Les dernières Zactus !

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Mali, Septembre 2022 

La réussite des maraîchères de Kolondjigui au Mali

En temps normal, les productions agricoles n’apportent de bénéfices qu’en saison des pluies. Arrivée la saison sèche, les ménages ne peuvent plus vivrent de leurs cultures, ils quittent alors les villages pour trouver des emplois en ville. La période de contre-saison était synonyme de creux dans les portes-monnaies du fait de l’absence de production à vendre. Cela n’est plus le cas à Kolondjigui ! 

Fort de leur expérience et très bonne structuration, le groupement a travaillé collectivement afin d’assurer l’installation de cultures maraîchères. Ensemble elles ont défini les travaux agricoles et renforcé leurs techniques de production. Ainsi, ont-elles installé des pépinières de salade, tomates, oignons, choux, piments et feuilles vertes, qu’elles ont ensuite transplanté dans leurs parcelles. Grâce à l’apport en fumure organique et en eau, les productions se sont bien développées jusqu’à la récolte. Afin de vendre des produits frais, elles organisent des séances de récolte la veille des marchés hebdomadaires. Les commerçantes revendeuses, viennent de près et de loin pour se fournir en ces produits de qualité. 
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Grâce à leur calendrier agricole préalablement établi et le renforcement de leurs techniques maraîchères, les 50 exploitantes ont réalisé chacune une bonne production, ont pu nourrir leur famille et économiser afin de rembourser la moitié de leur prêt.
 
Notre partenaire l’AMPDR se félicite de l’impact du projet sur la vie du village : « L’autonomisation et l’épanouissement des femmes du village de Kolondjigui est une réalité. L'activité de productions maraichères a permis une meilleure occupation des femmes durant toute la période de contre-saison. Auparavent, elles qui auparavant s’adonnaient à la coupe abusive du bois pour la production du charbon et les activités d’orpaillage. En plus de cela, l’alimentation des ménages du village et des villages environnants s’est beaucoup améliorée avec la disponibilité en toute période de l’année des produits maraîchers comme la tomate, les feuilles vertes, le gombo, le choux, l’aubergine qui constituent les habitudes alimentaires des communautés de la zone du projet. »
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Dans un contexte d’insécurité et de menace terroriste, le projet a aidé les femmes réfugiées à se reconstruire. Les plus grandes bénéficiaires du projet de maraîchage ont ainsi été les femmes déplacées internes victimes de l’insécurité dans la région de Mopti. Une bénéficiaire témoigne : « En tant que mère de famille et responsable des femmes déplacées du pays Dogon, je suis très satisfaite de l’amélioration des conditions de vie de ma communauté. Bien avant ce changement de situation, nous avons vécu dans le passée dans des conditions de pauvreté et de précarité extrême.
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Notre communauté dépendait de l’aide et des dons alimentaires offerts par les autorités du village et la mairie de la commune. Avec les économies réalisées sur la vente de nos produits maraîchers, nous avons initié d’autres activités génératrices de revenus comme le petit commerce ou l’installation d’une tontine. Aujourd’hui, grâce à cette activité de maraîchage, nous sommes suffisamment intégrées à la communauté du village d’accueil. Notre passée n’est qu’un triste souvenir ». 
Et l’impact sur la vie de leurs familles n’est plus à démontrer, comme le témoigne l’une de leurs filles : 
« Je suis une écolière issue de la communauté des déplacés internes victimes de la crise sécuritaire du nord du Mali. Lorsque nous avons été pourchassés par les groupes armés, nous avons décidé de quitter notre village d’origine accompagnés de nos parents à pied en abandonnant tout (nourriture, bétails, maison). En cours de route, sur plus de 50 km, nous avons souffert de la famine et des maladies (paludisme, malnutrition, fatigue). Arrivée à Kolondjigui, toute la communauté des déplacés était vulnérable, affaiblie et vivait dans des conditions de pauvreté extrême. Spécifiquement, nous les enfants, étions les plus affectés car nous avons été victimes non seulement des maladies mais aussi de la déscolarisation. 
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Dans le village d’accueil, nos parents et nous, avons bénéficié de plusieurs soutiens de la part des autorités villageoises. Parmi ces multitudes d’aide et de soutien, ce qui m’a le plus marqué a concerné la participation de nos mamans aux activités de maraîchage de l’association des femmes. Cette activité a permis à nos parents de prendre en charge nos frais de santé, de scolarisation et de nourriture. Aujourd’hui, nous les enfants des ménages de déplacés internes, nous sommes bien nourris, en bonne santé et nous sommes retournés à l’école grâce aux efforts de nos mamans. »
Le projet a également créé de l’emploi pour les femmes n’ayant pas eu la chance d’être sélectionnées dans le premier groupe. Elles sont désormais vendeuses ambulantes de légumes : « Pendant la période de production maraîchère, je me rends chaque semaine dans le village de Kolondjigui pour m’approvisionner en légumes. Mes affaires marchent bien car mes clients apprécient beaucoup la qualité des produits maraîchers que je leur offre ». 
Espace
Grâce à l’accès à un micro-crédit, à leur détermination et volonté ainsi que leur accompagnement de proximité, les femmes de Kolondjigui ont non seulement amélioré leurs conditions de vie, mais aussi toutes celles de leur village et ceux alentours.
  
