action de Zebunet au Niger, mais nous rencontrons des difficultés dans ce pays, où nous ne pouvions nous rendre en raison de l'insécurité. Celle-ci est principalement due à la présence sporadique de groupes terroristes, comme l'Etat Islamique ou Boko Haram, qui engendrent des risques forts d’attentats ou de kidnappings.

Comme le montre la carte ci-dessous, le ministère des Affaires Etrangères français déconseille les séjours sur la totalité du territoire, exception faite de la capitale. Mais nous n’avons pas de projets d’élevage dans la capitale…

                                         

En particulier, la région du Lac Tchad, zone de frontière commune avec le Tchad et le Nigeria, est une région marquée par de fréquentes attaques, pillages, prises d'otages et enlèvements de groupes de jeunes filles. C’est une zone de repli des groupes armés se réclamant de Boko Haram qui massacrent les populations civiles du nord du Nigéria.


Mais pas de fatalisme, parlons climat et ressources en présentant ce pays, situé au Sahel entre l'Algérie et la Lybie au nord, bordé à l'est par le Tchad, par le Mali à l'ouest et par le Nigeria au sud.

Pour l'essentiel, le Niger est constituant du Sahara et du Sahel. Seule la région au sud, qui borde le fleuve Niger est soumis à un régime de pluies, qui peuvent du reste être parfois extrêmement violentes, avec des crues destructrices.

Quelles sont les ressources du Niger ?

Tout d'abord, au nord, pour l'essentiel d'importantes ressources minières. On connaît l'importance des mines d'uranium de l'Arlit, mais il y aussi des mines de fer, de charbon, et d'or. La découverte d'or, il y a quelques mois, à la frontière algéro-nigérienne, à 800 km d'Agadès, a entraîné un afflux d'aventuriers venus de toutes les régions d'Afrique. Ces hommes et femmes travaillent dans des conditions effroyables dans une « ville » de près de 5 000 personnes qui a émergé en plein désert.

Les ressources agricoles concernent principalement l'élevage, qui représente le deuxième poste d’exportation, après l’uranium. Selon une publication de l’association Inter-Réseaux datant de 2017, il y aurait au Niger 11 millions de bovins et de buffles et 26 millions d’ovins et caprins. Plus de la moitié du cheptel national appartiendrait à des agro-éleveurs et agropasteurs vivant dans le sud du pays.

La zone du fleuve Niger, relativement humide, permet aussi une production intensive de mil. C'est dans cette zone que Zebunet essaie de soutenir des agricultrices en leur proposant des prêts pour développer de l'élevage d'ovins. Ces projets leur permettent de diversifier leurs sources de revenus et de faire face aux aléas de la production agricole, fortement dépendante des précipitations.

Au centre du Niger, l’élevage est traditionnellement mené par les Peuls, population nomade qui circule à travers toute l'Afrique sub-saharienne, jusqu’aux régions de grandes forêts tropicales du Centre. Les bovidés sont exportés vers le Nigéria, tandis que les chameaux et les ovins sont vendus en Afrique du Nord.


Car le Niger reste avant tout une zone d’échange, selon un axe Nord-Sud, liant les territoires du Maghreb avec ceux de l’Afrique sub-saharienne. Ces échanges commerciaux, licites et illicites représentent une part importante des revenus de l’Etat et de la population. La montée de l’insécurité et en particulier les conflits qui touchent le nord du Nigéria ont donc un impact très négatif sur l’économie du pays.

Il reste à mettre cette description des ressources face à la situation démographique de ce pays

Le Niger est sans doute le pays ayant le plus important taux de fécondité au monde, avec plus de 7 enfants par femme, en moyenne. L’Etat, en partenariat avec des ONG nationales et internationales, tente de promouvoir la contraception pour une meilleure régulation des naissances et une amélioration de la santé des mères et des enfants, non sans se heurter à des résistances culturelles et religieuses parfois tenaces.

Le Niger est aussi une importante région de migration : migration interne (population nomades ou semi-nomades, ou population fuyant des zones d'insécurité) ou migration de transit, pour des migrants désireux de rejoindre le Maghreb ou l'Europe. L’Union Européenne évalue à 90 % le pourcentage de migrants africains transitant par le Niger.

L'Etat nigérien a signé des accords avec l'Union Européenne pour fixer ces populations migrantes, et de vastes camps de réfugiés se développent dans diverses régions de Niger, avec l'aide financière de l'U.E., aide substantielle mais jugée insuffisante au regard des très nombreux problèmes (alimentaires, sanitaires, sécuritaires) que posent ces déplacements de populations.


Les actions de Zebunet

                                                       

Pour toutes ces raisons, l'action de Zebunet au Niger reste plus que jamais nécessaire et répond tout à fait à la demande des familles qui ont pu bénéficier de cette aide. Nous n’avons aujourd’hui que deux projets en cours, mené par la Mutuelle de Liboré, notre dernier partenaire au Niger. Ils visent à soutenir 172 femmes dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du pays, à quelques heures de route de la capitale.

Les prêts octroyés ont permis l’achat de brebis, pour la reproduction et la vente des petits. Les femmes ont pris du retard dans les remboursements, ce qui nous inquiète un peu. Le partenaire a du mal à nous expliquer précisément ce qui les freinent dans leurs remboursements, mais il semblerait qu’elles n’arrivent pas à vendre les bêtes à un bon prix.

Pour notre équipe, l’impossibilité de se rendre sur place rend difficile l'évaluation du sérieux et de la qualité du travail mené, ainsi que la rigueur des associations qui nous proposent des projets. Cela freine le développement de nouveaux partenariats. Nous avons aussi du mal à investir dans des territoires fortement criminalisés, car nous ne voulons pas faire courir de risques à nos bénéficiaires. Notre action n’a pas de sens si nous leur proposons des prêts qu’ils ne peuvent pas rembourser, à cause des vols, des aléas climatiques ou simplement du manque de débouchés commerciaux.

Heureusement, nos contacts au pays nous ont rassurés sur le degré d’insécurité qui règne dans les zones dans lesquelles nous travaillons actuellement. Léa, notre coordinatrice, et Gérard, l’un des membres du Conseil d’Administration de Zebunet, ont donc décidé de se rendre au Niger en février. Ils vont pouvoir rencontrer de nouvelles associations ainsi que les bénéficiaires des projets Bagoua et Dantchandou et évaluer ainsi l’impact de notre action et la viabilité de nouveaux investissements dans cette zone.


Plus d’infos à leur retour !