Aujourd’hui, la cinquantaine de femme préparent la campagne à venir et planifie les activités de production à l’aide de l’appui technique de l’AMPDR. 
Des plans maraîchages sont disponibles dans votre espace adhérent si vous souhaitez soutenir ce beau projet. 

 

 

Burkina Faso, juin 2022

Dernière année de projet à Boussé

Au Burkina Faso, Jethro, notre relais local, a rendu visite à notre partenaire le CECA DR avec lequel nous avons le projet Boussé avec 20 bénéficiaires qui ont reçu des prêts leur permettant d’acquérir des moutons et/ou chèvres. Le projet débuté en 2019 rentre dans sa dernière année avec 100% des remboursements récoltés jusqu’ici. Les cheptels sont en bonne santé avec des ventes effectuées qui permettent de répondre aux dépenses familiales et rembourser les crédits.
Jethro s’est rendu sur le terrain afin de visiter les exploitations des bénéficiaires et échanger avec elles. Il a pu constater qu’il n’y avait pas de maladies qui touchaient les ovins, et que chez certaines ayant perdus des moutons, des volailles ont été achetées pour compenser l’activité.
 
Comme annoncé précédemment, 100% de remboursements, et pour cause, Jethro a pu voir le double échelon garantissant une collecte des prêts en temps et en heure. Des leaders à l’échelle de sous-groupe (sous-groupes formés sur la base de bénéficiaires issus des mêmes villages), collectent ainsi les montants auprès de leurs membres, avant de le restituer aux animateurs du CECA DR. Ainsi, les leaders sont au plus proche des bénéficiaires et cette relation de proximité augmente la confiance entre les différentes parties.
Les bénéficiaires se concentre toujours sur leurs activités et sur le remboursement de leurs prêts et en fin de projet elles continueront leur activité d’élevage avec leurs animaux.
 
Le déplacement de Jethro lui a également permis de visiter les potentiels autres villages où nous pourrions faire de nouveaux projets. Cette visite d’identification des besoins est essentielle afin de vérifier le contexte de la zone, s’assurer de l’adéquation de notre appui avec les réalités locales et garantir que les bénéficiaires et communautés impliquées disposent de l’entraide et d’une dynamique collective favorisant la réussite des projets implantés.
 

Le CECA DR entame donc cette dernière année, sur une bonne lancée, qui, nous sommes sûrs, va continuer étant donné le sérieux du partenaire et la forte implication des bénéficiaires. 

 

Burkina Faso, juin 2022

Nouvelles des poules et commerçantes burkinabés !

Du côté de nos autres projets Burkinabés, nous pouvons signaler que le projet Dédougou Poules 2021 avec l’URGFB arrive à mi-terme. Le coordinateur Dominique a organisé un atelier d’évaluation en présence de 14 bénéficiaires sur les 20 du projet. Les échanges avec elles ont fait remonter que les techniques d’élevages présentées lors de la formation initiale n’étaient pas adoptées chez toutes entrainant des pertes chez les poussins en début de projet.  De plus, elles ont rencontré des difficultés à vendre aux prix souhaités les animaux ayant atteint l’âge adulte. Des visites d’échanges seront organisés à l’avenir afin qu’elles reçoivent des conseils d’éleveuses expérimentées et le coordinateur continue son appui-conseil dispensé durant ses visites.
 
Chez notre partenaire AVO, les 10 commerçantes de Nadiala, qui effectuent de l’achat-revente ne rencontrent aucune difficulté. 2 d’entre elles vendent des boissons locales, 4 des céréales, deux des produits de beautés et 2 du neem (margousier, plantes aux vertus médicinales). Elles achètent les produits sur les marchés avant de les revendre dans leurs villages. Avec des remboursements mensuels, elles ont réussi à répondre entièrement à la première échéance de remboursement, et préparent la seconde échéance de juin prochain.  
Du côté des éleveuses de volaille la situation est plus complexe. Avec leurs cheptels initiaux, elles ont réussi à avoir de nombreuses mises bas (entre 50 et 80 poussins, sur la base de 2 coqs et 10 poules). Malheureusement leur taux de mortalité a été élevé du fait de non-respect des consignes d’hygiène (20 à 60 pertes selon les situations). Elles ont tout de même effectué des ventes de trentaine d’animaux chacune pour 80 000 FCFA (120€) à 140 000 FCFA (140€). La première échéance de remboursement a été respectée par la majorité d’entre elles, mais il leur fallait du temps afin de reconstituer des cheptels de qualité.
Ainsi, afin de ne pas les mettre en difficulté et s’assurer qu’elles relancent leurs activités dans de bonnes conditions, nous leur avons octroyé un délai dans le remboursement de la prochaine échéance qui est lié à un accompagnement renforcé du partenaire et du vétérinaire. Ce double appui leur permettra de disposer de conseils agricoles de manière continue, d’anticiper ou corriger la présence de maladies ou de mauvaises pratiques. Nous suivons donc leur situation en attendant leur prochain remboursement pour la fin de l’année.
 

Les projets AVO sont en ligne, si vous souhaitez souscrire à Plans Poules ou Commerce !

 

 

France, Mai 2022 

Le rapport d'activité 2021 est maintenant disponible ! 

Retrouvez les nouvelles des 50 projets mis en oeuvre en 2021 donc une quinzaine de nouveaux. 

Nous faisons le point par pays et présentons également notre bilan financier au siège et dans les pays d'actions. 

Pour le lire, cliquez ici !  

 

Mali et Madagascar, Mai 2022 

Des clôtures qui amènent à de nouveaux projets

au Mali et à Madagascar

Au Mali, le projet Sirakorola s'est achevé sans soucis

Au Mali, nous sommes plus que satisfaits de notre partenariat avec l’ICD. Le projet Sirakorola 2020 s’est terminé sans encombre avec la totalité du capital de 4 800 000 FCFA (7 400€) recouvré en temps et en heure. De quoi témoigner du sérieux de la structure sur place et des 30 bénéficiaires soutenues. Les cheptels initiaux de 2 brebis et un bouc, ont donné en majorité 2 à 4 petits. Hormis deux cas marginaux de pertes des cheptels à cause de vols ou intoxication alimentaire, le reste des bénéficiaires ont vendus leurs boucs avec lequel elles ont financé leurs activités de petit commerce et reconstituer un noyau de reproduction.

Lors de l’achat des animaux, les vendeurs avaient spéculé entrainant des prix plus élevés, mais les bénéficiaires ont gardé des animaux en bonne santé grâce aux soins vétérinaires apportés. Le marché, toujours présent, elles ont réussi à effectuer des ventes intéressantes leur permettant d’investir dans la diversification de leurs sources de revenus via le petit commerce et de nouveaux élevages. Les rentrées d’argent des ventes leur permettent de répondre aux dépenses courantes du foyer et le projet a permis de renforcer la solidarité entre les membres du groupe. Cela a favorisé leur autonomisation, leur place au sein du foyer et réduire leur situation de pauvreté.

 

La réussite de ce précédent projet, nous incite à continuer nos activités au Mali et pour cause ! Nous ne lançons pas de nouveaux projets tant qu’un précédent n’est pas achevé, et au contraire, nous sommes très disposés à relancer des activités quand tout se passe bien. Etant donné la qualité de nos échanges avec l’ICD, leurs capacités de suivi sur le terrain et le sérieux des bénéficiaires, la situation est favorable, le contexte sécuritaire restant stable dans leur zone. Nos projets étant graduels, nous finançons souvent dans un premier temps une partie d’un groupement. Le sérieux du premier groupe financé permet d’envisager d’octroyer des prêts aux membres restantes du groupe.

Après avoir fait le bilan du projet Sirakorola, nous construirons avec l’ICD un nouveau projet répondant au mieux aux besoins qu’ils auront identifiés sur le terrain afin d’accompagner les femmes n’ont incluses dans la première vague.

Présentation du projet Fekama 2021

Blandine avec ses cochons du premier prêt

A Madagascar, le projet Fekama 2019, qui visait à soutenir 3 jeunes agriculteurs dans l’agrandissement de leurs exploitations s’est terminé avec 100% des prêts récoltés. Nous vous en parlions dans notre newsletter de mars .

Blandine avec ses cochons du second prêt (elle avait remboursé la totalité du premier en un an au lieu de  2 !)

Ainsi, nous avons pu relancer l’appui à un second groupe de 11 jeunes. Diplômés du collège agricole, ils disposent de microcrédits de 1 600 000 Ar (380€) à 2 400 000 Ar (570€) pour agrandir leurs exploitations familiales. 6 d’entre eux font de l’engraissement de cochons, deux de poules de races locales, deux ont fait l’acquisition d’une vache laitière et le dernier des semences d’oignons. 

Le projet a débuté sans encombre, avec une première échéance de remboursement respectée en majorité. Ils continuent leurs activités en disposant d’un accompagnement technique de la part du collège agricole de Fekama. 

Vous pouvez soutenir les jeunes en achetant un cochon malgache dans votre espace adhérent. 

Niger et Côte d'Ivoire, Mai 2022 

Vrac du zébu :

Le point sur le Niger et la Côte d'Ivoire en quelques lignes

En un paragraphe, nous faisons le point sur les projets Kollo et Aboisso. 

Au Niger, Tiné, le responsable de la Mutuelle de Liboré a rendu visite aux bénéficiaires. L’arrêt des précipitations a causé de fortes sécheresses et renforcé l’insécurité alimentaire. De plus, les prix de ventes bas ne satisfont pas les bénéficiaires pour qui la marge est alors réduite. Malgré cela, il a pu voir que les animaux étaient en bonne santé. Les stocks d’aliments effectués ont permis de les nourrir jusqu’à la nouvelle période des pluies. Avec un noyau initial de 4 animaux, et des mises bas en moyenne de 8 petits, les troupeaux ont bien grandi. Seuls 34 pertes sur les 1 116 animaux au total dans le projet pour les 50 bénéficiaires. 18 animaux ont été vendus apportant 60 000 FCFA à 70 000 FCFA (80 à 110€) aux bénéficiaires qui ont réinvestis ces montants dans leurs élevages, leurs commerces et pour couvrir les dépenses de la famille.

 

Des ventes sont aussi présentes en Côte d’Ivoire, où 8 éleveurs sur 13 ont vendu l’un des deux verrats acquis avec le prêt pour des montants de 80 000 FCFA à 110 000 FCFA (120 à 150€). Les autres éleveurs attendent que leurs animaux soient plus âgés pour en tirer un meilleur prix.  A partir d’un noyau reproducteur de 6 (4 truies, 2 verrats), les éleveurs ont eu en moyenne une trentaine de porcelets, qui maintenant, à l’âge de six mois, commencent à être engraissés durant 3 mois. 

Les plans cochons ivoiriens sont disponibles dans votre espace adhérent. 

  

Vietnam, Avril 2022 

Des nouvelles des vaches, poules et cochons de Thanh Hoa

Aujourd’hui, nous faisons le point sur les derniers six mois du projet Thanh Hoa mené avec l’UJVF, l’AEPD grâce à un financement reçu par le FORIM. Des confinements durant cette période ont impacté le suivi des activités mais le point sur celles-ci a pu être réalisé en début d’année.

Sur les 33 familles soutenues, 25 ont utilisé leur prêt pour acquérir une vache. Toutes les vaches ont eu des petits en décembre. La plupart d’entre elles sont à nouveau gestantes et aucune perte n’est à déclarer. La valeur d’une mère et son veau est estimée à hauteur de 35 millions de dong soit environ 1 400€.

Les éleveurs porcins ont acheté des truies qui ont eu deux mises bas. Un premier bénéficiaire a vendu 12 petits pour un total de 28 millions de dong (1 100€), un deuxième a d'abord eu une première vente de 12 petits pour 24 millions de dong (950€) puis la seconde portée de 10 petits à 26 millions VND (1 000€). La truie d'un dernier éleveur a mis bas d'abord 4 petits vendus pour 14 millions de dong (550€) et ensuite six autres à 23 millions de dong (900€). Toutes les truies sont à nouveau gestantes, de quoi présager de bonnes nouvelles ventes !

Les éleveurs de volailles ont les situations suivantes :
- Une famille a vendu son groupe de 265 poules pour un total de 33 millions VND (1 300€), son bénéfice étant de 8 millions de dong (300€). Ses deuxièmes et troisièmes couvées de 764 têtes furent vendues à 47 millions VND ( 1 800€) avec un bénéfice de 23 millions de dong (900€).
- Une famille a vendu un premier groupe de 300 têtes pour un total de 19 millions de dong et 2 millions de bénéfice et le second groupe de 300 poules pour 28 millions de dong (1 100€) et un bénéfice de 8 millions de dong (80€).
- Une famille a vendu un groupe de 221 poules à 20 millions de dong (800€) et un bénéfice de 6 millions de dongs (250€). Les deux couvées suivantes ont rapporté 38 millions de dongs (1 500€) et 13 millions VND (500€) de bénéfices grâce aux 564 têtes.
- La première couvée de 193 têtes a permis un bénéfice de 5 millions de dong (200€), et les deux suivantes 10 millions VND (400€) grâce aux 523 ventes.

Il reste des plans cochons et vaches disponibles dans vos espaces adhérents.

Veillez à aller jusqu’à la fin de la liste ;)

Le charpentier M. Bui Quoc Khanh avait bénéficié du prêt pour acheter de l'outillage de construction. Il a ainsi pu réaliser 3 étagères, 4 sets de tables et chaises, 2 lits et 2 portes. Grâce à la vente de ses fabrications d'un montant de 52 millions de dong (2 000€) et après déduction des charges, il récupère un bénéfice de 15 millions VND (600€). Depuis le mois de mai 2021, il a pu vendre 112 portes et fenêtres pour 187 millions de dong (7 300€) et 56 millions (2 200€) de bénéfices.

Pour son petit commerce, la dernière bénéficiaire Mme Dinh Minh Duong a utilisé son prêt pour acheter un stock de barbelés, ventilateurs et lait. Depuis mai 2021, elle en a vendu respectivement 100, 85 et 150 pour un total de 152 millions. Après le rachat de nouveaux stocks, il lui restait un bénéfice de 30 millions VND (1 200€).

Avec des prêts initiaux de 10 millions à 20 millions de dong, soit 400 à 800€, tous ces résultats sont plus que positifs. De quoi renforcer l’idée qu’un prêt d’un petit montant, investi dans les bonnes activités, permet réellement aux familles de sortir de leurs situations de pauvreté.


Pour les familles appuyées, dont certains membres vivent en situation de handicap à cause de l’impact de l’Agent Orange, leurs conditions de vie sont alors changées pour le mieux ! Ces activités économiques permettent plusieurs cycles de ventes et un renouvellement continu des stocks et des animaux.

De quoi garantir un auto-développement pérenne, même une fois le prêt remboursé !

 

Vietnam, Avril 2022 

Le Durian, ça pousse, ça pousse ! 

Aujourd’hui, nous faisons le point sur la première année du projet Durian au Vietnam. Dans ce projet, 22 bénéficiaires ont reçu des prêts de 13 millions de dongs soit environ 500€ qu’ils rembourseront en trois ans. Ces prêts sont utilisés afin de restaurer les plantations de Durian touchées par la salinisation des sols.

Un an après le début du projet, les plantations sont bien rétablies, les fleurs continuent de s'épanouir et les fruits devraient être récoltés en décembre. Certaines pertes sont tout de même à noter du fait de la sécheresse. Pour réduire l’effet du sel, les bénéficiaires arrosent les arbres et continuent leurs travaux d’entretien. Ils taillent les feuilles fanées et retirent les branches mortes ou malades. Cet élagage permet d’équilibrer la pousse de l’arbre et de rediriger les ressources vers les fleurs présentes. Le sel ayant impacté les racines, ils utilisent des engrais biologiques afin de stimuler la pousse de nouvelles racines qui seront suppléées par des engrais NPK (azote, phosphore et potassium) et des nutriments.

Afin de préparer la saison prochaine, des poches de stockage d’eau douce installées sur la rivière permettent de conserver cette eau durant la saison des pluies. Elle sera valorisée plus tard, pour arroser les arbres quand les pluies seront moins présentes.

La majorité des arbres a été restauré ces six derniers mois et ceux ne pouvant l'être ont été remplacés.

L’épidémie de covid19 en 2021 a entrainé des difficultés chez les bénéficiaires du fait des restrictions imposées. Malgré cela, ils ont répondu à leur première échéance de remboursement.

Vous pouvez continuer à soutenir les arboriculteurs vietnamiens en souscrivant à un PEDurian. Votre don de 90€ couvre la restauration du tiers de l’hectare possédé par les familles.

 

 

Mali, Mars 2022 

Les nouvelles de notre projet d'appui au Mali

Nous vous avions présenté en octobre 2021, notre projet d’appui à Kolondjigui au Mali avec notre partenaire l’AMPDR.

Dans ce village, le maire mettait à disposition une parcelle de 0,5 ha pour soutenir l’autonomisation de 50 femmes. Zebunet a ainsi financé l’aménagement de la parcelle avec le creusement de 5 puits et la clôture de l’espace afin d’éviter les dégâts des animaux en divagation. En complément, les femmes ont reçu des prêts maraîchers de 140 000 FCFA (215€). Ces crédits couvraient l’achat de semences et le coût de la  main d’œuvre pour leurs différentes activités agricoles.


Lorsque le projet a débuté et que l’aménagement de la parcelle a été finalisé, la période des pluies arrivait. Les bénéficiaires ont alors semé de l’arachide, la culture appropriée pour la période ainsi que du gombo.

A la récolte, elles ont eu 6 sacs d’arachides. Ceux-ci ont été stockés afin de refaire des champs l’année prochaine. Chacune a également récupéré quelques bassines qu’elles ont pu vendre ou garder pour leur parcelle personnelle. Après récolte, les fanes d’arachide ont été valorisées pour l’alimentation des chèvres.



En temps normal, à la période de la saison sèche, les ménages sont très affectés par l’absence de productions agricoles étant donné l’absence de pluies. Dans ce contexte, la possibilité de faire du maraîchage, grâce à la solution d’irrigation proposée, est une solution qui change des vies. Ensemble, les maraîchères se sont organisées dans un comité de gestion du périmètre qui a permis de régir le fonctionnement collectif et pour notre partenaire, l’AMPDR, d’avoir un interlocuteur de référence. Ainsi, la surface a été divisée de manière égale afin que chacune des femmes dispose de quelques planches à cultiver. Les femmes ont également reçu en complément du petit équipement (seaux, arrosoirs) afin de faciliter les travaux et ont reçu une formation de pratiques agro-écologiques.



Elles implanté dans leurs parcelles, des oignons, de la salade, ainsi que d’autres cultures à cycle court. Ces productions seront revendues aux marchés alentours et dans le village.



Grâce au périmètre maraîcher, les femmes génèrent un revenu complémentaire pour leur foyer permettant de couvrir les différentes dépenses quotidiennes dont les frais de scolarité et de santé. Elles peuvent réinvestir dans d’autres activités génératrices de revenus ou des animaux. Leurs productions agricoles, effectuées sans intrants chimiques, permettent de fournir aux communautés alentours des légumes de qualité.


 

Actuellement, toutes les femmes continuent leurs productions et les premières récoltes sont prometteuses.

Les plans "Maraîchage" sont disponibles dans vos espaces adhérents !

 

Togo, Mars 2022 

Au Togo, le premier cycle de prêts du WOAT est terminé !


Au Togo, le projet Agblélouvé avec notre nouveau partenaire Woman Of Africa Togo (WOAT), se déroule sans accros.

 Le premier cycle de 40 femmes, avait reçu des prêts de 65 000 FCFA (95€) afin de mener des activités de petit commerce. Toutes ont remboursé leurs prêts au bout des six mois prévus. Ces femmes avaient fait un constat auquel elles ont voulu répondre : les produits disponibles sur les marchés hebdomadaires, n’étaient pas présents dans leurs villages. Les familles devaient donc attendre chaque semaine de se rendre au marché pour avoir ces denrées alimentaires, ou vestimentaires. De là, elles ont souhaité disposer de crédits afin d’avoir un fonds de roulement leurs permettant d’acheter du stock au marché qu’elles revendent dans leurs villages durant la semaine. Les jours de marchés, celles qui ont un étal au marché vont y effectuer des ventes.

Sur les 40 femmes, 20 vendait des produits alimentaires (céréales, huile rouge, légumes, poissons séchés et volailles), 8 des fripes, 2 des produits ménagers (savons et charbon), 7 des boissons locales et 3 effectuaient de la restauration (bouillie, beignets). Les 40 bénéficiaires étaient regroupées en 5 groupes de 8 selon leurs activités. Cela leur permettait d’échanger des conseils et organiser leurs activités. Par exemple, les revendeuses de poissons se mettaient en commun afin d’acheter leurs stocks ensemble auprès d’un même fournisseur (permettant de réduire leurs coûts d’achat) et se communiquent les meilleurs lieux de vente.



Chaque semaine, les groupements se réunissaient et chacune apportait son remboursement et en fin de mois le total était récupéré par WOAT. Grâce à ces remboursements mensuels, les bénéficiaires ont terminé leurs prêts : la totalité des montants qui a été récupérée. Elles continuent leurs activités,  cela leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles.
Le capital de capital a été récupéré en fin d’année 2021 (2 600 000 FCFA soit3 860€), 40 nouvelles bénéficiaires ont alors reçus des prêts pour leurs activités en début d’année 2022. Elles mèneront elles aussi des activités d’achat-revente.  



Vous voulez soutenir les commerçantes d’Agblélouvé ?
Les plans "Petit Commerce" sont disponibles dans vos espaces adhérents.

 

 

Madagascar et Burkina Faso, Mars 2022 

La fin de Fekama 2019

et les nouvelles semestrielles de Sini Labé

Mada – Le projet Fekama 2019 est terminé


A Madagascar, le projet de soutien de 3 jeunes agriculteurs mené avec le lycée agricole de Fekama débuté en 2019 s’est achevé.



Blandine, avait développé sa porcherie et augmenté la taille de son cheptel avec quatre porcs de race améliorée. Après achat, elle a constaté qu’un des animaux était une truie gestante, dont elle a obtenu 3 porcelets engraissés. La truie a été gardée comme génitrice, les autres vendus après le premier cycle d’engraissement. Elle fut un exemple pour sa communauté qui venait chercher conseils auprès d’elles et elle a réussi à rembourser son prêt de 986 000 Ar (216€) en seulement un an et deux échéances.

Les deux autres bénéficiaires, Roger Marjos et Daniel, qui menaient respectivement des élevages de canards et poulets ont achevé leurs remboursements fin 2021.

Roger, avec son prêt de 500 000 Ar (110€), avait pu acheter 50 cannetons à engraisser et a pu vendre ses animaux avant les fêtes sans difficulté. Il a élargi son activité à de la reproduction à partir d’un noyau de quelques géniteurs. Ses ventes lui ont permis d’acheter une rizière, malgré la perte de la moitié de son cheptel à cause de maladies courant 2020. Il a depuis refait son cheptel et a pour objectif d’atteindre 200 animaux.  


Daniel s’est lancé dans l’élevage de poulets grâce à son prêt de 500 000 Ar (110€) lui permettant d’améliorer son poulailler, d’acheter 50 poulets et les aliments (maïs, son de riz). Très tôt, il avait rencontré des difficultés en perdant une vingtaine d’animaux à cause d’une peste aviaire. Il a réorienté son projet vers l’engraissement de porcs, mais rencontrait toujours des difficultés familiales et a subi le vol de ses deux zébus. Il retrouve peu à peu une meilleure situation et envisage de reprendre une activité avicole en veillant aux conditions sanitaires.

Nous les félicitons pour les efforts effectués afin de rembourser leurs crédits et nous remercions l’équipe Fekama pour l’accompagnement qu’ils leurs ont apporté.
Suite à ce projet, 11 nouveaux jeunes sont accompagnés depuis 2021 et souhaitent eux aussi agrandir ou reprendre leurs exploitations familiales.

Sini Labé – Bilan six mois

Le suivi semestriel de Sini Labé est plutôt positif. Après quelques retards au début du projet dûs à la construction de poulaillers prenant plus de temps que prévu, d'animaux d’abord trop jeunes puis des poules couvant peu, les choses rentrent dans l’ordre. En effet, certaines bénéficiaires ont remplacé les anciennes poules de race améliorée par celles de race locale couvant plus facilement.


Les périodes pluvieuses d’août à octobre, et le froid sec ont causé quelques pertes chez les poussins les plus fragiles. Malgré l’augmentation des prix des aliments, les nouvelles poules pondent et commencent à couver, supposant des ventes d’animaux engraissés dans les prochains mois. L’apparition de grippe aviaire dans la zone a impacté trois bénéficiaires qui ont dû abattre leurs cheptels sur ordre du gouvernement qui doit les indemniser. La première échéance de remboursement, qui avait été adaptée afin de prendre en compte les difficultés du lancement, a cependant été récupérée en totalité.

Nous suivrons attentivement les activités dans les prochains mois, surtout les capacités des poules à couver et des poussins à grandir sans difficultés. Nous nous adapterons afin de répondre au mieux aux situations des bénéficiaires.

 

 

Paris, janvier 2022

Bonne année 2022 !


Merci de votre soutien, toujours très accru en ces périodes de fêtes. Nous espérons que vos proches furent ravi.e.s de trouver poules, chèvres et cochons sous le sapin !

Particuliers et entreprises soutiennent Zebunet !


En fin d’année, c’est plus de 20 000€ qui furent récoltés pour le soutien des familles rurales du Sud. Vos dons nous permettent de renforcer nos actions et d’envisager encore plus de projets afin de répondre au mieux aux besoins de nos bénéficiaires. Que de belles choses prévues pour 2022 !

Et des entreprises s’ajoutent aux particuliers !

Cette année, la Coop Conseil (cabinet de conseil) a choisi de faire des cadeaux de fin d’année solidaires à leurs clients. Une vingtaine de clients ont reçu des chèvres au Sénégal ou Mali, des cochons malgaches ou ivoiriens, pour des cadeaux qui ont du sens.

Nous tenons également à remercier la société Oderis Consulting (
cabinet indépendant conseil financier et opérationnel) , dont l’un des associés, M. Thomas Claverie est déjà une fervent donateur depuis de nombreuses années. L’entreprise a effectué un généreux don de 10 000€ afin de soutenir le développement socio-économique des familles rurales des pays du Sud. Ces fonds nous permettont de mener des projets de micro-crédits ou d’appui dans nos zones d’actions selon les besoins de nos bénéficiaires.

Si votre entreprise souhaite soutenir des actions qui ont du sens, n’hésitez pas à consulter cette page  et nous contacter à l’adresse info@zebu.net.


 

Sénégal, janvier 2022

Des naissances au Sénégal  !

Nous vous avions parlé au mois de mai dernier de notre nouveau partenaire sénégalais l’UGPM, et du projet Méckhé Ovins 2021. L'article est ici.  


Le projet a bien débuté sur le terrain avec des poulaillers et bergeries renforcés, des animaux achetés et qui commencent à donner des petits. En effet, les poules couvent bien et du côté ovins des agneaux naissent. Il y a même des jumeaux !


Les premiers 6 mois du projet sont positifs. Les bénéficiaires ont pu acheter les animaux à prix bas, ils avaient déjà collecté du fourrage de bonne qualité. Le suivi par l’équipe de l’UGPM et les animateurs internes aux groupements permettent l’apport de conseils techniques. Quelques augmentations de prix d’aliments sont à surveiller. Quelques vols d’animaux, heureusement, n'ont pas affecté les bénéficiaires. Les effectifs augmentent vite et sans pertes dues aux maladies. Nous espérons que cela continuera ainsi. 

Les plans ovins sont disponibles dans votre espace adhérent. 

 

 

 

Sénégal, janvier 2022

Un nouveau partenaire au Sénégal !

Au Sénégal, nous avons un nouveau partenaire, le CERFLA ! 

En fin d’année dernière, nous avons débuté avec eux un projet d’embouche de moutons.


Le CERFLA est le Centre d’Etudes, de Recherche et de Formation en Langues Africaines. Créée en 1997, cette association a pour mission de valoriser et de renforcer les initiatives et capacités des acteurs communautaires. Elle intervient dans les départements de Linguère et de Ranérou dans la zone sylvopastorale, au nord du pays. Leurs actions sont, entre autres, la promotion des filières lait et embouche, les formations techniques et renforcement des capacités, la promotion de la culture fourragère, etc.


CERFLA a souhaité mettre en œuvre un projet de résilience économique à Tordione. Ce village se trouve dans la commune de Barkédji, dans le département de Linguère. Le village a mis en place en 2017 l’organisme communautaire FJEAT chargé de mener des projets de solidarité et d’entraide dans le village. Ils ont déjà effectué quelques actions de plaidoyer pour l’éducation des enfants, l’installation de centre d’alphabétisation, de jardins maraîchers, d’activités d’embouche.

Quasiment toutes les femmes du village mènent des activités d’embouche mais rencontrent des difficultés :
- d’accès à des aliments de bétail de qualité et aux soins vétérinaires (magasin le plus proche à plus de 20 km et absence d’auxiliaires vétérinaires sur place),
- de la non sécurisation des enclos et des équipements rudimentaires,
- de l'absence de formation technique et de financement afin d’améliorer leurs étables.



C’est dans ce cadre que le CERFLA et FJEAT ont pris contact avec nous afin de construire un projet contribuant à réduire la vulnérabilité des populations à travers l’activité d’embouche.
Ainsi, vingt femmes ont-elles reçu des prêts de 206 000 FCFA (environ 315€) leur permettant de renforcer leurs étables, et d’acheter 3 moutons mâles à engraisser, de l’équipement, des aliments et médicaments.
Elles bénéficieront également d’une formation technique et sur l’entreprenariat afin d’améliorer leurs capacités de gestion de l’activité d’embouche. Un suivi technique par le CERFLA permettra de surveiller l’évolution des troupeaux et d’apporter des conseils techniques si nécessaire.



Ce projet, mis en place sur deux ans, a pour base une demande importante pour des moutons mâles lors des fêtes traditionnelles. L’activité d’embouche se réalise par cycle de trois mois, avec de jeunes moutons achetés à 30 000 FCFA (45€) l’unité. Une fois  engraissés, ils pourront être revendus 75 000 FCFA l’unité soit 115€ sur les marchés locaux. Ces marges permettent aux bénéficiaires, non seulement de racheter des animaux afin de continuer les cycles d’engraissement, mais aussi de couvrir les dépenses familiales et débuter ou investir dans d’autres activités génératrices de revenus.

La mission de lancement réalisée sur le terrain par l’équipe du CERFLA a permis, en présence des notables du village, de mettre en place le projet et présenter les conditions de réalisation des activités. Les échéances et montants à rembourser furent précisés en présence de tous. Les bénéficiaires ont réaffirmé leur engagement avant de signer, plus tard, leurs contrats.



Une fois les étables restaurées et les animaux achetés, les bénéficiaires ont participé à une formation de rappel sur les bonnes pratiques d’embouche. Elle avait pour objectif d’identifier avec les éleveuses les difficultés qu’elles rencontraient et leur donner les clés pour réussir l'embouche dans les meilleures conditions. Quelques sujets traités furent les critères de choix des meilleurs animaux, la maîtrise des intrants et gestes de soin, l’anticipation des périodes de forte demande (fêtes religieuses, Tabaski, Magal de Touba…). Durant 5 jours, les bénéficiaires ont acquis des notions théoriques et effectué des exercices pratiques. Elles en sont sorties satisfaites et prêtes à mener à bien leurs activités d’embouche ovine.
Nous leurs souhaitons une bonne réussite dans leur projet.


Les plans sont disponibles dans votre espace adhérent.